Analyse Libérale

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Présidentielle : population en âge de voter.

23 Avril 2012 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Présidentielles 2012

Un internaute sur Facebook a fait un calcul intéressant à partir des résultats du premier tour de l'élection présidentielle, et de l'estimation de la population française de l'INSEE de la population. Ce calcul indique que depuis 2007 la population en âge de voter a augmenté de 4,1 %, mais que le nombre d'inscrits sur les listes électorale a régressé de 0,2 % .

 

Ce qui donne comme résultat que 37 % de la population en âge de voter ne l'a pas fait ou a voté blanc. Ajoutons environ 27% de personnes ayant voté aux extèmes, Le Pen ou Mélenchon. Cela fait plus de 60 % des personnes en âge de voter qui rejetteraient la classe politique, ou ne seraient pas intéressés par elle.

 

 

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Présidentielles 2012, 1er tour

23 Avril 2012 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Présidentielles 2012

 

     Les résultats du premier tour des présidentielles 2012 ont donné une belle victoire à Marine Le Pen, qui réussit la succession de son père de main de maître. L'importance de la participation renforce ce score. Elle a fait mentir les sondages, mais n'oublions pas que ces derniers ne sont que des calculs statistiques basés sur le passé. Il était difficile pour eux d'évaluer de nouveaux entrants comme Marine Le Pen ou Mélenchon.

 

     L'électorat de Marine Le Pen est jeune, comme le montre par exemple ce sondage dans le Figaro.fr. Que cette tranche d'âge vote pour elle est un exemple de plus de l'absence de perspective qu'offre les politiciens au pays, et confirme ce qui a été écrit dans un article précédent, L'impasse.

 

     En 2007, Sarkozy a gagné en donnant l'espoir d'un changement, remportant l'adhésion d'une partie des électeurs de Jean-Marie Le Pen. Il a déçu cet espoir.

 

     L'entre-deux tours va montrer si les politiciens tirent des enseignements de ce vote. Mais il y a peu d'espoir. La gauche a pour habitude de ne tenir compte du vote FN que dans la mesure où il affaiblit la droite, et compte dessus pour les législatives. En imposant des triangulaires, Marine Le Pen va en effet mettre les candidats de droite en difficulté, et favoriser ainsi la gauche, qui elle va s'allier avec l'extrême gauche. Quant à la droite, il faudrait qu'elle fasse un mea culpa. Mais il aurait peut-être fallu présenter quelqu'un d'autre que Sarkozy pour, de manière crédible, incarner à nouveau l'espoir. Elle peut reprendre le discours de 2007, mais l'effet n'est pas garanti. Elle va peut-être durcir ce discours.

 

     Si la tendance se confirme, Hollande président, victoire de la gauche aux législatives, la France sera à nouveau un pays de droite gouverné par la gauche.

 

     Soulignons cependant la constance des français. En 2002, ils ont infligé un formidable camouflet à la classe dirigeante, et aux médias par ricochet. En 2007, ils ont choisi le candidat dont ils pouvaient espérer un changement. En 2012, ils réclamaient à nouveau un changement. Peut-être les français ne sont-ils pas si rétifs aux réformes finalement. Il faudrait peu de chose pour que quelqu'un de nouveau, avec un discours différent du discours politique actuel, prenne le pouvoir. Une telle personne pourra-t-elle émerger ?

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François Hollande et l'impôt à 75% sur les riches

29 Février 2012 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Présidentielles 2012

 

     Le candidat socialiste à la présidence de la République Française, François Hollande, a proposé d'imposé les revenus de plus d'un million d'euros à 75%. L'objectif de cette mesure étant sans doute de montrer que la dépense publique peut être financée, et de se placer en défenseur de la solidarité. Le candidat socialiste ajoute qu'à une crise exceptionnelle, il faut des mesures exceptionnelles.

 

     Cependant, ces objectifs de financement du modèle français, et de solidarité, ne seront pas remplis par cette proposition. Cette taxation à 75% apparaît surtout comme de la poudre aux yeux, car elle ne concernerait que très peu de redevables, et les ferait fuir. C'est une vision idéologique des prélèvements obligatoires, au détriment d'un pragmatisme qui permettrait d'augmenter le rendement de ces prélèvements, et donc le financement du modèle français. Enfin, si le candidat socialiste voulait défendre la solidarité, il devrait d'abord faire le ménage dans sa caste.

 

     François Hollande alimente l'idée qu'il y a de forts revenus concentrés chez un petit nombre de personnes, et qu'il suffirait de taxer ces dernières pour réduire les déficits. Or, comme cela est montré dans l'article de ce blog, La dépense publique nous concerne tous, la structure des revenus en France, et le niveau de la dépense publique, ont pour conséquence qu'il faut bien ponctionner largement toute la population. La dépense publique est largement une mutualisation de moyens, et moins une redistribution.

 

     D'autre part, qui paiera cette taxe à 75%? Il y a de multiples moyens d'échapper à l'impôt pour les riches, assurance vie, PEA, déficits fonciers, etc. Tout un ensemble de mesures qui sera encore augmenté par la fiscalité verte, que l'alliance des socialistes et des écologistes amènera. Et, sinon, les riches ont toujours la faculté de quitter le territoire, si leurs revenus sont des revenus financiers. Cela fait un rendement très faible. Les estimations, optimistes, des médias parlent de 200 à 300 millions d'euros seulement.

 

     Cette mesure est logique dans le cadre idéologique du PS. Ce qui montre que la gauche française n'est toujours pas sociale-démocrate d'ailleurs, puisqu'elle refuse le pragmatisme qui permettrait d'augmenter le rendement des prélèvements. La justification du candidat socialiste est qu'il n'est pas normal de gagner autant. C'est donc bien une taxation idéologique.

 

     Une taxation pragmatique consisterait à faire en sorte que les gens aisés restent en France, pour que leurs revenus financent le "modèle français". Ce serait par exemple la suppression de toutes les niches fiscales, et même la limitation du déficit foncier, en échange d'une baisse du taux marginal maximum d'impôt sur les revenus, à 30% peut-être. Le taux d'imposition serait plus bas, mais taxerait une base plus large de revenus, puisqu'aucun n'y échapperait. Le rendement de l'impôt serait augmenté, mais ce ne serait pas vécu comme excessif (du moins, pas par tout le monde). Retenir les gens aisés permettrait également une hausse des recettes de TVA par leurs dépenses. De plus, Ce sont les riches qui financent les start up, qui créent les emplois de demain.

 

     Ce pragmatisme est contraire à l'idéologie dominante en France. Pour deux raisons. D'abord, il faut punir ceux qui gagnent trop. Ensuite, l’ingénierie dirigiste des prélèvements obligatoires est censée mettre l'économie sur de bons rails pour soutenir la croissance. Malgré l'échec de cette ingénierie, ainsi que les inégalités qu'elle provoque au niveau des prélèvements, cette politique est toujours prisée en France.

 

     Enfin, si le candidat socialiste veut se montrer solidaire, qu'il commence par s'attaquer aux excès de sa caste, la classe politique française. Le paysage institutionnel français est un mille feuilles de communes, intercommunalités, départements, régions, et autres comités théodules. Une économie conséquente serait faite en diminuant le nombre d'élus, ainsi que par la rationalisation de la gestion des communes, par la suppression des conseils généraux. Il y a un gisement d'économie.

 

     Ce serait par ailleurs une réponse exceptionnelle, et durable, à une crise exceptionnelle, qui est une crise d'endettement public, et donc de dépense publique. Mais une réforme de ce mille feuilles administratif toucherait les places, et le pouvoir, de nos chers politiciens. La solidarité s'arrête à la porte de leurs intérêts!

 

     En ce moment ont lieu les primaires républicaines aux USA. L'occasion en France de critiquer l'extrémisme des républicains américains. Mais au moins ces derniers ont-ils le choix, entre un gestionnaire, un libertarien, et deux chrétiens conservateurs. En France, le débat présidentiel n'est qu'imprécations, promesses et populisme. Avec un parti socialiste toujours marxisant, qui refuse l'efficacité sociale au profit de l'idéologie. A quand un parti social démocrate en France? Quant à un parti libéral, n'en parlons même pas!

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Le populisme en campagne présidentielle

3 Février 2012 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Présidentielles 2012

 

    Nous sommes au XXIème siècle, dans un pays développé, qui ne connaît qu'un analphabétisme résiduel. A priori, la France est composée d'une population capable de se prendre en charge, capable de comprendre les enjeux d'une élection, à qui il est possible de s'adresser sérieusement.

 

     Pourtant, certains thèmes de la campagne présidentielle 2012 sont résolument populistes, sans que personne ne le relève: l'appel à plus ou moins de protectionnisme, et, surtout, la désignation d'un ennemi invisible, apatride et tout puissant, exploiteur, cause de tous les maux du pays, et contre lequel il faut lutter: la finance.

 

     Que des extrémistes, du Front National au Front de gauche, s'emparent de ces thèmes, semble normal. C'est leur audience qui est à déplorer. Mais les candidats réputés modérés ne se privent pas d'utiliser la même dialectique douteuse.

 

     Ainsi, c'est Nicolas Sarkozy qui au salon des entrepreneurs accuse les banques de ne pas suffisamment prêter aux entreprises. Et c'est surtout François Hollande qui a explicitement désigné à la vindicte cet ennemi invisible, dans une rhétorique digne de l’extrême gauche.

 

     C'est une image fausse de la réalité qui est donnée, en même temps qu'une absence de modèle à proposer.

 

     Il n'y a pas d'ennemi invisible, de complot financier qui expliqueraient la crise. Il y a des politiques interventionnistes et de régulation. Ce sont les autorités, gouvernement et Fed, qui ont encouragé le crédit aux USA, en particulier en direction des plus démunis. C'est une politique de soutien monétaire à l'économie qui a été menée. Ce sont les régulateurs qui ont construit un système prudentiel sur les marchés financiers centrés sur les agences de notation.

 

     Ces politiques ont été menées pour assurer la croissance et éviter les crises. Que l'inverse se soit produit pose problème. La réflexion doit donc s'orienter soit, selon les idéologies, vers une redéfinition des politiques interventionnistes et de régulation, soit vers une libéralisation.

 

     La finance n'a rien à voir non plus dans le niveau de la dépense publique, du déficit public. Ni dans la baisse d'efficacité du système de protection social, dans celle du système éducatif. Ce sont des politiques de dépenses publiques et d'endettement public qui ont donné ces résultats.

 

     Là encore, la question est de savoir s'il faut poursuivre cette politique de dépense et d'endettement, et sous quelle forme, puisque celle appliquée jusqu'à présent a échoué. Ou s'interroger sur une diminution de la dépense publique, et une libéralisation de l'économie.

 

     La France aime prendre l'Allemagne pour modèle. Or, ce n'est pas en dénonçant un ennemi extérieur ou invisible que l'Allemagne a mené une politique qui la rend si forte aujourd'hui. C'est au contraire en s'interrogeant sur elle même, et en se réformant. De même pour la Suède.

 

     Les politiciens français n'ont aucun modèle à proposer, et aucune volonté de se remettre en cause. Ils vendent donc une protection contre un ennemi imaginaire. Tous les vrais débats seront soigneusement évités. Au risque de rendre les français encore plus désabusés, et de les jeter dans les bras des extrémismes.

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Les partis écolos sont-ils écologiques?

26 Décembre 2011 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Présidentielles 2012

     L'alliance des principaux partis écologistes français, Europe Ecologie et Les Verts (EELV), vient d'entériner son projet 2012, pour l'élection présidentielle. Une proposition mise en exergue dans les médias est celle concernant la réduction du temps de travail. Une mesure bien éloignée de l'écologie, qui symbolise la question qui peut être posée à propos d'EELV: les partis écolos sont-ils écologistes?

 

     Les propositions d'EELV sont de vieilles reprises éculées, qui ont fait montre de leur inefficacité, et ont été abandonnées. Pire, la voie choisie par EELV a un impact négatif sur l'environnement. L'écologie ne paraissant pas, finalement, le but des partis composant EELV.

 

De vieilles recettes déjà essayées et inefficaces.

     La réduction du temps de travail est l'exemple type de vieille recette inefficace. Elle a été appliquée en France, en Allemagne aussi, mais sous des modalités différentes. La France, ce sont les 35h généralisées. Ailleurs en Europe, c'est surtout le développement du temps partiel, très partiel parfois.

 

     Le résultat sur le chômage, en France, est très mitigé. Pourtant, les études sont faites selon des critères favorables à la théorie de la réduction du temps de travail, puisque sont comptabilisés les emplois créés ou sauvés par les 35h. Alors que pourraient être évalués également les emplois détruits ou non créés à cause des 35h.

 

    Mais, que ce soit les 35h ou le temps partiel, le résultat de cette politique est principalement la baisse de la rémunération, ou la modération. En France, les gagnants des 35h sont les cadres, qui ont gagné des jours de repos, et dont le salaire ne dépend pas du temps travaillé. En Allemagne, des emplois très peu payés ont été développés, augmentant la pauvreté et les inégalités.

 

     Ensuite, le programme d'EELV milite pour le rachat de dette souveraine par la BCE. Tout en voulant réduire le déficit, mais à un rythme lent. Il ne va pas aussi loin que le programme d'Europe Ecologie aux européennes de 2009 qui prônait le financement des Etats par la BCE. EELV veut donner des gages de sérieux.

 

     Malgré ce désir de sérieux, EELV reste du côté des politiques de la planche à billets. Ce n'est pas un hasard si c'est ainsi que cette politique est désignée: elle produit de l'inflation. Les politiques de la Fed et du gouvernement US, en faveur du crédit, qui est de la création monétaire, ont provoqué la crise actuelle.

 

     Enfin, l'alliance EELV veut relancer l'économie en organisant une transformation forcée vers une industrie écologique. Une politique économique centralisée, décidée au niveau gouvernemental, un dirigisme qui rappelle celui de l'Union Soviétique. Dirigisme dont tout le monde connaît le résultat.

 

Une politique qui n'a rien d'écologique.

    Ce dirigisme a aussi créé des catastrophes écologiques, comme par exemple l'assèchement de la mer d'Aral. Dans une économie dirigiste, tout est décidé au sommet. Le plan doit ainsi être décliné. La remontée d'information est difficile. Toute critique pertinente se heurte à l'idéologie: ceux qui ont mis en place la politique ne veulent pas perdre la face, ou veulent continuer cette politique coûte que coûte car telle est leur idéologie. Dans un régime communiste par exemple, la critique mène à la prison, ou pire.

 

     En matière de politique écologique, de telles dérives sont illustrées par la politique énergétique. Tirer de l'énergie à partir du vent est par exemple une idée séduisante, notamment du point de vue de l'indépendance énergétique. Cependant, en l'état actuelle des technologies, cela conduit à une forte augmentation des prix de l'énergie, qui pèse sur les plus démunis, et à une forte augmentation de la pollution. Les éoliennes ne pouvant fonctionner par vent trop faible ou trop fort, ils faut prévoir des centrales de substitution, rapides à mettre en marche. Ce sont donc des énergies fossiles qui sont utilisées, fioul ou gaz. Ce qui augmente la demande d'énergie fossile, et favorise l'exploitation des sables bitumeux, et du gaz de schiste.

 

     Au contraire, le mécanisme de l'économie de marché permet des solutions plus écologiques. Par exemple, l'augmentation du prix des carburants, ainsi que simplement le souci environnemental, a provoqué des recherches pour la diminution de la consommation des véhicules. Les voies explorées sont diverses et très inventives. Ce sont par exemple les véhicules hybrides, ou des recherches sur des algues, produisant du carburant en consommant du CO2.

 

     Un parti écologique, qui rechercherait l'efficacité en matière de protection de l'environnement, de manière pragmatique, sans idéologie, devrait donc être favorable à l'économie de marché, qui est plus efficace en la matière, plutôt que le dirigisme idéologique.

 

L'écologie est-elle un objectif?

     Le projet d'EELV est donc marqué par des politiques ultra-dirigistes, qui ont précédemment non seulement échoué, mais qui ont pu avoir des effets néfastes sur l'environnement. La question se pose donc: pourquoi un groupement de partis, se réclamant de l'écologie, veut-il ainsi renouer avec ces anciennes politiques, sans qu'il y ait de justification écologique? 

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Les jeunes et Marine Le Pen

13 Avril 2011 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Présidentielles 2012

      Un nouveau sondage, paru dans une dépêche du Figaro.fr donne à Marine Le Pen entre 20% et 23% des intentions de vote à la présidentielle de 2012, en fonction des cadidats qui lui sont opposés, chez les 18-24 ans. C'est le double de la moyenne réalisés sur la période février-mars 2011 d'un précédent sondage.

 

      On note que les jeunes seraient attirés par l'extrémisme, puisque Besancennot entre 11% et 14%.

 

      Bayrou aussi fait un bon score, entre 12% et 16%.

 

      Les sondages vont se multiplier sur les intentions de vote. Ils vont être décortiqués, un sondage en influençant un autre.

 

     On peut espérer que l'argent soit dépensé à meilleur escient, en interrogeant les électeurs de Marine Le Pen, et aussi de l'extrême gauche, sur les raisons de leurs intentions de vote. En essayant de comprendre leurs attentes, pour y répondre, et faire baisser le vote extrémiste.

 

      Et même si les questions dérangent. Ce sera beaucoup mieux de débattre que de laisser le champ libre à l'extrémisme.

 

         

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Présidentielle 2012: la gauche et l'économie.

13 Avril 2011 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Présidentielles 2012

     Le programme socialiste pour les présidentielles 2012 est caractérisé par un étonnant manque de perspectives. Il présente un monde terrible, dans lequel il faut se serrer les coudes pour vivre mieux, mais il ne recèle aucun élan, aucune volonté de créer de la croissance économique.

 

     Cette absence de perspectives est commune à la gauche, sauf la gauche extrémiste. En effet, les écologistes ont aussi cette absence de perspectives. Certains prônent même la décroissance.

 

     L'absence de perspectives est caractérisée par l'indicateur de bien être. Il s'agit de remplacer le PIB par un autre indicateur, qui caractériserait le progrès réel. L'argumentation est sans fondement, puisque le PIB n'a jamais mesuré le progrès, ni le bien être, mais juste la croissance. L'amélioration des conditions de vie matérielles étant généralement corrélée avec cette dernière.

 

     Il existe par ailleurs d'autres indicateurs, pour mesurer le taux d'alphabétisation, les conditions sanitaires, etc. Le PIB n'a jamais eu vocation d'être l'alpha et l'oméga du progrès.

 

     Cet indicateur de bien être est par ailleurs une véritable boîte noire, alors que l'on reproche au PIB d'être déjà complexe à mesurer.

 

     Mais l'indicateur de bien être présente l'avantage d'être facilement manipulable. Par exemple, imaginons que parmi le bien être on inclut le pourcentage de production d'énergie éolienne. Il suffit d'investir dans l'éolien, pour faire augmenter cette proportion, et l'indicateur de bien être augmentera. Par contre, le prix de l'électricité aura augmenté, contraignant le pouvoir d'achat, augmentant les coûts des entreprises, ralentissant éventuellement le PIB et l'emploi, cela ne sera pas pris en compte par la boîte noire que représente l'indicateur de bien être.

 

     Cet indicateur de bien être est aussi très subjectif, puisqu'on décide de ce qu'est le bien être pour la population. En cela, la gauche est fidèle à sa tradition dirigiste.

 

     Mais l'abandon de l'objectif de croissance n'est pas dans la tradition de la gauche. Celle-ci a plutôt une tradition matérialiste, se fixant pour objectif d'améliorer le sort des plus défavorisés, par l'emploi d'abord, l'aide sociale ne venant qu'en secours. Droite et gauche ont toujours voulu favorisé la croissance.

 

     Par ailleurs, l'interventionnisme de la gauche s'appliquait dans le domaine social et économique. Il s'applique toujours aujourd'hui dans le domaine social, mais il va beaucoup plus loin, puisqu'il décide de ce qu'est le bien être pour chacun. On pourra objecter que cela a toujours été le cas, sauf qu'auparavant c'était un bien être matériel. La gauche ne décidait pas du mode de vie des gens. Elle promettait le bien être matériel. Et la croissance du PIB.

 

     D'où vient cette évolution? On peut remarquer d'abord que toutes les politiques interventionnistes, qui ont été menées ou préconisées par la gauche, mais aussi par la droite, ont échoué. Le collectivisme a sombré, même Cuba l'abandonne. Le keynésianisme a échoué face à la crise des années 1970. L'expansion de l'après guerre apparaît comme la conséquence du développement de l'ouverture économique des pays dans le cadre des accords du GATT, et de l'apparition de nouveaux produits, de nouveaux services. Le dernier levier, la manipulation des taux d'intérêt, et l'encouragement au crédit, a créé la crise financière et économique que nous connaissons actuellement.

 

     Quiconque préconiserait ces politiques ne serait pas pris au sérieux. La gauche ne peut donc pas les revendiquer.

 

    Tous ces échecs renforcent les théories libérales. Mais, par idéologie, la gauche rejette le libéralisme. La gauche française est, de plus, socialiste, c'est-à-dire qu'elle n'apprécie pas trop l'économie de marché, contrairement aux socio-démocrates, qui l'ont adoptée. Par conséquent, la gauche va chercher autre chose. A une époque, elle cherchait des solutions du côté des sociologues. Aujourd'hui, c'est l'écologie. Avec cette idée qu'il n'y a plus de marge de progression car les ressources matérielles sont épuisées.

 

     On remarque qu'il y a toujours cet aspect matérialiste dans l'idéologie de gauche. Que l'économie soit aujourd'hui basée sur les services ne l'influence pas (la droite aussi veut réindustrialiser le pays d'ailleurs). Le concept de production est forcément matériel pour la gauche, et une grande partie de la droite également. Seuls les libéraux mettent en avant l'industrie humaine, dans le sens de mise en œuvre de moyens pour produire quelque chose, indifféremment bien ou service. La production peut être immatérielle, et ne pas dépendre des ressources naturelles. De même, l'industrie humaine peut apprendre à utiliser d'autres ressources, inépuisables. Mais ce n'est pas la perspective de la gauche.

 

     Par ailleurs, l'électorat de la gauche non extrémiste évolue. Il est de plus en plus aisé. Une forte proportion de cet électorat est l'électorat bobo. Pas uniquement. Mais en partie. Les dirigeants du PS sont eux complètement bobos. Des gens aisés, qui peuvent effectivement se poser la question de ce qui est réellement nécessaire dans la vie. Parce qu'ils ont tout.

 

     Plus on possède de biens matériels, moins on les considère comme importants. C'est le constat d'une étude européenne sur la perception de la pauvreté. Il est donc logique que les bobos se posent des questions sur la poursuite de la richesse matérielle.

 

     Est-ce que ces raisons expliquent ce manque de perspectives? Peut-être, peut-être pas. Ce ne sont que des hypothèses. On ne peut qu'espérer un peu plus d'allant de la part de la droite. Ou du candidat socialiste à la présidentielle, qui aura son propre programme. Il y a en France une grande résignation. Mais aussi une grande contradiction: les gens sont souvent optimistes pour eux mêmes, mais pessimistes pour le pays.

 

     Il manque peut-être tout simplement un projet, une étincelle. On ne peut qu'espérer que cette étincelle se produise. Sinon, l'élection présidentielle se résumera à un choix entre le moins pire des candidats, mais n'apportera aucun espoir.

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Présidentielle 2012: le PS sans perspectives.

6 Avril 2011 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Présidentielles 2012

      Le parti socialiste a présenté mardi 5 avril son projet pour les présidentielles 2012. Ce projet m'inspire un billet d'humeur, qui n'est pas dans la veine de ce que j'écris d'habitude. Je le publie néanmoins, tant je suis déçu par ce projet.

 

      D'un point de vue économique, ce projet est étonnamment pauvre. Bien sûr, ce blog est libéral, et peu susceptible d'approuver un projet socialiste. Mais ce dernier est-il intéressant même pour un socialiste? Cette pauvreté pas que l'économie. Il y a aussi un manque d'élan surprenant pour un projet de gauche.

 

      En économie, les solutions évoquées sont toutes des solutions déjà essayées, ou existantes. Des emplois jeunes, alors qu'existent déjà des contrats aidés, une banque d'investissement, qui n'est que le regroupement de structures qui existent déjà, des taux différenciés d'imposition pour les bénéfices réinvestis et les bénéfices redistribués, dont je traite dans un précédent article.

 

      Bien sûr, Mitterrand a déclaré que nous avions tout essayé contre le chômage. Mais on pourrait quand même se renouveler, après si longtemps.

 

      L'économie est à vrai dire la partie pauvre de ce projet. Ce qui est surprenant, c'est aussi le manque total de perspectives. Le PS décrit un monde terrible, dans lequel il faut être solidaire, non pas pour se développer, aller de l'avant, mais simplement pour survivre. La mondialisation est l'ennemi. Le marché est l'ennemi. L’Europe doit être une forteresse.

 

      Il n'y a aucun élan, aucun espoir. Le PS présente un pays qui doit être encadré par un Etat omniprésent, encore plus qu'aujourd'hui.

 

      Il ne présente aucune perspective, aucun élan, aucun espoir d'un monde meilleur. C'est un monde dans lequel l'Etat doit tout faire, un monde étouffant.

 

      On peut rétorquer, quand on est libéral, que c'est cela le socialisme, qu'il a toujours été une idéologie étatiste, étouffante. Mais c'était au moins mieux présenté. Il y avait de l'espoir. Il y avait la perspective de plus de pouvoir d'achat, de voir son salaire augmenter. Aujourd'hui, le PS propose de plafonner les loyer, des négociations salariales. Mais il ne propose pas de création d'emplois (les emplois jeunes n'en sont pas). Il ne met pas en avant les perspectives du progrès technique. Il ne souligne pas les perspectives de la mondialisation.

 

      Un paragraphe est particulièrement saisissant, je cite:

 

      "Les temps sociaux sont éclatés. Finie, la séparation de la vie en tranches entre l’école comme temps de formation, la profession comme temps de travail, la retraite comme temps pour parachever sa vie. On peut être étudiante à 70 ans, grand-père à 40, voyageur à 16. Quant au temps libre, l’est-il vraiment quand les courriers électroniques et les sonneries du téléphone portable accompagnent nos pas ? De combien de temps dispose-t-on pour des activités vraiment choisies ? Ces questions, ici ou à l’autre bout du monde, des centaines de millions de personnes ne se les posent pas, tant elles sont

stressées."

 

      Les socialistes ont pour perspective une vie normée, séparée en tranche, sans évolution, sans changement. Au lieu de chercher à donner des perspectives à la population, à donner la possibilité à chacun de s'accomplir, à profiter des possibilités du monde moderne, ils voient de manière négative tout ce qui s'apparente à un écart par rapport à cette vie normée.

 

      Ce paragraphe, et d'autres, montrent aussi qu'ils sont restés dans une vision idéalisée de la société industrielle, avec des salariés pris en charge tout au long de leur vie par l'entreprise.

 

      Cela n'a jamais existé, sauf pour une minorité de la population. Certains ont "profité" des trente glorieuses, mais les salaires n'étaient pas forcément mirobolants, et une grande partie de cette population a connu les préretraites. Leur principal "privilège", c'était un marché immobilier plus accessible qu'aujourd'hui, ou d'habiter depuis longtemps un logement loué, et donc de payer un loyer modique. (Je mets des termes entre guillemets car ils pourraient blesser ceux qui ont connu cette époque. Je les prie de bien vouloir m'excuser, j'écris au fil de l'eau, sans avoir trop le temps de peaufiner).

 

      Mais rappelons qu'à cette époque le Smic n'a pas toujours existé, et que quand il a existé il n'était pas indexé sur l'inflation. Que les retraités étaient pauvres, que le temps de travail dépassait les quarante heures, que la sécurité sociale n'offrait pas la même protection (les soins n'étaient pas aussi développés).

 

      L'avantage de cette époque, c'était l'emploi aussi. Le chômage, peu indemnisé, le droit du travail, beaucoup moins protecteur qu'aujourd'hui, n'étaient pas des préoccupations car il y avait de l'emploi.

 

      C'était une époque que l'on qualifierait aujourd'hui d'ultra-libérale.

 

      C'est cela qui ressort du projet économique du PS: un monde idéalisé, où l'on fait sa carrière dans la même entreprise, avec un salaire qui augmente régulièrement à l'ancienneté, et ou tout est pris en charge par l'entreprise. Cela a pu exister dans certaines grandes entreprises. Mais il y a toujours eu un secteur, majoritaire, où la vie n'était pas si simple.

 

      Le problème du monde d'aujourd'hui, c'est l'absence de perspective, d'espoir. Le PS n'en offre pas.

 

      Finalement, il y a beaucoup de points communs entre la vision socialiste et le Front National. Le danger, c'est le monde. C'est le changement. Le paradis, c'est le passé, le monde industriel, l'action de l'Etat.

 

      Mais Marine Le Pen sera beaucoup plus convaincante en proposant de mettre dehors les immigrés, pour donner du travail, du vrai travail, pas des emplois jeunes, aux gens, et en proposant de sortir de l'Europe et de l'euro, symboles de l'entrave à l'action de l'Etat.

 

      Ce n'est pas le billet que j'avais prévu d'écrire. J'écris rarement des billets d'humeur. La lecture du projet socialiste est trop déprimante. Je suis particulièrement surpris par ce manque d'élan, de perspective. Bien qu'étant libéral, j'aurais apprécié un projet social-démocrate.

 

      Est-ce une maladresse de rédaction? Je l'espère. On peut aussi se dire que ce ne sera pas le projet du candidat socialiste. On l'espère.

 

      Néanmoins, cette vision sombre du monde, sans perspective, est à mon avis partagée par nombre de politiciens, de droite comme de gauche. Ils ne comprennent pas le monde dans lequel nous vivons. Ils sont perdus avec leurs repères d'un passé idéalisé.

 

      La France manque d'un visionnaire. Elle pense à la fin de la croissance, à la gestion de la pénurie d'emplois et de ressources, ce qui fait pas les affaires de ceux qui manquent déjà de ressources, et qui souhaiteraient des perspectives.

 

      Le premier visionnaire qui se présentera, qu'il soit un démocrate ou une graine de dictateur, emportera tous les suffrages.

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2012: le PS et l'impôt sur les bénéfices.

2 Avril 2011 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Présidentielles 2012

      La campagne des présidentielles 2012 est lancée. Le parti socialiste, sous la houlette de Martine Aubry, a présenté son programme en matière d'économie. Le PS veut relancer le système de double imposition des bénéfices des sociétés. Il veut appliquer des taux différents sur les bénéfices distribués et sur les bénéfices réinvestis. Ces derniers seraient imposés à 20%, tandis que les premiers le seraient à 40%.

 

      Cette proposition fait partie des mesures dont l'objectif est de réorienter la fiscalité et l'épargne vers l'investissement productif plutôt que vers la rente et la spéculation. Le PS s'offusque aussi que certains grands groupes ne soient imposés en fait que sur 8% de leurs bénéfices.

 

      Cependant, à l'analyse, l'effet de cette proposition apparaît au mieux nulle, voire potentiellement négatif. Elle dénote également une méconnaissance de la réalité fiscale, ou une volonté de faire du populisme. Enfin, elle reste dans le droit fil de la politique dirigiste et idéologique qui prévaut toujours en France, quelle que soit la couleur du gouvernement.

 

      Quel l'effet peut avoir une imposition différenciée sur les bénéfices, telle que conçues par le PS? En première analyse, cet mesure apparaît comme néfaste. En effet, les investisseurs, dont les entreprises ont besoin, ont deux moyens de rentabiliser leur investissement. Les dividendes, d'une part, les plus values, d'autre part.

 

       Restreindre les dividendes défavorise donc les investisseurs dormants, de long terme. Par contre, cela est sans effet sur les spéculateurs, le day trading, ou même les professionnels qui savent faire tourner régulièrement leurs capitaux.

 

      On peut aussi penser que les entreprises s'orienteront vers d'autres formes de financement que l'émission de parts sociales, pour pouvoir offrir un rendement régulier aux investisseurs. Dans ce cas, l'emprunt obligataire sera préféré aux fonds propres. Et si les entreprises ne trouvent pas d'investisseurs, ce sera l'emprunt bancaire. La proposition socialiste est donc de nature à affaiblir les fonds propres des entreprises.

 

      Cependant, l'effet réel de cette mesure serait peut-être tout simplement nul. Elle pourrait même diminuer l'imposition des entreprises.

 

      En effet, les entreprises ne distribuent pas la totalité de leurs bénéfices. Tout se joue donc dans le différentiel entre les deux taux. Le PS veut que le rendement pour l'Etat soit constant par rapport au taux unique actuel de 33 1/3% (en fait, il existe aussi un taux réduit). C'est une ingénierie complexe, beaucoup d'efforts pour pas grand chose.

 

      L'argument du PS, soulignant que certaines grosses entreprises paient peu d'impôt, est ridicule sur le plan fiscal, et frise le populisme au plan politique.

 

     Le principe fiscal est la territorialité. Ce qui signifie qu'une entreprise paie des impôts en France sur ses activités françaises. Derrière ce principe simple, il y a beaucoup de complexité, des exceptions, tel étant le charme de la fiscalité. Mais ce principe est appliqué.

 

      Par conséquent, les grands groupes vont payer des impôts uniquement pour leurs activités en France, pas à l'étranger. Les résultats qui sont présentés dans les médias sont les résultats globaux, ce ne sont pas les résultats imposés en France. C'est, d'une certaine façon, l'addition des résultats de toutes les activités du groupe à travers le monde, de toute ses filiales.

 

      A contrario, les groupes étrangers sont imposés en France pour leurs activités françaises.

 

      Le taux d'imposition d'un grand groupe en France ne signifie donc pas forcément que ce sont des avantages fiscaux qui lui permettent de réduire la note.

 

      Même si, bien sûr, les grands groupes savent jouer de la fiscalité internationale, en logeant certaines activités dans certains pays, et économiser ainsi en impôts.

 

      A tel point qu'une partie des investissements directs étrangers en France serait des investissements de ces filiales étrangères d'entreprises françaises. Les bas taux d'imposition étrangers aideraient les entreprises françaises à dégager des fonds pour les investir en France.

 

      Les entreprises qui seraient impactées par le différentiel de taux d'imposition seraient donc les PME et PMI françaises.

 

      Enfin, la proposition socialiste témoigne du goût prononcés de nos dirigeants pour le dirigisme, qui engendre des usines à gaz.

 

      Ce type de double imposition est compliqué à gérer, et à contrôler. Les dividendes ne proviennent pas forcément des bénéfices de l'année. Une entreprise peut avoir pour politique de lisser ses dividendes, en distribuer quand même une année déficitaire. Sachant qu'un déficit peut également provenir d'un habillage des comptes, ou d'une dévalorisation d'un actif. Dans ce dernier cas, les rentrées d'argent ne sont pas impactées. L'entreprise peut distribuer un dividende. Bref, le lien entre l'argent distribué et le résultat de l'entreprise n'est pas si simple.

 

      D'autre part, les distributions par les entreprises se font aussi à travers les rachats d'actions. Comment seront-ils traités?

 

      Enfin, quid de tous les mécanismes de participations des salariés qui existent en France?

 

      Moins taxer les entreprises, pour les attirer ou les faire rester en France, n'est pas un mauvais principe. Mais il faut assumer ce principe. Par exemple, ne pas taxer, ou taxer à un taux faible (le taux irlandais, au hasard), les bénéfices des sociétés. Mais appliquer une taxe uniforme à tous les dividendes reçus par des résidents en France. Une imposition minimale de 20% par exemple, ce qui correspond approximativement au taux de charges sociales supportées par le salarié sur son salaire brut (et je ne parle pas des charges patronales).

 

      Mais, évidemment, en France, il faut prévoir toute une ingénierie fiscale et interventionniste, pour favoriser tel ou tel secteur. Les secteurs dits écologiques, par exemple. Nous n'allons jamais vers la solution la plus simple. Nous empilons les mesures dirigistes, attendant que tout s'écroule pour, enfin, changer de politique. Mais à quel prix pour les gens, quel coût social?

 

      La politique, c'est aussi une symbolique. La proposition du PS est toute symbolique. Il faut montrer qu'on taxe les méchants financiers, mais pas les gentilles entreprises qui investissent en France. Cependant, il faut quand même imposer fortement les entreprises, car ce sont quand mêmes de méchantes capitalistes. La proposition du PS est ainsi un exercice d'équilibriste politique, d'un parti qui sait que le socialisme est inefficace, mais qui doit donner des gages à la gauche de la gauche, puisque telle est aujourd'hui l'appellation de l'extrême gauche. Le résultat, ce sera de la complexité.

 

      Mais les gens peuvent y croire. Le citoyen lambda n'étant pas bien informé, les grands médias se contentant de répercuter les propos des politiciens.

 

      En conclusion, la campagne présidentielle est vraiment mal partie. On reste dans les mesurettes habituelles. Il n'y a aucune proposition de changement à l'horizon. Et Marine Le Pen est assurée de représenter le changement et le renouvellement.

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Les électeurs de Marine Le Pen

21 Mars 2011 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Présidentielles 2012

      Le nouveau webzine Atlantico a publié un tableau décortiquant les intentions de vote en faveur de Marine Le Pen, en fonction de l'âge et de la catégorie socio-professionnelle des sondés. Ce tableau compare en outre les données de deux périodes, juin-octobre 2010, et février-mars 2011.

 

      Pour la période février-mars 2011, voici les données principales (se reporter à l'article d'Atlantico pour l'évolution depuis 2010, qui ne sera pas commentée ici).

 

Intentions de votes en faveur de Marine Le Pen

Ensemble des Français: 21%

Femmes: 20,5%

Hommes: 21,5%

18-24 ans: 11,5%

25-34 ans: 25%

35-49 ans: 29,5%

50-64: 22%

65 et plus: 12%

Artisans/commerçants: 21%

Professions libérales, cadres sup.: 12%

Professions intermédiaire: 16%

Employés: 34,5%

ouvriers: 37,5%

Retraités: 13,5%

Autres inactifs: 13,5%

 

      On remarque d'abord la proportion importante d'intentions de vote de la population entre 35 et 49 ans. C'est le cœur de la population active.

 

      On constate aussi le fort pourcentage parmi les employés et les ouvriers.

 

      La population qui indique son intention de voter Le Pen est celle qui travaille, ou doit chercher du travail, élève des enfants, celle qui doit se débrouiller chaque jour pour gagner sa vie, et celle de sa famille, celle qui a en charge l'avenir des enfants. Celle qui crée la croissance, la richesse, qui finance l’État et la solidarité. Ce sont les forces vives, comme on dit parfois.

 

      Et, parmi cette population, ce sont ceux qui sont au plus bas de l'échelle social, les ouvriers et les employés, qui expriment le plus d'intentions de vote en faveur du FN.

 

      Le vote FN peut donc s'analyser comme l'expression d'un réel malaise social.

 

 

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