Analyse Libérale

La théorie de l'entrepreneur de Schumpeter

26 Mars 2011 , Rédigé par Vladimir Vodarevski

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      Joseph Alois Schumpeter est un économiste autrichien , qui a vécu de 1883 à 1950. Comme ses confrères de l'école autrichienne, il a dû fuir le nazisme, et a vécu aux Etats Unis d'Amérique.

 

      Schumpeter est connu pour son concept de l'entrepreneur, qui est revenu à la mode, en théorie économique, face au constat d'échec du keynésianisme. Cependant, ce concept a été un peu galvaudé par certains. En bon économiste de l'école autrichienne, Schumpeter est très précis dans les termes qu'il emploie, et dans la description de ses concepts. L'entrepreneur schumpétérien n'est pas un simple créateur, ou repreneur d'entreprise, comme on le dit souvent. C'est le moteur de l'évolution économique.

 

       Schumpeter a développé sa théorie dans le livre Théorie de l'évolution économique dont la deuxième édition est datée de 1926 selon la préface, et qui est édité par Dalloz en France.

 

      L'objectif de Schumpeter est donc d'expliquer l'évolution de l'économie, qui alterne période d'essor et période de crise.

 

      Il part d'un état stable. Ce n'est cependant pas l'équilibre néoclassique. Schumpeter est un économiste de l'école autrichienne, donc il raisonne en terme de circuit. Il y a des producteurs, qui achètent des biens de productions et du travail, qui fabriquent des biens intermédiaires ou des biens de consommation, qui sont achetés par les clients.

 

      Une situation stable est une situation dans laquelle le circuit se répète à l'identique. Il peut y avoir de la croissance, si la population augmente par exemple. Mais c'est toujours le même type d'entreprises, le même type de biens. Il y a seulement plus d'entreprises.

 

      C'est là une approche différente des néoclassiques, dont le point de vue est plus statique. Ils postulent un équilibre de marché, un équilibre de l'offre et de la demande. Les deux approches ne sont pas incompatibles. C'est une différence d'approche conceptuelle. Les économistes autrichiens essaient de coller à la réalité. Les néoclassiques ont une approche plus théorique, plus mathématique.

 

       L'entrepreneur vient bouleverser la stabilité du circuit. C'est quelqu'un qui apporte une innovation, c'est-à-dire une nouvelle combinaison des moyens de production. Selon Schumpeter, «ce concept englobe les cinq cas suivants:

      1° Fabrication d'un bien nouveau, c'est-à-dire encore non familier au cercle des consommateurs, ou d'une qualité nouvelle d'un bien.

      2° Introduction d'une méthode de production nouvelle, c'est-à-dire pratiquement inconnue de la branche intéressée de l'industrie; il n'est nullement nécessaire qu'elle repose sur une découverte scientifiquement nouvelle et elle peur aussi résider dans de nouveaux procédés commerciaux pour une marchandise.

      3° Ouverture d'un débouché nouveau, c'est-à-dire d'un marché où jusqu'à présent la branche intéressée de l'industrie du pays intéressé n'a pas encore été introduite, que ce marché ait existé avant ou non.

      4° Conquête d'une source nouvelle de matières premières ou de produits semi-ouvrés; à nouveau, peu importe qu'il faille créer cette source ou qu'elle ai existé antérieurement, qu'on ne l'ait pas prise en considération ou qu'elle ait été tenue comme inaccessible.

      5° Réalisation d'une nouvelle organisation, comme la création d'une situation de monopole (par exemple la trustification) ou l'apparition brusque d'un monopole.»

(Théorie de l'évolution économique, édition Dalloz, traduit de l'allemand par Jean-Jacques Anstett, page 95).

 

      Les entrepreneurs apparaissent par grappes. Un entrepreneur défriche le terrain, et d'autre apparaissent dans son sillage. Car l'entrepreneur crée de la prospérité dont d'autres veulent profiter.

 

       Schumpeter distingue l'entrepreneur du "financeur". Ce n'est pas celui qui investit qui est l'entrepreneur, même si les deux peuvent être confondus. D'ailleurs, Schumpeter accorde une importance centrale au crédit comme financement de l'entrepreneur.

 

       L'action des entrepreneurs entraîne l'essor de l'économie. Ils créent une demande d'investissement distribuent des salaires, ce qui crée un essor, et de l'inflation.

 

       Des fortunes se créent car les entrepreneurs font des profits. Dans le cycle stable, il n'y a pas de profit. C'est le fait d'introduire une innovation qui crée le profit. Dans le cycle normal, les chefs d'entreprises n'obtiennent que l'équivalent d'un salaire.

 

       Après l'essor, vient la crise. En effet, les entrepreneurs ont perturbé la stabilité du circuit. Tous les repères sont perdus. Pendant la crise, les anciennes entreprises, de l'ancien équilibre, sont en difficultés. Mais les nouvelles, créées par les entrepreneurs, souffrent également. Comme elles n'ont pas d'historique, elles manquent de soutien.

 

       Durant cette période de crises, beaucoup d'erreurs sont commises de la part des dirigeants d'entreprises. Car ils ont perdu leurs repères. Ils ne peuvent plus anticiper, prévoir. Des décisions aberrantes sont prises, aggravant la crise.

 

       Puis, une nouvelle situation de stabilité apparaît.

 

       Il faut souligner ici la définition très restrictive de l'entrepreneur selon Schumpeter. Ce n'est pas le simple créateur d'entreprise. C'est celui qui apporte une innovation.

 

       La plupart des chefs d'entreprise sont des gestionnaires, de même que les repreneurs. Schumpeter est libéral, et s'inscrit dans la théorie de l'initiative privée. Mais sa théorie concerne la source de l'évolution de l'économie. Et cette source, c'est l'entrepreneur, dans le sens de celui qui apporte une innovation.

 

       L'intérêt de cette théorie est clairement de mettre en valeur le rôle de l'humain dans l'évolution économique, là ou d'autre, comme Keynes, ne mettent en valeurs que des agrégats financiers.

 

      Toutes les crises ne sont pas dues à l'évolution cependant. L'action des gouvernements peut empirer une crise, comme la crise de 1929.

 

      Schumpeter souligne que plus une économie est diversifiée, moins elle est sensible à une crise, car tous les secteurs n'entrent pas en crise en même temps.

 

      Mais rien ne peut empêcher l'évolution, et le meilleur moyen d'en atténuer les effets, est de profiter de l'amélioration des moyens de prévision de la conjoncture, pour être mieux préparé à une crise.

 

Un article complémentaire sur Schumpeter: Schumpeter et le courant autrichien

 

       (Théorie de l'évolution économique, éditions Dalloz,)

NB:Le Cercle des élus, un polar qui se déroule dans ma ville natale. si vous aimez les polars, et la province, n'hésitez pas.

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jéjé 01/04/2011 11:54



Je n'ai lu qu'un seul ouvrage écrit par un économiste à ma connaissance.


Et lorsque je l'ai lu, je ne savais pas que c'était le cas.


Il s'agit de "pourquoi j'ai mangé mon père" de Roy Lewis. C'est un texte d'une simplicité enfantine, et pourtant d'une grande profondeur. Il est impossible de résumer ce livre. Cependant il fait
référence à l'entrepreneur : en fait il distingue clairement deux catégories d'entrepreneurs, dont les stéréotypes sont le père et le fils.


Le père dompte l'environnement à l'aide d'innovations techniques ?


Ces fils ne sont pas si doués, certains inventent mais rien à voir avec les inventions du père, il s'agit du dessin etc... Mais il reste un fils qui reste incapable d'entreprendre et cela crée
une tension importante entre lui et son père.


Le deuxième type d'entrepreneur c est ce fils incapable, qui par accident (ou peut etre prémeditation inconsciente ?), tue son père avec l'arc que ce dernier avait fabriqué. Vous savez ce qu'il a
fait ensuite.


Ce fils incapable et patricide, est aussi un entrepreneur : avec lui l'objet ou les objets que son père invente ne sont plus de la matière inerte : il est tourmenté par son geste, au point
qu'il en arrive à la conviction que les objets ne sont pas de nature inerte, mais qu'ils ont des intentions, une volonté propre.


Ce faisant, il invente l'animisme, qui serait une forme de proto-religion.


Mais cela n'est qu'un des aspects exploré par le livre qui n'est pas un spécifiquement une étude sur la notion d'entrepreneur. L'humour est omniprésent mais les sujets abordés est en définitive
extremement pragmatique.



M.H. 29/03/2011 20:58



Vladimir,
"Schumpeter considérait que plus une économie serait diversifiée, moins les crises seraient prononcées, car elles ne toucheraient pas tous les secteurs à la fois."

http://www.coordinationproblem.org/2010/08/the-great-recession-and-the-specificity-of-labor.html
C'est ce que pense Horwitz. Aujourd'hui, la main d'oeuvre est plus spécialisée. Donc le chômage met plus longtemps à se résorber. La limite de cet argument même s'il reste intéressant c'est que
la complexité de l'économie (division du travail, niveau de qualification...) s'accompagne aussi d'une meilleure inventivité et esprit d'entreprise; en fait, les économies sont également plus
souples. Ne pas oublier aussi que l'entrepreneur peut décider de former sa main d'oeuvre lorsque le niveau de qualification est jugé trop faible. Je ne suis donc pas complètement certain qu'une
économie plus diversifiée verrait ses crises et son chômage se prolonger, par rapport à une économie moins complexe, moins avancée.

Ce que vous appelez "crise" j'appellerais plutôt ça un "cycle d'affaire". Il y en a, bien sûr. Ce sont les innovations, les erreurs de prévisions. Mais aucune raison pour que l'économie entière
soit affectée. Mais surtout, la transition est moins douloureuse qu'en cas de crise financière. Ces phénomènes de destruction créatrice se constatent chaque jour. N'est-ce pas Cahuc et zylberberg
qui introduisaient leur livre comme suit ? "Chaque jour, en France, 10 000 emplois sont détruits et 10 000 emplois sont créés."



I-Cube 29/03/2011 11:56



En effet, Vladimir : Pas dans ce bouquin.


De mémoire, hein...


 


Mais il ne s'est pas arrêté sur le rôle majeur de l'entrepreneur non plus, et il a eu des successeurs...



Flamant rose 29/03/2011 10:25



Sur les relations avec les banquiers et par suite sur les crédits et les taux d'intérêts la position de Schumpeter est claire. Il considére que le crédit comme étant la création d'un
nouveau pouvoir d'achat. Il pense que l'entrepreneur doit s'affranchir des contraintes que représente l'épargne pour que l'innovation puisse bouleverser l'état staionnaire que vous décrivez. Sa
théorie est donc que les créances disponibles par l'entrepreneur le sont en contre partie d'une future richesse lorsque l'innovation verra le jour. C'est par conséquent le banquier qui en contre
partie des intérêts prélevés sur les profits de l'entrepreneur innovateur supporte les risques financiers de l'innovation et autorise sa mise en oeuvre. Finalement le dynamisme associé à la
pérénité du capitalisme, c'est à dire la solidité du système financier et l'institution monétaire, reposent sur le comportement d'acteurs clés que sont les banquiers.



Vladimir Vodarevski 29/03/2011 18:35



Cette position de Schumpeter est clair, mais tous ses commentaires sur le sujet, sa manières d'arriver à cette conclusion, ainsi que ses commentaires sur le taux d'intérêt, sont un peu
fastidieux. Je ne saurais les résumer d'une manière simple, et c'est ce que j'ai voulu dire en indiquant que j'avais survolé ces passages. J'étais un peu trop ambitieux au départ. Il me faudra
relire certains passages.


N'est-ce pas là l'aspect le plus moderne de la théorie de l'entrepreneur? Alors que la plupart des économistes placent l'accumulation comme point de départ de l'entreprise, il place le crédit.
C'est une conseption très moderne du crédit.


Au passage, je suis enchanté que vous connaissiez et appréciez l'oeuvre de Schumpeter.



mamalilou 29/03/2011 03:23



diversification, polyvalence, adaptabilité, complémentarités, préparation, entretien, réparation, prévoyance, programmation,


s'impliquer, s'investir, contextualiser,...


enfin bref, tout ce que font les foyers qui veulent pouvoir gérer toute crise...


on change juste d'échelle...


bon mardi à toi



M.H. 28/03/2011 22:44



Vladimir, il était une époque où les autrichiens étaient mainstream. C'est une époque révolue. J'ignore réellement ce qu'il s'est passé. Mais aujourd'hui, les économistes du courant dominant sont
très keynésiens, surtout dès qu'il s'agit de question monétaire. Les théories du sous-emploi (salaire d'efficience), des esprits animaux comme cause de formation de bulles, les théories de
monopole naturel, j'en passe et des meilleurs. Ces théories ne sont malheureusement pas vérifiées empiriquement. Là où les autrichiens font fort, c'est que leurs théories collent de plus près à
la réalité. Pendant que les néoclassiques s'enferment dans leur modèle mathématique. On remarquera que les autrichiens ont très peu recours aux maths et autres équations, ce qui rend l'école
autrichienne plus abordable, accessible pour le néophyte.

Deux détails sur ce que j'ai pu lire de l'article et des commentaires ci-dessus :
Le monopole naturel ne semble pas exister. Empiriquement, elle ne semble pas avoir d'équivalent empirique.
https://mises.org/journals/rae/pdf/RAE9_2_3.pdf

Sur la crise en elle-même, le cluster of error (paquet d'erreur) est plutôt le reflet de signaux (prix) déréglés, et non les séries d'anticipations excessivement euphoriques, qui ont conduit les
entrepreneurs, les investisseurs et les salariés à se diriger vers les sphères d'activité en ébullition. On appelle ça la bulle économique. C'est dû au taux d'intérêt fixé à un taux
artificiellement bas alors que la croissance des investissements aurait dû toute chose égale faire renchérir le coût du capital (i.e. crédit) et réfréner immédiatement cette sur-croissance.
Le cycle boom-bust est tout sauf naturel. L'expansion d'un secteur en ébullition due à l'innovation a ses limites. A condition que le crédit ne soit pas infini, ce qui n'est malheureusement pas
le cas actuellement.

Evidemment, il peut y avoir des erreurs individuelles, mais elles sont généralement compensées par l'opportunisme des autres. Certes, il n'y a pas de stabilité, ni d'équilibre en économie, mais
ça tend à s'en rapprocher.



Vladimir Vodarevski 28/03/2011 23:22



L'économie a voulu être scientifique, à l'image des mathématiques. Puis, avec les keynésiens et néo-keynésiens, cette mathématisation a donné l'illusion qu'on pouvait gérer l'économie en
manipulant des agrégats, la monnaie, l'inflation, l'offre, la demande. Et ces économistes ont été les professeurs des économistes d'aujourd'hui.


Ce n'est pas parce qu'ils n'emploient pas l'outil mathématique que les autrichiens sont plus accessibles. Il y a des passages du livre de Schumpeter, sur le taux d'intérêt par exemple, que je
n'ai pas approfondi. Chaque livre de Schumpeter est un véritable cours d'économie. 


Dans sa théorie de l'évolution économique, Schumpeter décrit le mouvement de l'économie, qui se fait par à-coup, avec des crises, tout en restant un mouvement ascendant. Il y a donc une
succession d'essor, de crises, de stabilité.


Mais, bien sûr, d'autres actions perturbent l'éconoie. L'action sur la monnaie, les taux d'intérêt, peut provoquer des bulles, et des crises généralisées, comme ce que nous connaissons
aujourd'hui. Ce qui n'a rien à voir avec la crise qui suit l'essor selon le cycle de l'entrepreneur. Schumpeter considérait que plus une économie serait diversifiée, moins les crises seraient
prononcées, car elles ne toucheraient pas tous les secteurs à la fois.



Flamant rose 28/03/2011 20:00



Vous avez raison de parler de deuxième édition car en fait la "théorie du développement économique" date de 1912. la grande oeuvre de Schumpeter a été publiée à titre posthume
par son épouse "histoire e l'analyse économique" parue en 1954 et toujours d'actualité.


Pour en rester à la théorie du développement économique puisque c'est le livre que vous analysez, on peut penser que ce qu'il en ressort c'est surtout la mise en évidence de l'innovation et ce,
sous l'impulsion du système économique, ce que vous traduisez bien. L'entrepreneur par sa capacité d'innover brise la routine que vous décrivez et par suite la stabilité du circuit.


Si j'osais et j'espère que vous me permettez un petit reproche sur un billet par ailleurs trés clair sur une étude de Schumpeter c'est qu'il faut relire votre billet par au moins deux fois (tout
au moins en ce qui me concerne) pour bien voir que vous mettez en exergus que dans l'esprit de Schumpeter il y a la distinction entre l'entrepreneur qui crée et innove et le chef d'entreprise qui
finalement n'est qu'un gestionnaire.  Vous le dites, mais peut être que trop de paragraphes séparent ces deux notions.


Vous écrivez que des fortunes se créent car les entrepreneurs font des profits. C'est vrai et Schumpeter met en exergue ce que beaucoup voient d'un mauvais oeil aujourd'hui , c'est que ces
profits viennent des risques pris par l'entrepreneur, risques à l'origine de sa réussite. Bien sûr Schumpeter sait que l'inovation peut conduire à une situation de monopole,  il dit
également que la concurrence viendra.


En réalité Schumpeter est donc encore aujourd'hui dans le domaine de l'économie un des symboles de la modernité. Cette modernité réside dans l'analyse qu'il fait entre ce que l'on appelle les
mécanismes économiques et tout ce qui les encadrent à savoir le monnétaire, l'entreprise, le social et le politique. Schumberger mérite d'être découvert ou redécouvert, merci de l'avoir fait.



Vladimir Vodarevski 28/03/2011 21:29



J'ai eu la chance d'étudier Schumpeter, et j'avais lu, en grande parie, "Capitalismer, socialisme et démocratie", son ouvrage peut-être le plus connu. J'ai voulu lire le livre dans lequel il
avait développé sa théorie de l'entrepreneur pour la première fois (même s'il s'agit en fait de la deuxième édition).


C'est un véritable cours d'économie, ce livre, qu'on pourrait passer une année à étudier! J'ai donc survolé certains passages.


Ce que j'ai voulu, par cette article, c'est bien replacer ce concept de l'entrepreneur dans la théorie de l'évolution économique.


C'est un défaut, en effet, que la distinction entre l'entrepreneur et le chef d'entreprise "ordinaire", ou celui qui apporte des capitaux, n'apparaisse pas bien. Il y a tant de choses qui
paraissent importante, dans le livre de Schumpeter. Je veillerai à mieux hierarchiser mon propos à l'avenir.


Comme vous l'écrivez, Schumpeter est également une référence par son "histoire de l'analyse économique".


Nous sommes là en présence d'un grand cerveau. Les économistes autrichiens sont peu étudiés en France, et mes connaissances sont anarchiques. C'est bien dommage, car il y a chez eux une grande
érudition, une grandfe richesse dans l'argumentation, et un sens du détail étonnant. Et tous ce beau monde se croisait et devisait à Vienne!



Flamant rose 28/03/2011 16:52



Bonjour,


Comment faire pour coller un commentaire préparé sur word et qui est copié une fois finalisé. Je ne trouve pas l'icône"collé"



Vladimir Vodarevski 28/03/2011 18:54



Bonjour,


il n'y a pas d'icône. J'ai fait un essai en copiant un document d'open office vers le blog. Le clique droit de la souris a fait apparaître l'option coller du presse papier dans l'espace
commentaire.


Cependant, overblog ne fonctionne pas très bien ce soir.


D'autre part, je peux faire des copier coller sur internet explorer, mais quasiment pas sur Firfox. Il faudrait modifier le navigateur pour avoir cette possibilité.



I-Cube 28/03/2011 09:31



Parfait !


Manque plus que le laïus sur la "destruction-créatrice", car en créant une nouvelle "entreprise", forcément, l'entrepreneur mange sur d'autres.


Perso, je pense qu'il faut aussi intégrer la démographie dans sa description de l'économie (ce qu'avait fait avant lui Kondratiev).


Les flux et reflux de croissance démographique, c'est bien le coeur de la macro-économie qui nécessite la "création-destructrice".


Sans elle, il y a stabilité de l'économie (hors le rôle de la monnaie) et c'est bien ce qu'on a vu tout au long de l'Histoire de l'humanité jusqu'à la renaissance...



Vladimir Vodarevski 28/03/2011 19:55



En fait, je ne me souviens pas que l'expression "destruction créatrice" apparaisse dans ce livre. J'ai surtout voulu resituer la théorie de l'entreprneur dans la problématique des cycles, dont
elle est le coeur.