Analyse Libérale

Un deuxième plan de relance pour Obama

7 Septembre 2010 , Rédigé par Vladimir Vodarevski

 

     A deux mois des élections de mi-mandat, face à des sondages défavorables pour les démocrates, le président des USA veut lancer un nouveau plan de relance, centré sur les infrastructures. Ce programme nécessite un investissement de 50 milliards de dollars.

 

      A cela s'ajoutent diverses mesures, dont un crédit d'impôt recherche.

 

      Mais trouver l'argent va s'avérer compliqué, car les déficits publics inquiètent, après un premier plan de près de 800 milliards de dollars.

 

      L'histoire des crises bégaie. C'est toujours le même schéma: d'abord la relance, massive. Puis, des interrogations sur son efficacité. Puis, des difficultés budgétaires. Les sacrifices.

 

      Il faut dire aussi que les politiciens sont exigeants. Ils voudraient des plans qui relancent l'économie, en six mois. Ce qui n'est pas possible. Même deux ans, c'est court.

 

      Construire des infrastructures, aux USA, ne sera pas inutile, car celles-ci sont réputées délabrées. Même s'il n'y aura pas de relance, l'effet à moyen terme sur l'économie sera bénéfique.

 

      Il est étonnant que ces infrastructures n'aient pas plus bénéficié des plans de relance. En effet, le précédent ne leur consacrait "87" milliards sur près de 800. Alors que ces dépenses, selon la théorie keynésienne, sont plus efficaces pour relancer l'économie.

 

      Et, pour ceux qui ne sont pas keynésiens, si l'argent n'est pas dépensé en infrastructures inutiles ou surpayées, ce sont des dépenses qui ne sont pas inutiles sur le moyen terme.

 

      Mais le précédent plan a consacré plus d'argent aux allègements fiscaux.

 

      Le précédent plan ne comportait d'ailleurs pas que des dépenses de relance. C'était aussi un plan de secours, pour aider les Etats, en évitant qu'ils ne coupent trop dans les dépenses d'éducation, aider le système Medicaid, et lutter contre les expulsions.

 

      Le précédent plan de construction d'infrastructure était aussi un plan de relance, sous Eisenhower. Ajoutons qu'en la matière, les USA planchent sur une "smart grid", une distribution d'électricité "intelligente", mieux contrôlées, et capable de prendre en compte les productions éparpillées d'énergies alternatives.

 

      Les crises semblent bénéficier aux infrastructures aux Etats-Unis.

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L'ignoble infreequentable 07/09/2010 11:37


Avec la même inefficacité !
Pour ce qui est de l'énergie, ah que nous, on fait très fort :
1 - Une réglementation liberticide, étouffante (même en Corsica-bella-tchi-tchi où le projet de "four solaire" à l'hydrogène n'avance pas et le parc éolien connait quelques turpitudes : EDF les
fait tourner à l'envers avec du courant nocturne pour ne pas payer...).
On n'a même rendu illégal l'installation de "boîtier intelligent" ;
2 - Tarifaire qui justement va faire plonger l'éolien d'un point de vue économique ;
3 - En contradiction absolue avec les engagement du Grenelle de l'environement...

Quand on dit qu'on marche sur la tête, y'a pas loin !