Analyse Libérale

Les suppressions d'emplois chez Alcatel - Lucent

9 Octobre 2013 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #éco actu

 

Les suppressions d'emplois chez Alcatel – Lucent mettent en mouvement la classe politique française, d'autant que le fief électoral du premier ministre est touché. Michel Combes, le PDG d'Alcatel – Lucent, est un ancien des cabinets ministériels de la gauche. Il a présenté son plan à Bercy. D'autre part, les suppressions d'emplois en France, 900, sont relativement faible. Donc, gageons qu'un moyen sera trouvé pour que gouvernement apparaisse comme le défenseur des emplois face aux méchantes entreprises.

 

Cependant, toute cette agitation politique est significative du problème français de l'emploi. En voulant à tout prix préserver l'emploi existant, les politiciens se trompent de cible. L'exemple de Lucent aux USA est sur ce point parfait.

 

Lucent est une entreprise de télécom jumelle d'Alcatel. Elle est confronté aux mêmes difficultés : changements technologiques, avec le développement de la téléphonie mobile, de l'internet, et changement de clientèle, avec la multiplication des opérateurs de télécoms. Auparavant, tout comme Alcatel, Lucent était sur des marchés avec peu d'opérateurs, et souvent des opérateurs nationaux et publics.

 

Cependant, est-ce à dire que l'emploi lié au secteur des équipementiers des télécoms a diminué aux USA ? Je n'ai pas les chiffres, mais rien n'est moins sûr. En effet, les USA ont vu la naissance d'un nouveau champion, qui a grandit avec l'internet : CISCO. Ajoutons les smartphone d'Apples, les puces de Qualcom, les serveurs de Dell, IBM et consorts, qui peuvent se retrouver chez les opérateurs de télécoms, ou encore les logiciels.

 

Ce qu'il faut défendre, c'est l'emploi, pas les emplois. Il faut permettre le renouvellement des emplois, et apprendre aux gens à vivre dans un environnement en perpétuel mutation. Les politiciens, bien qu'ils le promettent tous, ne peuvent pas faire de miracle, assurer à chacun d'occuper le même emploi plus de 40 ans durant. Par contre, il y a moyen d'assurer à chacun un emploi. En permettant le renouvellement de l'économie, et en apprenant à chacun à s'adapter.

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Michel Martin 11/10/2013 11:12


"il y a moyen d'assurer à chacun un emploi. En permettant le renouvellement de l'économie, et en apprenant à chacun à
s'adapter."


Les plus éduqués et autonomes s'adapteront, mais les autres, mais la plus grande majorité? Sans nier les capacités
d'adaptation que chacun peut avoir, celles-ci ont des limites, sauf à concevoir un homme idéal différent de ce qu'il est. L'utopie libérale est en définitive assez peu différente de l'utopie
communiste sur ce point qu'elle présuppose un humain qui colle à son idéologie plutôt que de partir de la réalité telle qu'elle est maintenant, avec des humains tels qu'ils sont, c'est à dire
avec des capacités d'adaptation très variables et aussi des aspirations très variées. Cette inversion de perspective conduit à créer des lieux, des structures permettant à chacun, et en
particulier aux moins autonomes, d'exercer quand même la part de contribution à l'activité qu'ils peuvent apporter, sans que les critères normatifs en fasse des sous-hommes, comme c'est le cas
des nombreux exclus aujourd'hui.