Analyse Libérale

Le libéralisme, qu'est-ce que c'est?

21 Décembre 2013 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Divers

 

 

C'est un exercice difficile et présomptueux : résumer le libéralisme en quelques thèmes simples. En effet, les penseurs libéraux ne se cachent pas derrière des slogans simplistes et populistes. Ce texte ne rassemblera pas tous les suffrages (que serait le libéralisme sans débat?), mais je le pense utile. 

 

Le libéralisme, c'est d'abord un humanisme. Le libéralisme, c'est l'être humain, son développement, son accomplissement. C'est permettre à chacun de faire des choix, de suivre ses buts, en toute liberté. C'est l'être humain d'abord.

 

Le libéralisme, c'est le "vivre ensemble". C'est l'être humain en société. Si chacun vivait en ermite, il n'y aurait pas de libéralisme. C'est même le "vivre ensemble" dans la grande société, la société ouverte, composée de milliards de personnes qu'on ne peut toutes connaître. Hayek oppose ainsi la vie dans la société ouverte à celle de la petite tribu où tout le monde se connaît. Le libéralisme, c'est la vie dans la grande société.

 

Le libéralisme, c'est le respect d'autrui. C'est respecter les opinions, le mode de vie d'autrui. C'est respecter la propriété d'autrui. La conséquence du respect étant la responsabilité : c'est assumer ses actes, sans en reporter les conséquences sur autrui.

 

Le libéralisme, c'est la règle. La société est régulée, dans le sens où il y a des règles (et non administrée, dans le sens où il n'y a pas de règles, mais un pouvoir qui décide de  la manière d'agir). Que la règle découle du droit naturel, du principe premier de liberté pour les anarco-capitalistes, ou des règles de juste conduite pragmatiques d'Hayek. Le capitalisme, c'est la régulation.

 

Le capitalisme, c'est l'égalité. Dans le sens où tous sont égaux devant la règle, y compris les politiciens !Un groupe, majoritaire ou non, ne doit pas imposer sa volonté sur les autres. Le gouvernement, s'il existe doit faire respecter et respecter lui-même les règles, et non faire du clientélisme électoral.

 

Le libéralisme, c'est la coopération. Chacun a ses objectifs, ses désirs. Mais le respect oblige à tenir compte des objectifs et des désirs des autres. Alors, un vaste mouvement de coopération s'engendre, décrit primitivement par Adam Smith comme la division du travail, mais qui peut prendre diverses formes : coopération entre associés, au sein d'une entreprise, sur le marché, etc.

 

Humanisme, vivre ensemble, respect, règle, égalité, coopération. C'est le libéralisme.

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Michel Martin 24/12/2013 09:46


Alors là, pas de doute, je dois être libéral! Sauf que ce que tu décris est l'utopie libérale, mais malheureusement pas le libéralisme réel. La régulation n'est possible que si les puissances
régulatrices sont supérieures aux perturbations,  c'est un point commun de tous les systèmes régulés. Réguler, encore faut-il savoir faire, une règle pouvant agir de façon dérégulatrice. Le
libéralisme réel laisse se développer des puissances privées, des concentrations de pouvoir privé qui agissent comme des perturbations, conduisant à des cycles, c'est ce que l'histoire nous
montre. Ensuite les états sont dépassés, corrompus et ne peuvent plus ni respecter ni faire respecter les règles, les régulations, alors jusqu'ici, l'abcès est crevé avec des guerres. Est-ce que
la révolution numérique en cours va nous faire trouver une autre solution que cette résolution dramatique...à suivre.

Michel Martin 24/12/2013 09:45


Alors là, pas de doute, je dois être libéral! Sauf que ce que tu décris est l'utopie libérale, mais malheureusement pas le libéralisme réel. La régulation n'est possible que si les puissances
régulatrices sont supérieures aux perturbations,  c'est un point commun de tous les systèmes régulés. Réguler, encore faut-il savoir faire, une règle pouvant agir de façon dérégulatrice. Le
libéralisme réel laisse se développer des puissances privées, des concentrations de pouvoir privé qui agissent comme des perturbations, conduisant à des cycles, c'est ce que l'histoire nous
montre. Ensuite les états sont dépassés, corrompus et ne peuvent plus ni respecter ni faire respecter les règles, les régulations, alors jusqu'ici, l'abcès est crevé avec des guerres. Est-ce que
la révolution numérique en cours va nous faire trouver une autre solution que cette résolution dramatique...à suivre.

I-Cube 24/12/2013 09:42


Bé c'est curieux : Le lien que tu me donnes correspond grosso-modo à ce que je dis moi-même aujourd'hui.


Bon, je reste un tenant de la "troisième voie", naturellement.


Libéral en matière politique, pragmatique en matière économique.


 


Et pas du tout un "théoricien".


La théorie, ça sert seulement à justifier des choix passés.


Et encore...


Rarement à guider, même si l'on s'en sert quand on reste "constant" et honnête.

I-Cube 23/12/2013 09:30


Je reste sur ma faim...

Vladimir Vodarevski 23/12/2013 13:54



Forcément, espèce de jusriste , il te faut des développement, alors que c'est là une  tentative de simplification,
d'extraire l'essence en mots simples, et favirables à la ommunication. Le libéralisme a trop de théoriciens, pas assez de communicants. Sinon, tu vas voir ici.