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LA CRISE GRECQUE

10 Juillet 2015 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Humeur

Prenant un café au resto derrière chez moi, je tombe sur un reportage de BFM, sur la pénurie de médicaments en Grèce. C'est bien sûr l'Europe, l'Union Européenne plus précisément, qui est, de façon sous entendue, accusée de cette pénurie. De nombreux médias relaient les accusations contre l'Union Européenne, et le FMI, et surtout la terrible Allemagne, qui impose l'austérité à la Grèce. La rock star (selon le Financial Times) Thomas Piketty se rappelle au bon souvenir des médias en disant qu'un pays comme l'Allemagne, qui a bénéficié en son temps d'un effacement de ses dettes, devrait être plus indulgent avec la Grèce. Le Pape y va de son sermon, avec tout le respect que j'ai pour le catholicisme, d'où vient une partie de mon éducation, fustigeant le FMI et ceux qui portent atteinte à la souveraineté des peuples en imposant des plans d'austérité.

Cependant, toutes ces allégations sont fausses. Complètement fausses.

Pourquoi la Grèce, et d'autres pays, appellent-ils à l'aide ? Parce que leur économie s'écroule. Ce n'est pas le FMI qui impose l'austérité, ce n'est pas l'Europe qui impose la rigueur, à la Grèce notamment. La Grèce ne peut plus payer ses retraités, ni ses fonctionnaires, non pas à cause de l'Europe, mais parce que son économie s'écroule. Et l'Europe ne vient pas imposer plus d'austérité à la Grèce, mais, au contraire, apporte des fonds pour soulager ce pays, et lui permettre de payer en partie les retraites et les fonctionnaires. L'Europe atténue les souffrances des Grecs. Accuser l'Europe d'imposer l'austérité, c'est comme accuser les pompiers des dégâts du feu qu'ils viennent éteindre.

Concernant la Grèce, comme le montre Guillaume Nicoulaud sur Contrepoints, ce sont 107 milliards d'euros de dettes grecs qui ont été effacés en 2012, tandis que depuis 231,2 milliards lui ont été versés, dont plus de 200 milliards par l'Europe et le FMI (plus de 180 milliards en ce qui concerne l'Europe).

Ces chiffres établissent plusieurs choses. D'abord, accuser l'Allemagne de manquer d'indulgence en refusant d'effacer une partie de la dette grecque, comme on aurait effacé une partie de sa dette, est sans fondement. L'Allemagne a, au sein de l'Union Européenne, participé à l'effacement d'une grande partie de la dette grecque. On s'étonne que les médias qui rapportent les propos de Piketty ne le rappellent pas.

D'autre part, ces chiffres montrent que l'Europe a injecté des milliards dans l'économie grecque. Exactement comme le lui demande les keynésiens, et tout ceux qui la fustigent en la rendant responsable des malheurs des grecs. Or, les Grecs souffrent malgré les milliards déversés par l'Europe. On s'étonne que les médias ne le soulignent pas.

Ensuite, ces milliards déversés sur la Grèce n'ont pas entraîné cette fameuse relance keynésienne, qu'ils auraient dû provoquer selon la théorie keynésienne, et d'éminents économistes tel Paul Krugman. Ce qui montre l'ineptie de cette théorie. D'ailleurs, d'où viennent les problèmes de la Grèce ? De la politique de dépense publique et de déficit budgétaire menée par ses dirigeants. Si la dépense publique apportait la croissance, la Grèce serait un des pays les plus prospère de la Terre. On s'étonne que les médias ne le rappellent pas.

Faut-il néanmoins financer les fonctionnaires grecs, les retraités grecs, toute l'économie grecque, par solidarité ? La première question est de savoir si on en a les moyens, sachant que c'est de l'argent perdu, qui n'entraînera aucune relance keynésienne. La deuxième question est de savoir s'il est juste que la Grèce vive aux crochets de l'Europe, dont de nombreux habitants ont consenti des sacrifices pour relancer l'économie. Enfin, ce serait un chèque en blanc donné à des politiciens qui utiliserait cet argent pour asseoir leur pouvoir sur les gens. Serait-ce juste ? Serait-ce éthique ?

Les politiciens ont l'habitude de rejeter la responsabilité des difficultés de leur pays sur d'autres. Le FMI, l'Union Européenne, les marchés financiers, cet ennemi sans visage qu'est la finance. C'est ce que fait la Grèce. C'est ce que fait la France. C'est ce que font tous ceux qui veulent s'attirer la sympathie des gens confrontés aux difficultés économiques. Mais, dans des économies qui n'ont jamais été aussi dirigistes, ce sont les politiques internes qui sont responsables des difficultés. L'aide extérieure peut les atténuer, mais pas les résoudre. Tout dépend de chacun des pays. De la Grèce. De la France aussi.

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Les aberrations du discours économique

29 Juin 2014 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Humeur

 

L'économie se veut une science. Elle se pique d'utiliser des outils mathématiques complexes, d'utiliser des méthodologies basées sur l'observation de la réalité, déterminant des lois comme la physique. Elle se gausse aujourd'hui des anciens économistes, qui n'utilisaient pas les mathématiques, et n'y fait pas références, ne les connaissant pas. Sûr d'eux, les économistes écrivent des articles péremptoires, devenant même des vedettes, comme le si célèbre Paul Krugman.

 

Pourtant, le discours des économistes est tellement en contradiction avec la réalité, qu'il apparaît plus comme celui d'une croyance, d'une secte, qui veut à tout prix imposer son idéologie.

 

Ainsi, le discours dominant est que nous sommes passés, depuis les années 1980, à une politique économique dominée par ce qui est appelé le néo-libéralisme, sinon l'ultra-libéralisme. En particulier, le keynésianisme, et son concept de relance par la dépense publique a été abandonné. Les politiques actuelles sont des politiques d'austérité, et, la crise montre qu'il faudrait revenir à une politique keynésienne, pour relancer la croissance.

 

Sporadiquement est même dénoncé une loi de 1973, dite loi Rothschild, qui interdirait à la banque centrale de financer les dépenses de l'Etat. Comme est dénoncée l'austérité de l'Europe, et plus particulièrement de l'Allemagne.

 

Ces critiques sont paradoxales. En effet, jamais, en temps de paix, les dépenses publiques et les déficits n'ont été si élevés, jamais la politique monétaire n'a été aussi accommodante, et, surtout, jamais les règles qui régissent l'économie mondiale n'ont été aussi keynésiennes. Jamais les Etats n'ont eu autant de latitude pour dépenser, jamais la dépense n'a été à ce point érigée comme moteur de l'économie. Et, finalement, jamais la politique économique n'a été aussi dirigiste, à part dans les Républiques Socialistes.

 

C'est à travers la politique monétaire que s'impose ce keynésianisme. Celle-ci a profondément évolué depuis l'après deuxième guerre mondiale, pour devenir un instrument de politique keynésienne.

 

Après la seconde guerre mondiale, ce sont les accords de Bretton Woods qui régissaient les monnaies. Le principe était celui des parités fixes par rapport au dollar. La valeur de chaque monnaie était déterminée par rapport au dollar. La valeur du dollar étant également fixe, déterminée par une certaine quantité d'or. C'était une sorte d'étalon or inversé.

 

Concrètement, ce système limitait la création monétaire. Les USA devaient avoir de l'or pour créer de la monnaie. Les autres pays devaient avoir des dollars pour créer de la monnaie. Bien sûr, la relation n'était pas stricte. Il pouvait y avoir création monétaire dans un pays, mesurée, même si les réserves en dollars n'augmentaient pas. Mais le système imposaient des limites, qui empêchaiet de trop grands déficits publics.

 

Imaginons qu'un pays comme la France se lance dans une politique de dépenses publiques. Ce qui entraîne des achats à l'étranger, ne serait-ce que pour les matières premières. Ces achats sont réglés en dollars. Les réserves de changes deviennent insuffisantes, et c'est la crise monétaire.

 

Cet exemple n'est pas un cas d'école. La France a ainsi connu plusieurs dévaluation dans les années 1950-1960. Aujourd'hui, ces dévaluations sont considérées comme une politique de relance. Or, cela n'a jamais été le cas. Les dévaluations étaient un symptôme : le pays vivait au dessus de ses moyens. Il fallait donc opérer ce qu'on appellerait aujourd'hui un plan d'austérité. Sans compter que les prix augmentaient du fait de l'augmentation des prix des matières premières. Cela se voyait moins qu'aujourd'hui, car la France était en pleine période de rattrapage économique, et que les prélèvements étant inférieurs aux niveaux actuels, il y avait plus de marges pour les augmenter.

 

Les accords de Bretton Woods tiraient les conséquences de la crise de 1929. Le protectionnisme et les dévaluations compétitives avaient aggravé cette crise. Le monde ne s'était d'ailleurs pas remis de la Première Guerre Mondiale, qui avait été financée par la création monétaire, et avait détruit la stabilité monétaire qui l'avait précédée. Bretton Woods était une tentative de retrouver cette stabilité.

 

Mais les accords de Bretton Woods ont été rendus caducs par les USA, qui ne les ont pas respectés. Aujourd'hui, nous sommes dans un système de changes mobiles. Ce qui signifie que la création monétaire n'est plus contrainte par la quantité d'or détenue par la banque centrale américaine, ou la quantité de dollars détenue par les banques centrales des autres pays.

 

Par conséquent, les banques centrales peuvent manipuler les taux d'intérêt comme elles le veulent. Ce qui permet à la banque centrale des USA, la Fed, de baisser les taux d'intérêet pour soutenir la croissance. Ce que fait également la banque centrale européenne, au mépris de son mandat. Cela n'était pas possible avec les accords de Bretton Woods, sauf pour la Fed. C'est parce que la Fed a laissé la création monétaire s'emballer que ces accords sont devenus caducs.

 

D'autre part, l'activité des banques est contrainte par les critères de Bâle. Ces critères décident de ce qui est risqué et de ce qui ne l'est pas. Ainsi, les crédits aux Etats, ou les placements dans des obligations d'Etat, sont considérés comme sans risque. En deuxième position vient l'immobilier, comme par hasard à l'origine d'une bulle aux USA, et de la crise actuelle. L'investissement dans les entreprises, ou le crédit aux entreprises, est au contraire considéré comme risqué. Si une banque accorde un crédit à un secteur considéré comme étant risqué, ou achète des titres financiers d'une entreprise classée à risque, elle doit disposer de plus de fonds propre que si elle investissait dans des secteurs considérés comme moins risqués par la réglementation. Ce qui diminue sa rentabilité. Les banques sont donc fortement incitées à mettre de l'argent dans les obligations d'Etat. Ajoutons que les agences de notations sont également obligées de tenir compte des critères de Bâle, puisque ceux-ci leur donnent leur rôle actuel.

 

Nous avons donc une réglementation qui favorise la dépense. D'un côté une banque centrale libre de manipuler les taux d'intérêt à sa guise, et donc de les baisser pour relancer l'économie. De l'autre une réglementation qui favorise l'endettement des Etats. Jamais, en période de paix, les Etats n'ont pu s'endetter autant sur une longue période.

 

Notons aussi cet autre paradoxe, à savoir que nous avons connu après la deuxième guerre mondiale une période de croissance alors que la création monétaire était contrainte. Pourtant, on nous serine aujourd'hui que la création monétaire est la clef de la croissance. Encore un exemple de la déconnexion des économistes vis-à-vis de la réalité.

 

Toutes les règles qui régissent la monnaie sont orientées vers la dépense publique. Tout est fait pour favoriser la dépense publique. Et la politique monétaire est devenue l'alpha et l'oméga de la politique économique. Les banques centrales pensent contrôler l'économie, en accélérant la croissance ou en la ralentissant, via les taux d'intérêt (voir l'article Le keynéso-monétarisme).

 

Existe-t-il encore une science économique ? Le débat est trop politisé. Et les politiciens aiment les solutions faciles. Ceux qui proposent ces solutions faciles, et des boucs émissaires ont ainsi de beaux jours devant eux.

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Des inégalités

2 Mai 2014 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Humeur

 

Les inégalités sont à nouveau le sujet de l'actualité. La thèse développée est l'éternelle antienne marxiste selon laquelle le capitalisme est l'exploitation de l'homme par l'homme. Bien sûr, les économistes défendant cette thèse vous diront que non, ils ne sont pas marxistes. Pourtant, le postulat est toujours le même : l'économie de marché favorise les riches. Tout irait mieux dans le monde si on prenait l'argent des riches.

 

Une telle thèse ne relève pas de la science mais de la croyance. Il faut abandonner tout esprit critique et tout bon sens pour la défendre. D'abord, parce que le développement du capitalisme a permis le développement de cette fameuse classe moyenne. On le voit encore aujourd'hui dans les pays qui s'ouvrent au capitalisme, dont notamment la Chine. Ensuite, les pays les plus inégalitaires sont les pays socialistes. Dans l'ex-bloc de l'Est, il y avait officiellement l'égalité des conditions de vie pour tous. Sauf que ceux qui avaient une parcelle de pouvoir profitaient de conditions de vie incomparablement meilleures, et pouvaient, par exemple, s'enrichir grâce au marché noir. Les Castro à Cuba ne sont ainsi pas à plaindre, au contraire du peuple cubain. Ceux qui dénoncent le plus les inégalités veulent les remplacer, pas les supprimer.

 

Mais la plus grande absurdité d'attribuer les inégalités à l'économie de marché est de considérer que nous sommes en économie de marché, que nous vivons une époque de libéralisme débridé. Si nous comparons notre époque à celle de l'après guerre, le recul de l'économie de marché est ainsi patent.

 

En France, la dépense publique est passée d'un peu plus d'un tiers du PIB à plus de la moitié. Ce qui signifie que l'Etat contrôle plus de la moitié des revenus. Le mouvement d'augmentation de la dépense publique est commun dans tout l'occident, à des degrés divers, même aux USA. Le code du travail est devenu de plus en plus compliqué, et, surtout, la création monétaire est totalement administrée de nos jours, alors qu'elle était rationnée après guerre.

 

Voyons d'où viennent les inégalités aujourd'hui. Il y a d'abord l'éducation, en France, totalement étatisée. Aujourd'hui, le niveau en la matière dépend du milieu social. Malgré les milliards dépensés, malgré la baisse des effectifs d'élèves, rien n'y fait. Ajoutons une insertion professionnelle problématique car, par idéologie, les formations ne sont pas forcément adaptées au monde du travail. Ainsi, alors que des pays comme l'Allemagne, ou la Suisse, mettent en avant la formation professionnelle, avec succès, la France a réduit le budget de l'alternance. L'échec de l'éducation étatisée a été admis aux USA, en Grande-Bretagne et en Suède, qui développent des Charter Schools, ou le système de voucher. C'est-à-dire que les écoles sont privées, financées par l'Etat, mais pouvant aussi avoir d'autres subsides.

 

Les inégalités proviennent également de la politique monétaire. Les banques centrales contrôlent totalement les taux d'intérêt. L'activité des banques est elle très encadrée par les critères de Bâle. Les banques centrales maintiennent les taux d'intérêt bas pour soutenir les marchés financiers et immobiliers.La politique de la bulle est recommandée par les économistes "mainstream". Ce qui a pour effet de favoriser ceux qui ont un patrimoine financier ou immobilier. Il est totalement logique que ces dernières années ceux-ci voient leurs revenus augmenter. Mais le libre marché n'a rien à voir dans cette augmentation.

 

Ajoutons que les pourfendeurs de l'économie de marché ne proposent aucun autre système de création de richesse. Le marxisme promet le paradis quand tout le monde pensera de la même manière, à tel point que les Etats n'existeront plus. Le keynésianisme mené dans les années 1970 a sans contestation échoué à relancer l'économie.

 

Curieusement, les pourfendeurs des inégalités n'en étudient pas les causes, et ne font pas la promotion des remèdes qui font leurs preuves, comme l'économie de marché en Chine. Ils "oublient" les profondes inégalités qui existaient dans les pays socialistes, et qui existent toujours quand le politique est trop envahissant. La Chine est justement engagée dans un processus anti-corruption, tant le problème est patent.

 

Pour réduire les inégalités, attaquons nous aux vrais causes : donner sa chance à chacun, sans entraves et sans dérégler l'économie.

 

NB: à propos de l'égalité, un lien vers une citation toujours d'actualité.

 

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La Fédération de l'Amas

3 Septembre 2013 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Humeur

 

La Fédération de l'Amas est un livre de P.J. Hérault, un des rois du space opera. Cet ouvrage est publié par les éditions Rivières Blanche, dont le nom est un clin d'oeil à la collection Anticipation des éditions Fleuve Noir. P.J. Hérault était un des auteurs de cette collection d'ailleurs, et je garde précieusement la série des Gurvan, qu'il a écrite.

 

La Fédération de l'Amas débute au sortir d'une guerre d'onze ans entre deux fédérations galactiques, Altaïr et Procyon. Trois anciens soldats, deux hommes d'Altaïr, une femme de Procyon, sont réunis, et découvrent une nouvelle constellation, aux confins de l'univers, dont des planètes habitables. Leur périple prend deux ans et demi. Quand ils reviennent dans l'univers habité, une désagréable surprise les attend : les anciens combattants sont accusés d'avoir fait durer la guerre, et ainsi fait endurer des privations aux civils !

 

En effet, la paix, et l'alliance entre les deux anciens ennemis, qui ont décidé de faire du commerce plutôt que la guerre, a entraîné une ère de prospérité. Ce qui entraîna un ressentiment contre cette guerre. Les politiciens ont aussi dû expliquer pourquoi cette guerre avait eu lieu, et avait duré si longtemps, alors qu'il était évident que la paix et le commerce était mieux pour tous.

 

Alors, un bouc émissaire a été désigné : les anciens combattants. Ainsi, ceux qui ont le plus souffert de la guerre, se trouvent accusés de l'avoir fait durer, et sont désormais persécutés par les civils.

 

Cette histoire est terriblement d'actualité : les politiciens trouvent toujours un bouc émissaire pour expliquer les difficultés, les crises. Ce n'est jamais de leur faute. Ainsi, que ce soit pour la crise des années trente, ou la crise actuelle, l'accusée est la "finance apatride". Alors que la crise actuelle trouve sa source dans le secteur le plus réglementé de l'économie des USA, le crédit hypothécaire, alors que l'Espagne est en difficulté à cause des folies immobilières, encouragées par les régions, et les caisses d'épargne régionales, alors que la Grèce doit sa crise aux dépenses inconsidérées de ses gouvernements, qui ont même présenté des comptes inexactes, les politiciens, et les autorités monétaires, ceux qui ont le contrôle, ne sont pas sur le banc des accusés. Ce sont au contraire les héros qui vont sauver les pays.

 

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La crise est finie!

14 Août 2013 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Humeur

 

La crise est finie ! La France est sortie de récession, c’est officiel ! Sonnez haubois résonnez musettes ! C’est écrit dans la presse, diffusé sur internet ! La France a connu une croissance de 0,5% du PIB au deuxième trimestre 2013, l’INSEE l’a annoncé. Oui : 0,5% ! C’est tout simplement le retour des trente glorieuses !

 

Le traitement de l’économie, que ce soit par les médias, les politiciens, les organismes tel que l’INSEE, ou même ces " spécialistes " censés nous éclairer, est affligeant, voire pathétique.

 

Qu’est-ce que cette définition de la récession, par la baisse du PIB deux trimestres consécutifs ? Pour une discipline qui utilise le langage mathématique pour paraître scientifique, cela est bien arbitraire. C’est également du très, très court terme comme horizon.

 

D’autre part, comment oser tirer des conclusions aussi catégoriques de chiffres aussi faibles et aussi imprécis ? On nous dit récession quand le PIB baisse de 0,1% un trimestre, et reprise quand il augmente de 0,1% ! Sachant en plus que ce n’est que la première estimation. Les chiffres sont révisés par la suite, quand plus personne ne s’y intéresse. C’est simplement ridicule.

 

Une analyse rationnelle montre que la France stagne. Le PIB est à peu près stable, malgré les politique de relance par le déficit budgétaire, et monétaire, menées depuis plusieurs années.

 

Une analyse sur le long terme montre que même en période de croissance mondiale, et tout en maintenant un déficit budgétaire important, la France connaît une croissance faible, et un chômage élevé. Par conséquent, le pays a un problème structurel.

 

Mais, qui se soucie d’une analyse censée et rationnelle ? Pour les médias, l’économie est un feuilleton, qui doit tenir en haleine jour après jour l’audience, avec dans le rôle principal les politiciens, qui sont les héros qui vont relancer l’économie.

 

Pathétique !

 

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Diversité culturelle

4 Juin 2013 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Humeur

 

Dans le cadre des négociations sur un accord de libre-échange entre l'Union Européenne et les USA, la France milite pour que soit exclue la culture. L'idée étant de défendre la « diversité » culturelle, face au « rouleau compresseur » américain. Cette rhétorique est cependant totalement dénué de fondement. Les USA prédateurs de la culture française ? C'est pourtant ce pays qui a préservé la pensée économique française ! Frédéric Bastiat y est reconnu là-bas. De même que Jean-Baptiste Say. Une des tâches de l'Institut Coppet, qui a pour but de faire connaître l'école française d'économie, est la traduction de textes américains, car c'est ce pays qui a le plus étudié nos économistes.


Par ailleurs, qu'est-ce que la culture française ? Le christianisme, qui a façonné notre pays des siècles durant ? Voilà qui hérisserait plus d'un des tenants de l'exception culturelle ! Ce qui montre que chacun a son idée de la culture française. Une culture est vivante, et vit des apports des autres. Les tenants de l'exception culturelle ne veulent-ils pas en fait imposer leur idée de la culture française ? Ou leurs intérêts pécuniaires ?

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La croissance au troisième trimestre 2012

17 Novembre 2012 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Humeur

 

    Les chiffres de la croissance française et de la zone euro au troisième trimestre sont tombés. Croissance phénoménale de 0,2% pour la France, chute de 0,1% pour la zone euro.

 

    Bon, soyons sérieux quelques secondes. Compte tenu de la complexité à calculer la production d'une économie moderne, ces chiffres montrent une stagnation du PIB, de la France, comme de la zone euro. Sachant que ces chiffres seront révisés au fil du temps. Pas de quoi s'enflammer.

 

     Pourtant, c'est sur la base de ces petits chiffres qu'est décrété si un pays est en récession ou non. On voit le ridicule, à force de scruter la moindre once de croissance.

 

    D'ailleurs, pourquoi vouloir la croissance à tout prix? D'abord, l'économie, si elle a suivi une mauvaise voie, peut avoir besoin de se restructurer. C'est-à-dire que les activités non viables disparaissent, pour être remplacées par des activités viables. La crise actuelle provient du crédit facile organisé par la Fed et le gouvernement américain, ce qui a entraîné des "malinvestissements", selon la théorie d'Hayek. Il faut donc en quelque sorte purger l'économie pour qu'elle se relance sur des bases saines. Vouloir "forcer" la croissance par la dépense publique entraînera des lendemains encore plus difficiles.

 

     Les thuriféraires de la croissance à tout prix arguent que la croissance, c'est l'emploi. Oui, mais, la croissance à tout prix mène à l'aggravation de la crise, et donc à un accroissement de la détresse sociale. Or, ne vaut-il pas mieux une petite récession, qu'une économie moderne peut rendre supportable à tous, à condition de ne pas gaspiller la dépense publique, qu'une grande récession, où la souffrance sociale est plus grande?

 

     Mais telle n'est pas la vision de la théorie dominante, keynésienne, et de nos politiciens, qui préfèrent le très court terme, qui prolonge en fait la souffrance sociale, plutôt que l'effort, bref, qui permet de relancer l'économie, l'emploi, le revenu, et le progrès social.

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