Analyse Libérale

Referendum grec: suite...

3 Novembre 2011 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #La crise Gecque

 

     Les grecs ont le sens de la tragédie: n'ont-ils pas tout inventé en ce domaine? Voici donc que le premier ministre grec, Georges Papandreou, qui semble renoncer à un référendum sur le plan d'aide de la zone euro. Quelques jours à peine après l'avoir annoncé. Toute cette dramaturgie montre deux choses.

 

     D'abord, il faut éviter la dramatisation. Aujourd'hui, médias, politiques et institutions diverses réagissent à la moindre annonce, au moindre frémissement des marchés, par l'affolement. Aujourd'hui encore le nouveau président de la banque centrale européenne a baissé les taux d'intérêt par surprise, mesure qui apparaît bien inutile.

 

     L'annonce d'un référendum a aussi permis d'envisager la sortie de la Grèce de l'euro, et de voir que c'était possible.

 

     Ensuite, dans une crise, il ne faut pas oublier le facteur politique. Quel but vise le premier ministre Georges Papandreou? Ce référendum visait-il l'Europe, ou simplement des considérations de politique intérieure?

 

     Celui que le Figaro qualifiait de ministre sans charisme, celui dont on dit qu'il était un étranger dans son pays, car il a en partie été élevé à l'étranger, vient de faire un coup de maître: il a forcé et son parti, et l'opposition grecque, à se prononcer en faveur du plan européen.

 

     Les médias donnent peu d'information sur les pays étrangers. Notre vision est incomplète, et les événements apparaissent comme des surprises, comme les révoltes au Maghreb et en Egypte. Ainsi, en Grèce, le peuple protesterait plutôt contre l'injustice des mesures de rigueur que contre l'euro, même si c'est l'Europe qui sert de bouc émissaire. Un article rapporte que les lobbys pharmaceutiques ont réussi à éviter une baisse des prix des médicaments vendus aux hôpitaux. On peut remarquer qu'on n'entend pas parler d'impôt sur les armateurs.

 

     Enfin, il ne faut jamais sous-estimer les politiciens. Surtout ceux qui sont parvenus au pouvoir suprême. Ils ne sont jamais là par hasard. Georges Papandreou vient de le démontrer.

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benichou 05/11/2011 14:56



Le principal mérite du geste de G. Papandreou est de mettre les "Européens" au pied du mur. L'abandon du référendum, montre que rien dans tout ça n'est démocratique.


Il est clair que nous sommes, tous, en dictature.



I-Cube 04/11/2011 09:10



Exact !


Et là, pour un "métèque en son pays", il a fait très fort !


Ressouder "ses politicards", tous, autour de l'euro, un vrai tour de force !


Même s'il en perdra sans doute ses prochaines élections...


Chapeau !