Analyse Libérale

Séminaire de l'Institut Coppet le 28 mai: la renaissance du libéralisme au XXème siècle.

4 Avril 2014 , Rédigé par Vladimir Vodarevski

L'Institut Coppet organise le 28 mai un séminaire intitulé:

La renaissance du libéralisme classique au XXème siècle. Une histoire controversée.

 

L'Institut Coppet a pour but la diffusion de la philosophie libérale française, et contribue à la culture libérale contemporaine, et à la culture générale. Le libéralisme, ce n'est pas de l'économie. L'Institut Coppet permet de découvrir les sources françaises du libéralisme, ainsi que les débats contemporains. Il traite de philosophie, d'économie, de droits, et de tout ce qui touche au libéralisme. La particularité de l'Institut Coppet est son approche culturelle, en mattant en valeur les auteurs français, ainsi que des articles d'universitaires français et étarangers contemporains.

 

L'Institut Coppet est un site à visiter pour tous ceux qui souhaitent se cultiver. Et les séminaires qu'il organise sont des occasions d'apprendre, et aussi de rencontres et de discussions.

 

Par conséquent, vous comprendrez que je recommande vivement à ceux qui en ont la possibilité de participer à ces séminaires.

 

Le  prochain traite de l'histoire controversée de la renaissance du libéralisme. Le fameux colloque Lippmann est parfois représenté par les anti-libéraux comme un complot, de même que la société du Mont Pélerin. Ce séminaire racontera la véritable histoire du libéralisme au XXème siècle.

 

En voici la présentation par l'Institut Coppet.

 

100 places inscrivez-vous vite !


 Isep, 28 Rue Notre-Dame des Champs, 75006 Paris. De 19h à 22h, ouverture à 18h30.

Entrée 15 euros, buffet compris. Tarif étudiant 10 euros.


Achetez votre billet dès maintenant sur eventbrite.com (paypal ou chèque)


Vous pouvez aussi faire un don pour nous aider à organiser l’événement. Merci de votre générosité !


 

christian-michel 

1° De l’aventure du Colloque Lippmann au « néo-libéralisme » selon Michel Foucault.
Par Christian Michel*


En août 1938 un riche et talentueux journaliste américain réunit 26 intellectuels européens à Paris pour une rencontre qui devait porter son nom : le Colloque Walter Lippmann. Le but n’était rien moins qu’une refondation du libéralisme. Le terme « néolibéralisme » a été formé au cours de ce colloque pour désigner une troisième voie entre le capitalisme « débridé » et les socialismes de l’époque. Certains s’y opposèrent d’emblée (Ludwig von Mises, Friedrich Hayek), d’autres firent évoluer le concept vers l’ordolibéralisme en Allemagne (Wilhelm Röpke, Alexandre Rustow), vers la démocratie chrétienne en Italie (Luigi Einaudi) et le néoconservatisme aux États Unis. Le paradoxe est que le terme néolibéralisme, sert maintenant à désigner « tout ce qui est mal », au point de devenir péjoratif – sauf pour un formidable représentant de la pensée postmarxiste, Michel Foucault. Celui-ci verra dans le néolibéralisme un mécanisme de défense contre l’oppression.
C’est sur cette histoire, qui est celle du libéralisme moderne, et sur ces paradoxes que portera l’intervention de Christian Michel.


Michael Otis 2 

2° La révolution de la liberté aux USA. De Ludwig von Mises à Ron Paul.
Par Michael Otis*


L’exil de Ludwig von Mises en 1943 aux USA, fut le point de départ d’un formidable renouveau de la pensée libérale classique qui prit bientôt le nom de libertarianisme pour se démarquer du « liberalism » de la gauche progressiste. Sous la houlette de Murray Rothbard dans les années 70-80, le mouvement libertarien renforce son message de « Laissez faire » et de réduction de la taille du gouvernement, prenant également ses distances à l’égard des conservateurs étatistes. Aujourd’hui, Ron Paul incarne cet héritage avec un succès grandissant au sein du parti républicain. Contre toute attente, son fils Rand Paul est même en passe de jouer un rôle majeur dans la prochaine campagne présidentielle. Comment les idées libertariennes ont-elles conquis l’Amérique ?
Michael Otis est « paulien » depuis son adolescence et a dirigé une antenne locale de Students for Liberty dans le Kentucky. Au cours de son intervention (en français) il nous fera revivre cette révolution de la liberté Outre-Atlantique.


Biographies

*Christian Michel est entrepreneur, essayiste, président de Libertarian International et directeur de l’International Society for Individual Liberty (ISIL). Après une carrière à Genève, il vit aujourd’hui à Londres ou il enseigne la philosophie et l’économie. Christian Michel est également membre du comité d’honneur de la revue Laissons Faire.
*Michael Otis, est né aux États-Unis et a obtenu un diplôme en comptabilité et commerce international. Désirant renforcer son expérience professionnelle à l’international, il est arrivé en France il y a trois ans. Les deux premières années, il a appris le français à la Sorbonne avant d’obtenir son Master 2 à l’ISCG Paris en 2013.

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I-Cube 10/04/2014 16:13


Ni encore moins aucun penseur ou théoricien, aussi génial soit-il.


Bon, on garde le doute pour Jésus-Christ : Y'en a qui ont prétendu qu'il s'est envolé jusqu'à la droâte du Père.


On leur accordera donc le bénéfice du doute ici-bas !

Michel Martin 10/04/2014 16:04


pour poursuivre la métaphore, tu sais aussi que les arbres ne montent pas jusqu'au ciel.

I-Cube 10/04/2014 15:34


Pas kon Michel.


Sauf que c'est aussi sous les grands arbres qu'on rencontre et relève la plus grande et la plus dense bio-diversité qui soit...

Michel Martin 10/04/2014 10:47


toujours pas de questionnement libéral sur la concentration des
richesses? Comme quoi, l'idéologie est un puissant narcoleptique. La vision "écologique" de l'économie de Hayek (l'économie vue comme une écologie) butte sur une réalité, celle de la notion
de biodiversité indispensable à toute autorégulation écologique. Or, le phénomène indéniable de concentration des richesses qui conduit à des catastrophes cycliques depuis au moins 5000 ans (cf
David Graeber, "la dette, les 5000 premières années"), démontre que la biodiversité économique est défaillante pour permettre une autorégulation par le marché.

I-Cube 04/04/2014 19:12


Note bien que nous nous enfençons profondément dans le IIIème millénaire...


Déjà une bonne décennie !


Alors les histoires de "paléontologie", à d'autres, n'est-ce pas !

Vladimir Vodarevski 04/04/2014 20:43



Oh, ce n'est pas si vieux. Et il faut bien remonter à l'origine pour comprendre les choses. Quant à l'histoire contemporaine, à nous de l'écrire.