Analyse Libérale

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La taxe sur les très hauts revenus

30 Mai 2011 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Social

 

      Le quotidien Les Echos rapporte dans son éditions du 30 mai 2010 les cogitations du gouvernements et de l'UMP pour taxer les très hauts revenus salariés. Une nouvelle piste serait de pénaliser les entreprises qui versent de hauts salaires, en rendant ces derniers non déductibles de l'impôt sur les sociétés.

 

      Cette démarche ne s'attaque pas du tout aux vrais problèmes des salariés, en même temps qu'elle vise à renforcer les inégalités.

 

      Le problème des salariés, ce ne sont pas les hauts salaires: ce sont les salaires pas assez élevés! Il y a un tassement de la répartition des salaires: les bas salaires rattrapent doucement ceux de la classe moyenne. Les salaires de cette dernière augmente moins vite que les hauts salaires et les bas salaires.

 

      La politique constante des gouvernements, quelles que soient leurs couleurs politiques, a d'ailleurs toujours été un affaiblissement des revenus salariés de chacun, par les mesures de réduction de temps de travail. Ainsi, le temps partiel a été favorisé, par des baisses de charges, et l'est toujours par le système des heures complémentaires. Les 35h ont également provoqué la modération salariale. Les cadres supérieurs sont globalement gagnant, car leur rémunération ne dépend pas du temps de travail. Mais pas le salarié moyen.

 

      S'attaquer au problème des salaires revient donc à remettre en cause la politique menée au nom de l'emploi au cours des dernières décennies.

 

      Taxer les hauts salaires augmentera par ailleurs les inégalités. Pourquoi? Parce que ce ne sont pas les salariés qui touchent les plus hauts revenus. Les plus hauts revenus sont ceux du patrimoine. C'est une première inégalité.

 

      D'autre part, plus les revenus sont élevés, plus grandes sont les possibilité d'échapper à l'impôt grâce aux niches fiscales. Il y a donc une inégalité entre les gens, en fonction de la possibilité pour chacun de bénéficier d'une niche fiscale.

 

      Il faudrait donc plutôt supprimer les niches fiscales. Or, on est plutôt dans un mouvement d'augmentation du nombre de ces niches. Celles-ci ont une fonction électorale. Pour montrer qu'on est écolo, on crée une niche fiscale. Pour montrer qu'on soutient le bâtiment, on crée une niche fiscale. Etc.

 

      Une véritable politique de revenu et d'égalité suppose de revenir sur beaucoup de principes qui guident les gouvernements en France. Cela suppose de revenir sur la politique dirigiste, qui régit l'économie en agissant sur le temps de travail et les niches fiscales notamment.

 

      La France en est à un tel point qu'une politique fiscale de "flat tax" serait plus juste que le système actuel. (Cf: Impôt progressif et justice sociale  , et  Flat tax et justice  )

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Un moteur thermique qui produit moins de CO2 qu'un moteur électrique.

30 Mai 2011 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Revue du web

    

     

       En matière de transport, le tout électrique ou l'hybride est mis en avant afin de limiter les émissions de CO2. Cependant, cette formule globalement, est polluante, si on considère la maniè_re dont l'électricité est produite. En France, l'électricité étant à 80% d'origine nucléaire, elle produit peu de CO2 (d'autant plus qu'une part de la production électrique provient de l'hydrolique). Mais, dans beaucoup de pays, l'électricité est largement produit par combustion de gaz, ou de charbon, ou d'autres énergies fossiles. La voiture électrique générerait donc une augmentation de la polltion due à la production d'électricité.

 

     D'un autre côté, une des énergies renouvelables les plus à la mode, l'éolien, présente un grave inconvénient: sa production est erratique, dépendant du vent, et très variable. Pour compenser, il est nécessaire d'avoir des centrales produisant de l'électricité à partir de sources fossiles. Il y a donc production de CO2, et surcoût.

 

     Cet article du Figaro présente un carburant produit à partir de l'énergie éolienne. Ce qui aboutit à une voiture à moteur thermique, mais qui, globalement, provoque moins d'émission de CO2 qu'une voiture électrique. Cette technologie présente aussi l'avantage de stocker l'énergie éolienne, d'une manière pratique, ce qui est un grand progrès.

 

     Cependant, l'article ne donne aucune idée du coût du procédé.

 

     A lire néanmoins, pour nourrir la réflexion sur l'écologie.

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L'Europe est-elle trop sévère avec la Grèce?

29 Mai 2011 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #La crise Gecque

 

      Le plan d'aide à la Grèce suscite des critiques, de la part des grecs notamment. Ce plan, concocté par l'Union Européenne et le FMI, est accusé d'être trop rigoureux, et donc trop injuste, d'enfoncer le pays par ses mesures d'austérité alors que ce dernier aurait besoin d'une relance, de peser trop sur les défavorisés. Enfin, il est reproché à l'Union Européenne de demander des taux d'intérêt trop élevés, et d'avoir laissé les déficits se creuser en Grèce sans rien dire pour favoriser l'accession au pouvoir d'un socialiste, mieux à même d'imposer la rigueur.

 

      Ces reproches sont-ils justifiés? Les grecs paient un lourd tribut à la crise, et on ne peut que comprendre leur ressentiment. Un bilan, ou point d'étape, n'est pas inutile, pour évaluer si le plan d'aide à la Grèce est trop rigoureux, la responsabilité de l'Europe, et pour déterminer ce qu'il reste à faire pour la Grèce.

 

      Les contreparties demandées à la Grèce en échange du plan d'aide de l'Union Européenne et du FMI sont-elles trop rigoureuses? A chaque fois que le FMI aide un pays, il est accusé d'être trop sévère. On parle de dogmatisme de l'équilibre financier, d'ultra-libéralisme.

 

      Quand un pays a besoin de l'aide du FMI, c'est qu'il est au bord de la faillite. Il a emprunté, sa gestion n'inspire pas confiance, les préteurs ne veulent plus rien lui prêter, sauf à des taux prohibitifs.

 

      Ce n'est pas une question idéologique, ni une question de théorie économique. C'est un problème purement financier. Ce n'est pas non plus les marchés financiers qui font la loi. Que le financement provienne des banques, des marchés financiers, des particuliers, le problème est le même: quand la confiance n'est plus là, le crédit se tarit.

 

      Il faut alors faire des économies, chercher des ressources supplémentaires, d'où la rigueur.

 

      Bien sûr, il y a toujours des gens, l'ancien président du FMI, Dominique Strauss Kahn en tête, pour prôner la relance keynésienne, disant qu'il faut dépenser pour relancer l'économie. D'autres qu'il faut faire marcher la planche à billets. Mais la réalité est inévitable, et même Strauss Kahn a élaboré des plans de rigueur pour permettre à la Grèce de bénéficier d'une aide. Notons d'ailleurs que la BCE a fait marcher la planche à billet pour soutenir les banques, et les banques grecques en profitent largement, et qu'elle a utilisé une part des liquidités créées pour racheter des obligations grecques. Cela n'a pas suffi.

 

      Les pays obligés de se plier à la discipline du FMI ont du ressentiment envers l'organisme. D'autant que les gouvernements n'acceptent pas de reconnaître leurs erreurs. Le FMI, et, dans le cas de la Grèce, l'Union Européenne, sont les boucs émissaires de la rigueur, inévitable pourtant.

 

      L’Europe a-t-elle une responsabilité, en ayant sciemment ignoré certains signes avant-coureurs, pour favoriser des amis politiques? Le bruit a couru, mais c'est difficile à vérifier.

 

      Par contre, l'appareil statistique de l'Union Européenne laisse à désirer. Il ne fait que reprendre les chiffres des organismes nationaux, sans contrôle. Alors qu'on pourrait penser qu'un chiffre publié sous son égide est signe de crédibilité. Eurostat avait même repris les chiffres du chômage de l'INSEE, à l'époque où ce dernier avait changé de méthode et constaté des discordances. Il n'avait pas publié ses chiffres en France, ce qui avait créé une polémique sur les chiffres du chômage.

 

      D'autre part, l'empressement à accueillir de nouveaux pays dans la zone euro a peut-être été un peu trop grand. On peut pardonner à des économies comme celles de l'Allemagne ou de la France des écarts budgétaires. Mais la Grèce n'inspirait pas la même confiance.

 

      L'euro a certainement permis à la Grèce d'emprunter plus facilement. Peut-être d'emprunter trop facilement.

 

      Enfin, l'Union Européenne n'a absolument pas prévu qu'il soit nécessaire de renflouer un pays. Tout reposait sur les critères de Maastricht. Le respect de ces critères devait empêcher un pays de faire défaut. La crise budgétaire grecque illustre bien les limites de cette approche uniquement préventive. Il est difficile de forcer un pays à respecter ces critères. Sanctionner un pays quand il est en déficit est délicat, et trop tardif. La France et l'Allemagne ont d'ailleurs refusé de se plier aux sanctions en 2003. La crise budgétaire grecque a montré la nécessité de prévoir un dispositif, ce à quoi les européens se sont attelés, mais dans l'urgence, et en pleine crise. Ce qui rend les débats plus difficiles et moins sereins.

 

      De plus, si un dispositif de renflouement avait été prévu à l'avance, identique pour tout le monde, il aurait certainement mieux accepté. Aujourd'hui, les grecs se sentent stigmatisés, d'autant plus que certaines remarques de la part de certains pays ont été acerbes.

 

      Enfin, sachant ce qui se passerait en cas de défaut, un dispositif prévu à l'avance, avec toutes les contraintes que cela suppose, aurait eu un effet plus dissuasif que les critères de Maastricht.

 

      La Grèce revient dans l'actualité car elle aurait à nouveau besoin d'aide. Comment l'aider? Le débat est ouvert, entre restructuration de la dette et nouvelle aide européenne, en passant par des privatisations.

 

      Il est impossible d'envisager quoi que ce soit de précis simplement avec les informations des médias. Il faudrait connaître précisément la situation du pays. Mais on peut rester dans le domaine théorique.

 

      Aujourd'hui, on s'aperçoit, ou on feint de s'apercevoir, que la Grèce aura besoin de temps pour sortir de sa situation. L'aide d'urgence ne suffit pas. Ce qu'il faut, c'est un programme, étalé dans le temps, avec des objectifs réalistes, et, surtout, crédibles, pour diminuer les déficits. La Grèce retrouverait ainsi la confiance des prêteurs. Elle en aurait moins besoin aussi.

 

      Un tel programme doit tenir compte de nombreux éléments. Par exemple, quelle est l'efficacité en matière de recouvrement d'impôt, les prélèvements sont-ils assis sur une base assez large, les règles juridiques sont-elles un frein ou non à l'activité, etc. C'est une grande revue et un grand travail de réforme, à faire en collaboration avec, en l'occurrence, l'Union Européenne.

 

      Ce qui implique de prendre son temps. Il aurait fallu utiliser le ballon d'oxygène fourni par la première aide européenne pour négocier un tel programme.

 

      Ce programme doit aussi tenir compte de la situation des autres pays européens. Rappelons que ces derniers ne sont pas au mieux financièrement non plus, et que leur population doit elle aussi faire des efforts. Efforts sans commune mesure avec ceux demandés au grecs, mais qui réduisent la marge de manœuvre des gouvernements.

 

      Par ailleurs, quel serait l'impact d'une restructuration de la dette grecque sur les banques européennes? On nous prédit une catastrophe en cas de restructuration. Tandis que les banques se font rassurantes.

 

      Enfin, dans quelle mesure ce qui se passe en Grèce va influencer la situation dans d'autres pays, tel le Portugal et l'Espagne?

 

      Cela fait de nombreux éléments à prendre en compte, et ce n'est pas par les médias que l'on peut avoir toutes les informations.

 

      Par contre, l'Europe pourrait faire plusieurs gestes. D'abord, les taux d'intérêt des prêts accordés à la Grèce doivent être bas, indexé sur l'évolution de l'emprunt européen. A partir du moment ou un programme est décidé, et appliqué, il faut en favoriser la réussite sans en renchérir le coût pour le pays.

 

      L’Europe pourrait aussi s'occuper sérieusement de ses frontières, plutôt que de laisser la Grèce, qui est une porte d'entrée dans l'Union, aussi esseulée. Une véritable coopération en ce domaine permettrait des économies, peu importantes, mais bienvenue pour la Grèce.

 

      Il faudrait aussi clarifier la situation sur les achats d'armes de la Grèce aux pays de l'Union Européenne. Certains parlent de demandes pressantes, de la part de la France et de l'Allemagne notamment, pour que la Grèce achètent des armes. On peut espérer que ce ne sont que des spéculations, car il ne faudrait pas renforcer les difficultés du pays.

 

      En conclusion, la leçon que nous donne la crise budgétaire grecque, c'est qu'il ne faut pas jouer avec les déficits publics. Leçon connue pourtant. Si la situation en est là, c'est parce que la Grèce a une dépense publique trop importante par rapport à ses ressources, et parce que les autres pays de l'Union Européenne ne sont pas dans une situation brillante non plus de ce côté. Et ce n'est pas à cause de la crise. Celle-ci a accru les déficits, certes, mais si l'Europe est obligée de s'infliger, en pleine crise, de la rigueur pour les diminuer, c'est parce que même en période de croissance, elle est en déficit.

 

      La deuxième leçon, c'est qu'il aurait été nécessaire de prévoir le renflouement de pays en difficultés au moment de la création de l'euro. L’Europe construit aujourd'hui un dispositif d'aide, mais dans l'urgence et la confusion, et en pleine crise.

 

      Même si les crises font avancer l'économie, quand on en tire des leçons, il aurait été préférable de prévoir, et d'atténuer ainsi les difficultés des populations.

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Combattons l'Ultra-Libéralisme!

27 Mai 2011 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Théorie et explications de texte

 

      Les politiques ultra-libérales sont accusées des crises qui secouent la France et le monde, et en particulier de la dernière crise financière. De même, la dégradation de la situation sociale est attribuée à l'ultra-libéralisme. La crise financière a ainsi vu le retour en force des dirigistes, qui prônent un contrôle par l'Etat, et des keynésiens.

 

      Les libéraux rétorquent que l'ultra-libéralisme, en théorie économique, n'existe pas. C'est une invention des partisans du dirigisme, en matière économique, sociale, et sociétale même, pour faire peur aux populations, et imposer leurs politiques.

 

      Le terme ultra-libéralisme est employé par des économistes, des journalistes, des gens censés savoir et informer.

 

      Or, l'analyse des crises et des problèmes sociaux attribués à l'ultra-libéralisme montre que le libéralisme n'est pas du tout en cause. Mieux, c'est plutôt la responsabilité du dirigisme qui apparaît.

 

      De même, les reproches adressés à la théorie libérale elle-même paraissent incompréhensibles de la part de personnes qui se seraient renseignées sur la matière.

 

      L'ultra-libéralisme est ainsi présenté comme la cause de la dernière crise financière. Il est accusé d'avoir provoqué une dérégulation de la finance, qui a amené cette crise.

 

      Cependant, force est de constater que la finance est un secteur très surveillé par les autorités, entre les normes prudentielles, et les organismes de régulation. Tous les acteurs s'en remettaient à cette régulation se disant que si les régulateurs ne s'inquiétaient pas, c'était qu'il n'y avait pas motif d'inquiétude. Le problème, c'est donc la défaillance d'organismes chargés de surveiller le système, qui n'ont pas rempli leur rôle.

 

      Par ailleurs, c'est l'autorité publique qui, aux USA, contrôle la création monétaire, et donc ce que font les banques, à travers la Fed, dont le président est nommé par le chef de l'Etat.

 

      Enfin, la politique du crédit à tout va, qui a entraîné la crise, était une volonté de l'Etat aux USA. Celui-ci a assoupli les conditions d'obtention des crédits hypothécaires, tout en encourageant les banques à prêter aux pauvres.

 

      Nous sommes loin du libéralisme. Nous sommes en plein dans l'interventionnisme. Une politique libérale serait très différente.

 

      En effet, plutôt que le contrôle des établissements financiers par divers organismes, le libéralisme prône la responsabilisation. Ainsi, ces établissements sont en théorie libres de faire ce qu'ils veulent. Mais, ils doivent inspirer confiance, et sont seuls responsables de leurs problèmes. Ils sont ainsi plus surveillés, et plus prudents, car aucune autorité supérieure ne garantit leur pérennité.

 

      La crise financière remet aussi en question la politique monétaire telle qu'elle est menée par la Fed. Les taux d'intérêt sont utilisés pour stimuler la croissance, puis pour la ralentir en cas de surchauffe, provoquée par la baisse de ces mêmes taux! Et pour renflouer les banques également, après un Krach obligataire, boursier. Les établissements financiers avaient de ce fait un sentiment d'impunité, et ceux qui les finançaient un sentiment de sécurité.

 

      Or, ce type de politique monétaire est justement défendu par les pourfendeurs de l'ultra-libéralisme, qui ont toujours critiqué le "dogmatisme" de la BCE (pas si dogmatique que cela, d'ailleurs).

 

      L'ultra-libéralisme est aussi présenté comme la cause d'une précarisation du marché du travail, fautif d'avoir détruit toute les règles qui protégeaient le travailleur. Cette dérégulation est également considérée comme la cause du chômage.

 

      Cependant, au moins pour la France, cette dérégulation est difficile à trouver. Le monde du travail n'a jamais été aussi réglementé qu'aujourd'hui. En effet, la crise de 1973 a entraîné un très fort renforcement de la réglementation du marché du travail, destinée à empêcher les licenciements.

 

      Une flexibilisation s'est produite, c'est vrai. D'abord à travers le temps partiel, encouragé à l'époque par des allègements de charges par Martine Aubry. Puis, avec les 35h, pour lesquelles les entreprises ont obtenu des possibilités d'annualisation du temps de travail et autres méthodes de flexibilisation.

 

      Ce n'est donc pas une politique libérale qui a imposé la flexibilisation. C'est d'abord, le chômage, qui fait que les salariés sont obligés d'accepter de changer de conditions de travail. Mais c'est aussi la volonté étatique de réduire le temps de travail qui à provoqué la flexibilisation.

 

      Si une politique libérale avait été menée, à la fin des années 1990, des négociations salariales se seraient engagées en France. Les français, selon les sondages, ne voulaient pas d'une diminution du temps de travail, mais d'une augmentation du pouvoir d'achat. C'était une période de croissance, donc d'augmentation des salaires. Peut-être que les entreprises en auraient profité pour négocier la flexibilité en échange. Mais les salariés auraient eu une augmentation des salaires. C'est le dirigisme qui a empêché l'augmentation des salaires, préférant la baisse du temps de travail, sans effet sur l'emploi, comme on le constate aujourd'hui.

 

      Les anti-libéraux dénoncent les collusions entre banques, grandes entreprises et l'Etat. Et c'est vrai que les grandes entreprises semblent avoir leurs entrées auprès de l'Etat. Ainsi, l'automobile a bénéficié d'un fort soutien. Les banques américaines ont obtenu les changements législatifs qu'elles désiraient.

 

      Mais, une telle collusion est-elle du libéralisme? N'importe quel économiste répondant par l'affirmative devrait changer de discipline. Le libéralisme, c'est l'égalité.

 

      Au contraire, le dirigisme favorise les collusions. Les régimes communistes en sont le meilleur exemple, la corruption étant une des plaies de la Chine. Ce qui est logique: plus grand est le contrôle de l'Etat, plus grand est le champ de la corruption.

 

      L'ultra-libéralisme est aussi accusé d'avoir provoqué une mondialisation anarchique, qui a privé d'emploi les salariés français.

 

      En fait, le processus de mondialisation actuel a commencé après la deuxième guerre mondiale, avec les accords du GATT. L'idée étant que les nations commercent plutôt que de se faire la guerre. Par ailleurs, le commerce international est très réglementé, par des accords, des traités, et la création de l'OMC.

 

      La véritable nouveauté, c'est le développement des pays émergents. C'est une nouvelle concurrence pour les pays développés. Doit-on condamner, voire empêcher, ce développement, c'est-à-dire priver 80% de la population mondiale de l'espoir d'un niveau de vie équivalent au nôtre?

 

      La libéralisation du commerce permet un développement mondial. Les anti-libéraux prétendent défendre le social. Pourtant, ils critiquent, de fait, le développement de nouveaux pays. Développement qui profite d'ailleurs à la France. De manière indirecte, via l'Allemagne, qui exporte dans ces pays, la France bénéficiant indirectement de la croissance allemande. Via le tourisme, et les achats de produits de luxe, par les pays émergents, et les touristes de ces pays. Par le soutien à la demande mondiale qu'apportent ces pays émergents.

 

      La position des anti-libéraux est contradictoire. D'un côté, ils assurent défendre l'être humain, le faible, tandis que le libéralisme défendrait le puissant. Mais, ils critiquent la concurrence de pays qui accèdent à notre niveau de vie.

 

      Sachant d'autre part que la compétitivité des pays émergents n'est pas qu'une question de coût du travail. Ils bénéficient d'installations plus modernes, donc plus productives.

 

      On peut bien entendu avoir une opinion en faveur du protectionnisme. Mais, il faut l'assumer.

 

      Il y a eu quelques mesures libérales. Les Etats ont été forcés de privatiser des entreprises publiques, car ils avaient besoin d'argent. les prix ont été libérés en France, également.

 

      Mais, on ne peut occulter le fait que la dépense publique, de même que les prélèvements publics, n'ont jamais été aussi élevés. Nous sommes loin d'une politique libérale.

 

      On constate donc que l'ultra-libéralisme n'apparaît pas comme la cause des problèmes qui lui sont attribués. Plus encore, le libéralisme est dénoncé pour des politiques qui n'ont rien de libérales.

 

      Pourtant, ce sont des économistes qui crient à l'ultra-libéralisme, des gens qui savent que manipuler le crédit pour soutenir la croissance n'a rien de libéral, que des dépenses publiques qui représentent plus de 50% du PIB ce n'est pas du libéralisme, que le droit du travail n'a pas été dérégulé mais au contraire renforcé depuis la crise des années 1970.

 

      La théorie libérale elle-même est dénoncée. En fait, la dénonciation de l'ultra-libéralisme est une dénonciation du libéralisme, qui serait donc "ultra". Que reproche-t-on au libéralisme?

 

      Le libéralisme apparaît parfois comme le défenseur des grandes entreprises. Il est vrai que les dirigeants de ces firmes aiment à se réclamer du libéralisme. Le libéralisme apparaît ainsi comme le défenseur des entreprises face au salarié.

 

      Ce qui est complètement faux. Le libéralisme, c'est la défense de la liberté, et donc de la liberté d'entreprendre. Chacun peut entreprendre, et concurrencer une entreprise existante. Et il n'est pas question de favoriser l'entreprise face au salarié: les rapports doivent rester libres et contractuels. Ceux qui réclament des avantages au nom du libéralisme ne sont pas des libéraux. Les économistes le savent. Pourtant, certains véhiculent le mythe de l'ultra-libéralisme, oppresseur des salariés.

 

       Le principal reproche fait au libéralisme, et pour lequel il est qualifié "d'ultra", est qu'il prônerait un monde sans règles, favorisant la loi du plus fort. Ce qui, à nouveau, est complètement faux.

 

      Même les plus libertariens prônent un monde régulé, dans le sens que la société est gérée par des règles. Mais ce sont des règles qui se construisent et s'imposent par la pratique. On parle de droit naturel, comme d'une redécouverte de règles de bon sens .

 

      Il y a de nombreuses écoles parmi les libéraux. Des libertariens, comme ceux décrits dans le paragraphe précédent, qui veulent une société sans gouvernement, mais pas sans règles. des minarchistes, qui veulent un état minimal. On peut citer également F. A. Hayek, qui est qualifié d'ultra-libéral, alors que son œuvre maîtresse est Droit, Liberté et Législation, dans laquelle il cherche à décrire une constitution idéale, qui soit efficace et préserve l'être humain.

 

      La différence entre les libéraux et les antilibéraux n'est pas que les premiers préconisent un monde sans règles, et les seconds un monde régulé. Les libéraux préconisent un monde régulé, et les anti-libéraux un monde dirigiste, ou dirigé. Ce qui est très différent. Pour les libéraux, tous ont les même droits, et l'activité de chacun est canalisée par des règles. Pour les anti-libéraux, c'est la collectivité qui décide de ce que doit faire chacun.

 

      Les débats peuvent-être virulents dans les domaines scientifiques, que ce soit les sciences dures ou les sciences sociales. Cependant, ce qui est appelé ultra-libéralisme est tellement éloigné du libéralisme, que c'en apparaît comme une imposture pour déconsidérer le libéralisme. Les économistes qui parlent d'ultra-libéralisme sont soit des incompétents, soit des personnes qui sont prêtes à tout pour dénigrer le libéralisme. Finalement, ces économistes perdent en crédibilité, dès qu'on commence à s'intéresser à ce qu'est vraiment le libéralisme.

 

      Dénoncer l'ultra-libéralisme, c'est aussi occulter l'essence dirigiste des anti-libéraux, alors même que les régimes dirigistes se sont effondrés. Une manière de détourner les regards.

 

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La Loi de Say, une analyse historique

22 Mai 2011 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Revue du web

L'Institut Coppet a mis en ligne la préface du livre La Loi de Say, Une analyse historique, de l'économiste américain Thomas Sowell. Cette préface est écrite par Jacques Garello. Elle présente cette loi de Say, tout en la replaçant dans le débat historique avec Malthus.

Un article fortement recommandé, pour mieux comprendre cette loi de Say, apport essentiel de l'Ecole Française d'économie.

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Revue du web du 19/05/2011, DSK, les femmes, les USA et Rothbart

19 Mai 2011 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Revue du web

- Le Figaro Madame s'interroge sur l'évolution des relations hommes-femmes après l'affaire DSK. Considèrera-t-on le harcèlement pour ce qu'il est dans certaines classes de la population  en France?

 

- Rue 89 s'intéresse aux réactions de certains amis de DSK, que Rue 89 appelle les pires avocats de DSK, car leurs déclarations peuvent paraître trop complaisantes envers DSK, eu égard à la victime présumée.

 

- DSK toujours, un article de L'Expansion, qui traite de la vision des médias américains et français de l'affaire.

 

- Un peu d'écologie, avec un article du Figaro sur la production de carburant par les algues.

 

- Le Bulletin d'Amérique propose un article sur Thomas Sowell, économiste américain, de l'école autrichienne, qui a écrit, entre autre, sur l'affirmative action.

 

- Un article de l'Institut Coppet sur le libertarianisme selon Murray Rothbart.

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La succession de Strauss Kahn au FMI

17 Mai 2011 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Crise et Relance

 

      Le FMI s'interroge sur la succession de Dominique Strauss Kahn, à la suite de son inculpation. Cette succession est une question qui devait se poser de toutes façons, puisque Strauss Kahn était présumé se présenter à l'élection présidentielle de 2012.

 

      Les médias se sont aussi interrogés sur l'apport de Strauss Kahn au FMI. Si certains sont élogieux, le bilan est plutôt mitigé.

 

      Le FMI a repris de l'importance, mais c'est surtout grâce à la crise des finances publiques engendrées par la crise financière, provoquée par l'incitation au crédit des autorités des USA. (Cf A quoi sert le FMI aujourd'hui)

 

      Il est reproché à Strauss Kahn d'avoir trop aidé l'Europe. D'avoir été trop indulgent. Les grecs apprécieront. Le problème de Strauss Kahn est d'avoir encouragé des plans de relance, tout en invoquant la rigueur pour les pays aidés par le FMI. En tant que keynésien, il encourage la dépense publique, mais en pratique, quand cette dépense publique aboutit à une impasse, c'est la rigueur.

 

      L'apport de Strauss Kahn valait surtout pour la France. C'était un atout d'avoir un français à la tête d'un tel organisme international. Et c'était aussi bon pour l'Europe. Aujourd'hui, les pays émergents piaffent pour avoir un rôle important au FMI.

 

     En ce sens, l'inculpation de Strauss Kahn est mauvaise pour la France, au sein de ces pays émergents.

 

      L'Europe va devoir défendre ses prérogatives, face aux pays émergents.

 

 

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Liste des impôts et taxes constitutifs des prélèvements obligatoires

15 Mai 2011 , Rédigé par Vladimir Vodarevski

 

 

Un petit copier-coller de la

 

 

Liste des impôts et taxes constitutifs

des prélèvements obligatoires en 2009

 

 

extraite du rapport sur les prélèvements obligatoires, du projet de loi de finance pour 2011. Une petite illustration de la complexité des prélèvements obligatoires en France. 

 

 

BUDGET GÉNÉRAL ÉTAT en M€

 

RECETTES FISCALES

 

 

PRODUITS DES IMPÔTS DIRECTS ET ASSIMILÉS

1. Impôt sur le revenu

  

Impôt sur le revenu (y compris CRL) 45 836

2. Autres impôts directs perçus par voie d’émission de rôles

  

CF Impôts sur les sociétés sur avis de mise en recouvrements (AMR) 6

TF et TP La Poste et France Telecom 25

Taxes sur les salaires 0

Pénalités et amendes 0

Droits divers 40

Majoration 10 % et frais de poursuite 720

Frais de dégrèvement sur impôts locaux et divers 2 867

3. Impôt sur les sociétés et contribution sociale sur les bénéfices des sociétés

  

Impôt sur les sociétés 19 238

CRL perçue avec l’impôt sur les sociétés 115

Imposition forfaitaire annuelle (IFA) 1 399

Contribution sociale sur les bénéfices des sociétés (CSB) 0

4. Autres impôts directs et taxes assimilées

Retenues à la source sur certains bénéfices non commerciaux et de l’impôt sur le revenu 416

Retenues à la source et prélèvements sur les RCM et BA 4 650

Précompte dû par les sociétés au titre de certains bénéfices distribués 3

Prélèvements exceptionnel de 25 % sur les distributions de bénéfices 60

Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) 3 563

Taxe sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux et de stockage 34

Prélèvements sur les entreprises d’assurance 96

Cotisation minimale de taxe professionnelle 2 741

Participation employeurs à l’effort de construction 7

Taxe de participation des employeurs au financement de la formation professionnelle continue 14

Taxe forfaitaire sur les métaux précieux, les bijoux, les objets d’art, de collection et d’antiquité 39

Contribution des institutions financières 0

Taxe sur les surfaces commerciales 595

Prélèvement sur les distributions acquitté par les sociétés d’investissements immobiliers côtées 0

Annexe 3

     

 

 

 

 

Liste des impôts et taxes constitutifs

des prélèvements obligatoires en 2009

 

 

 

 

41

R apport Prélèvements Obligatoires

Cotisation nationale de péréquation de la taxe professionnelle 962

Recettes diverses 247

TOTAL DES IMPÔTS DIRECTS ET ASSIMILÉS 83 671 M€

PRODUITS DES IMPÔTS INDIRECTS

5. Taxe intérieure sur les produits pétroliers

Taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) 13 898

6. Taxe sur la valeur ajoutée

Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) 122 251

7. Enregistrement, timbre, autres contributions et taxes indirectes

Mutations à titre onéreux de créances, rentes, prix d’offices 224

Mutations à titre onéreux de fonds de commerce 135

Mutations à titre onéreux de meubles corporels 1

Mutations à titre onéreux d’immeubles et droits immobiliers 2

Mutations à titre gratuit entre vifs (donations) 579

Mutations à titre gratuit par décès (successions) 6 794

Mutations de jouissance (Baux) 1

Conventions actes civils 7

Partages 119

Droits fixes 176

Pénalités 2

Taxe de publicité foncière 135

Taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) 2 752

Recettes diverses et pénalités 78

Taxe sur les véhicules des sociétés (TVS) 0

Contrats de transport 0

Droits d’importation 1 461

Prélèvements et taxes compensatoires institués sur divers produits 0

Autres taxes intérieures 237

Autres droits et recettes accessoires 3

Amendes et confiscations 68

Taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) 38

Cotisation à la production sur les sucres 41

Taxe spéciale sur certains véhicules routiers (taxe à l’essieu) 172

Autres droits et recettes à différents titres 29

Taxe sur les achats de viande 18

Taxe spéciale sur la publicité télévisée 77

Redevance sanitaire d’abattage et de découpage 56

Taxe sur certaines dépenses de publicité 30

Taxe de l’aviation civile 77

Produits des jeux exploités par La Française des jeux 1 670

Prélèvements sur le produit des jeux dans les casinos 793

42

Rapport Prélèvements Obligatoires

Prélèvement sur le produit brut des paris hippiques 688

Autres taxes 59

TOTAL DES IMPÔTS INDIRECTS 152 672 M€

RECETTES NON FISCALES

Contribution de la Caisse des dépôts et consignations représentative de l’IS 59

Frais d’assiette et de recouvrement des impôts sur rôle établis au profit

des collectivités locales et de divers organismes 192

Pénalités 1

Produits divers 2

Autres produits divers 0

TOTAL DES RECETTES NON FISCALES 254 M€

Correction D995 nette -2 052

FONDS DE CONCOURS

Contributions des entreprises industrielles au fonds national pour l’emploi (FNE) 12

TRANSFERTS AUX COLLECTIVITÉS LOCALES ET À L’EUROPE

Remboursements et dégrèvements d’impôts locaux -16 615

Prélèvement au profit des collectivités locales -3 322

Prélèvement au profit des communautés européennes -3 778

BUDGET ANNEXE DE L’AVIATION CIVILE

Taxe de l’aviation civile 288

COMPTES SPÉCIAUX DU TRÉSOR

Taxe additionnelle à la taxe sur les certificats d’immatriculation des véhicules 200

Développement agricole et rural 111

TOTAL IMPÔTS ÉTAT 211 441 M€

Organismes divers d’administration centrale (Odac ) en M€

Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) au profit de la CADES 5 948

Contribution sociale généralisée (CSG)

 

(QP au profit de la CADES)

2 233

Taxe sur les primes d’assurance au profit du FGAO

 

(Fonds de garantie des assurances obligatoires

de dommages)

 

41

Taxe sur les primes d’assurance au profit du FGTI

 

(Fonds de garantie des victimes des actes

de terrorisme et d’autres infractions)

 

266

Taxe additionnelle sur les billets d’avion au profit du FSD

 

(Fonds de solidarité pour le développement)

367

Contributions des employeurs de main d’oeuvre étrangère au profit de l’OFII

 

(Office français

de l’immigration et de l’intégration)

 

71

Taxe générale sur les activités polluantes

 

(TGAP) au profit de l’Ademe

(Agence de l’environnement

et de la maîtrise de l’énergie)

 

387

43

Rapport Prélèvements Obligatoires

Taxe due par les concessionnaires d’autoroutes au profit de l’AFITF

 

(Agence de financement des

infrastructures de transport de France )

 

528

Contribution au service public de l’électricité

 

(CSPE)

1 756

Contribution additionnelle aux primes d’assurances au profit du FNGCA

 

(Fonds national de garantie

contre les calamités agricoles)

 

97

Redevances perçues sur formalités au profit de l’INPI

 

(Institut national de la propriété industrielle)

160

Taxe au profit de FranceAgriMer

 

(anciennement affectée à l’OFIMER)

5

Taxe d’abattage au profit de l’ONIEP

 

(Office national interprofessionnel de l’élevage et de ses productions)

82

Taxe au profit de l’ONIGC

 

(Office national interprofessionnel des grandes cultures)

4

Taxes au profit des Voies navigables de France

 

(VNF)

169

Taxe spécifique pour la Chambre nationale de la batellerie artisanale

 

(CNBA)

1

Taxe sur les logements vacants au profit de l’ANAH

 

(Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat)

501

Contribution annuelle des distributeurs d’énergie au FACE

 

(Fonds d’amortissement des charges

d’électrification rurale)

 

346

Produits des jeux exploités par la Française des Jeux au profit du CNDS

 

(Centre national du sport)

223

Prélèvement complémentaire au profit du CNDS

 

(Centre national du sport)

42

Taxe sur les spectacles perçue au profit de l’ASTP

 

(Association pour le soutien du théâtre privé)

5

Cotisation des entreprises cinématographiques au profit du CNC

 

(Centre national de la cinématographie

française)

 

8

Taxes au profit du CNC

 

(Centre national de la cinématographie française)

ex Recettes CAS CINE 548

Cotisation patronale à l’AGS

 

(Association pour la gestion du régime d’assurance des créances des salariés)

1 130

Taxe sur les mutuelles au profit du fonds CMU

 

(Fonds de financement de la couverture maladie

universelle)

 

1 549

Cotisations des employeurs au profit du FNAL

 

(Fonds national de l’allocation logement)

2 264

Droits de consommations sur les tabacs au profit du FNAL

 

(Fonds national de l’allocation logement)

146

Prélèvement de 2 % sur les revenus du patrimoine et les produits de placements

 

(QP 65 %

au profit du FRR)

 

1 513

Contribution de solidarité au profit du FS

 

(Fonds de solidarité)

1 435

Contribution additionnelle de 1,1 % sur les revenus du capital au profit du FNSA

 

(Fonds national

des solidarités actives)

 

833

Frais d’assiette et de dégrèvement -11

Correction D995 nette -6

TOTAL ORGANISMES DIVERS D’ADMINISTRATION CENTRALE (ODAC) 22 640 M€

ADMINISTRATIONS PUBLIQUES LOCALES (Apul) en M€

FISCALITÉ DIRECTE LOCALE

Redevances des mines 26

Taxe professionnelle (entreprises non agricoles) 21 994

Taxe pour frais de chambres de commerce et d’industrie 940

Taxe pour frais de chambres des métiers 217

Taxe d’habitation (TH) 14 452

Taxe foncière sur les propriétés bâties (TF PB) 24 029

Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TF PNB) 894

44

Rapport Prélèvements Obligatoires

Taxe pour frais de chambre d’agriculture et cotisation pour la Caisse d’assurance

des accidents agricoles 303

FISCALITé INDIRECTE LOCALE

Droits d’enregistrement (taxe additionnelle aux droits de mutation) 7 160

Taxe sur les jeux et spectacles 272

Redevances et taxes funéraires 11

Versement pour dépassement du P.L.D. 61

Taxe locale d’équipement (TLE) 622

Part. dépassement du COS 0

Part pour non réalisation de stationnement 18

Taxe spéciale d’équipement (Villes nouvelles, Basse-Seine) 10

Taxe additionnelle à la TLE au profit de la région Île-de-France 18

TIPP transférée aux départements 5 756

TIPP transférée aux régions 3 865

Taxe sur les conventions d’assurance transférée aux départements 3 127

Impôts sur les spectacles 34

Taxe de séjour 196

Taxe sur certaines fournitures d’électricité 1 725

Octroi de mer 885

Taxe de ski de fond 5

Surtaxes sur les eaux minérales 18

Taxe locale sur la publicité extérieure 53

Taxe sur enseignes et affiches 16

Taxe destinée au financement des conseils d’architecture et d’urbanisme 76

Taxe sur les tabacs (Corse) 54

Taxe sur l’énergie hydraulique 6

Redevance départementale sur les espaces verts 280

Taxe sur les transports (Corse et DOM) 29

Taxe sur les remontées mécaniques 51

Taxe sur les rhums 5

Taxe sur les carburants (DOM) 464

Taxe d’assainissement 1 901

Redevance pour droit de construire (Établissement public d’aménagement de la Défense) 18

Taxe spéciale d’équipement (Établissement public de la métropole lorraine) 11

Taxe sur la création de bureaux en Île-de-France 220

Surtaxes locales temporaires 0

Autres taxes indirectes 300

Taxe sur les certificats d’immatriculation 1 919

Taxes parafiscales et diverses versées par organismes collecteurs 22

Produit du versement de transport 6 049

45

Rapport Prélèvements Obligatoires

Taxe d’apprentissage au profit du Fonds national de développement et de modernisation

de l’apprentissage (FNDMA) 474

Contribution au développement de l’apprentissage 712

TRANSFERTS DE L’ÉTAT

Remboursements et dégrèvements d’impôts locaux net de frais d’assiette et recouvrements 13 748

Prélèvements sur les recettes de l’État 3 322

TOTAL ADMINISTRATIONS PUBLIQUES LOCALES (APUL) 116 368 M€

ADMINISTRATIONS DE SÉCURITÉ SOCIALE (ASSO) en M€

Cotisations au FCATA (Fonds commun des accidents du travail agricole) 19

Droits de plaidoirie 12

Contribution sociale de solidarité des sociétés (CSSS) 5 464

Contribution des entreprises médicaments 270

Contribution de solidarité des PAM conventionnés 17

Contributions préretraites des employeurs au FSV (Fonds de solidarités vieillesse) 28

Contributions préretraites des employeurs à la CNAV 529

Contribution des grossistes répartiteurs 402

Contribution des laboratoires 230

Cotisation de solidarité spéciale sur les boissons alcooliques 519

Droit de circulation sur les vins, cidres, poirés et hydromels 118

Droit de consommation sur les produits intermédiaires 107

Droit de consommation sur les alcools 2 048

Droit sur les bières et les boissons non alcoolisées 380

Taxe sur les prémix 0

TVA brute collectée sur les producteurs de boissons alcoolisées 2 063

TVA brute sur les produits pharmaceutiques (commerce de gros) 3 237

TVA brute sur les tabacs 3 078

Taxe sur les primes d’assurance automobile 946

Taxe sur les contributions patronales au financement de la prévoyance complémentaire 706

Taxe sur les salaires 11 106

Contribution sociale sur les bénéfices des sociétés (CSB) 550

Contribution patronale sur les stock-options 127

Taxe sur les véhicules de société (TVS) 1 097

Contribution sociale généralisée (CSG) (QP au profit de la CNAF) 11 969

Contribution sociale généralisée (CSG) (QP au profit de la CNAM) 57 852

Contribution sociale généralisée (CSG) (QP au profit de la CNSA) 1 102

Contribution sociale généralisée (CSG) (QP au profit du FSV) 9 240

Prélèvement de 2 % sur les revenus du patrimoine et les produits de placements

(QP 15 % au profit de la CNAV) 670

Prélèvement de 2 % sur les revenus du patrimoine et les produits de placements

(QP 20 % au profit du FSV) 112

46

Rapport Prélèvements Obligatoires

Droit de licence sur la rémunération des débitants de tabacs 286

Forfait social 319

Contribution de solidarité autonomie (CSA) au profit de la CNSA (Caisse nationale de

solidarité pour l’autonomie) 2 138

Droits de consommation sur les tabacs (QP au profit de la CNAMTS) 3 857

Droits de consommation sur les tabacs (QP Exonérations) 3 771

Droits de consommation sur les tabacs (QP au profit du FCAATA) 31

Droits de consommation sur les tabacs (QP au profit du FFIPSA) 2 007

Taxe sur les farines 63

Taxe sur les corps gras alimentaires 123

Frais d’assiette et de dégrèvement sur Cotisations sociales -181

TOTAL ADMINISTRATIONS DE SÉCURITÉ SOCIALE 126 412 M€

UNION EUROPÉENNE en M€

Droits de douanes et autres droits 1 628

Cotisation à la production de sucre et d’isoglucose 41

Ressource TVA 2 109

Fonds de garantie aux actions extérieures et versements divers 12

TOTAL UNION EUROPÉENNE 3 790 M€

Total des impôts, hors cotisations sociales

et nets des impôts non recouvrables480,7 Md€

Cotisations sociales efectives,

 

nettes des cotisations non recouvrables312,3 Md€

 

Total des prélèvements obligatoires 793,0 Md€

 

47

 

 

 

 

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Impôt progressif et justice sociale

15 Mai 2011 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Social

 

      L'impôt progressif tel qu'il existe en France est considéré comme étant juste socialement. Le discours dominant porte sur la nécessité de créer une tranche supplémentaire d'impôt sur le revenu, pour renforcer cette progressivité.

 

      Pourtant, la progressivité de l'impôt est une illusion en France. Ou, plutôt, la progressivité des prélèvements obligatoire est une illusion. Ces prélèvements obéissent à une autre logique. Et les débats sur la nécessité d'une ou plusieurs tranches n'ont pas tellement de sens.

 

      En effet, les principaux prélèvements obligatoires, en France, sont les prélèvements sociaux. En 2009, les prélèvements destinés aux administrations de sécurité sociale ont représenté 22,6% du PIB. Sur un total de prélèvements obligatoires représentant cette même année 41,6% du PIB (chiffres extraits du projet de loi de finances pour 2011), et sachant que certains prélèvements, comme la redevance audiovisuelle, ne sont pas considérés comme obligatoire, et que le total des prélèvements tourne autour de 50% en France.

 

Répartition des prélèvements obligatoires en 2009

 

      Or, ces prélèvements sociaux n'ont rien de progressifs. Ce sont les cotisations sociales sur les salaires, et la CSG. Voici, sur le site Net-Iris, un exemple de fiche de paie avec toutes les cotisations afférentes. On remarquera que certaines sont plafonnées. C'est-à-dire que la part de la rémunération situées au dessus du plafond de la sécurité sociale n'est pas soumise à certaines cotisations (mais la part située en dessous l'est, tout le salaire n'est pas exonéré).

 

      On peut citer également la TVA, le principal impôt d'Etat, qui n'est absolument pas progressive.

 

      L'impôt sur le revenu est-il lui-même progressif? Il est en fait mité par diverses niches fiscales et crédits d'impôt, comme ceux en faveur de l'écologie. Plus les gens sont riches, plus ils peuvent bénéficier de l'optimisation fiscale, tandis que ceux qui doivent payer plein pot sont souvent des salariés, bien payés, mais pas les plus riches.

 

      La progressivité des prélèvements apparaît donc comme une imposture en France. Mais pourquoi les prélèvements ne sont-ils pas progressifs? On remarquera que les principaux prélèvements ne se voient pas. Les salariés touchent un montant net. Ils sont moins sensibles à tous les chiffres de prélèvements figurant sur leurs fiches de paie.

 

      Même chose pour la TVA, qui est invisible pour le contributeur, c'est-à-dire le consommateur.

 

      Par contre, les réductions doivent être visibles, pour montrer que l'Etat agit. C'est une vitrine de l'interventionnisme. Ce sont donc des réductions de cotisations sociales patronales, à destination de ceux qui paient concrètement les cotisations donc. Ce sont des réductions et des crédits d'impôt. Les crédits d'impôt peuvent être touchés par des ménages non imposables, sous formes de remboursement. Mais encore faut-il avoir les moyens, par exemple, d'acheter des panneaux solaires à installer sur le toit de sa maison. D'autant plus compliqué si on habite en HLM.

 

      Par ailleurs, selon L'observatoire des inégalités, les 10% les plus riches se partagent 25% des revenus. L'observatoire des inégalités considère les revenus après redistribution, et raisonne en termes de niveaux de vie.

 

Répartition de la richesse, observatoire des inégalités

 (Source: l'Observatoire des inégalités)

Cependant, toujours en termes de niveaux de vie, les chiffres avant répartition, récupérés sur le site de l'Université Aix-Marseille, ne montre pas de grandes différences:

 

Revenus 2008 avant et après redistribution aix

 

La redistribution en France s'effectue vers les plus bas revenus, et à l'intérieur de la classe moyenne, vers les familles ayant des enfants. Par conséquent, 90% de la population concentre 75% des revenus. Et encore, on fait partie des 10% les plus riches quand on touche 37 150 euros avant redistribution en France. A ce niveau, c'est encore la classe moyenne. Les revenus sont donc essentiellement réparti dans la classe moyenne en France. Par conséquent, l'Etat doit aller chercher l'argent auprès de cette classe moyenne. Il le fait en donnant l'illusion de faire contribuer essentiellement les plus riches. Mais les plus riches ne peuvent pas contribuer à des prélèvements, obligatoires et non obligatoires, qui représentent près de 50% du PIB.

 

      Une mesure de justice sociale serait de supprimer les cotisations sociales et de tout basculer sur l'impôt sur le revenu. Mais des gens qui ne paient pas d'impôt sur le revenu, c'est-à-dire la moitié des ménages en France, seraient imposés. Très mauvais du point de vue électoral.

 

      En conclusion, les débats sur la progressivité de l'impôt sont du pipeau. L'Etat a besoin que chacun paie, car ses dépenses sont très importantes. Une solution plus juste socialement serait une flat tax, comme démontré dans cet article: Flat tax et justice sociale  .

 

 

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Croissance en France et en Europe au premier trimestre 2011

13 Mai 2011 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Crise et Relance

 

      L'INSEE vient d'annoncer ce vendredi 13 mai 2011 une hausse du PIB de 1% au premier trimestre 2011 par rapport au quatrième trimestre 2010. Les détails des statistiques sont sur le site de l'INSEE.

 

      Selon les chiffres publiés par Eurostat, cela représente une croissance de 2,2% par rapport au premier trimestre 2010.

 

       Quant à l'Allemagne, elle gagne 1,5% au premier trimestre 2011 par rapport au dermier trimestre 2010, et 4,8% par rapport au premier trimestre 2010. Il faut rappeler que l'Allemagne a connu une récession beaucoup plus forte que la France.

 

      Les USA ont connu une croissance de 0,4% au premier trimestre 2011 par rapport au dernier trimestre 2010, et de 2,3% par rapport au premier trimestre 2010.

 

       La zone euro a vu sa croissance augmenter de 0,8% au premier trimestre 2011, par rapport au dernier trimestre 2010, de même que l'UE à 27. Par rapport au premier trimestre 2010, la croissance est identique également, à 2,5%.

 

       On note donc que la France fait mieux que la moyenne de la zone euro au premier trimestre 2011.

 

       La question qui se pose, est de savoir si en France c'est la reprise qui s'enclenche ou non, s'il s'agit d'un rattrapage ou d'un nouvel essor.

 

     Une hirondelle ne fait pas le printemps. Il faudra attendre les mois prochains pour avoir une idée de la robustesse de la reprise.

 

      Cette croissance comporte des éléments positifs. D'abord, une hausse de la production manufacturière de 3,4%. Ce type de production n'ayant pas l'habitude de croître aussi fortement en France, la croissance étant tirée par les services (qui augmentent par ailleurs de 1,1%), sa croissance est une rupture positive.

 

      L'autre élément positif, le principal, c'est la croissance de l'investissement des entreprises. Celle-ci atteint 1,9%, après 0,9% au dernier trimestre 2010. Or, toutes les périodes de croissance sont corrélées à une croissance de l'investissement des entreprises. Même si les médias scrutent le consommation, c'est l'investissement qui tire la croissance.

 

       Enfin, le dernier élément positif, c'est la croissance des exportations: +1,4%, après +0,3% au dernier trimestre 2010. Bien sûr, les importations augmentent plus fortement, +2,7%. Mais l'augmentation de la demande adressée à la France à un effet d'entraînement. La France a connu ces dernières années des périodes de croissance quand l'économie mondiale était en croissance. Il y a donc un effet d'entraînement.

 

       Encore une fois, les chiffres d'un trimestre ne signifient pas grand chose. Il y a des signes d'espoir. La croissance provient aussi d'une reconstitution des stocks, qui augmentent de 0,7%. Ce qui milite pour un rattrapage.

 

       Pour le moment, on en reste aux hypothèses. Ce peut être un rattrapage, après que les entreprises aient cherché à préserver leur trésorerie. Elles ont retrouvé un peu de marge pour investir. Mais peut-être simplement pour rattraper le retard accumulé pendant la crise.

 

       Soulignons par ailleurs que les chiffres ne sont pas extraordinaires. Et n'oublions pas qu'avant la crise, la France connaissait une croissance faible et erratique. La sortie de crise mènera peut-être à ce même type de croissance.

 

       La France sera tirée par la croissance mondiale, l'innovation mondiale, mais rien ne montre qu'elle a une croissance propre à elle-même.

 

      Notons que l'emploi salarié non agricole a également augmenté au premier trimestre 2011. De 0,4%. Pas de quoi s'enthousiasmer non plus.

 

      En conclusion, les chiffres montrent un espoir de sortie de crise, mais qui devra attendre d'être confirmé. Il n'y a pas cependant de raison d'être triomphaliste, notamment car rien n'indique qu'il s'agit d'une véritable reprise économique, de celle qui est attendue depuis de nombreuses années en France.

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