Analyse Libérale

La croissance au troisième trimestre 2012

17 Novembre 2012 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Humeur

 

    Les chiffres de la croissance française et de la zone euro au troisième trimestre sont tombés. Croissance phénoménale de 0,2% pour la France, chute de 0,1% pour la zone euro.

 

    Bon, soyons sérieux quelques secondes. Compte tenu de la complexité à calculer la production d'une économie moderne, ces chiffres montrent une stagnation du PIB, de la France, comme de la zone euro. Sachant que ces chiffres seront révisés au fil du temps. Pas de quoi s'enflammer.

 

     Pourtant, c'est sur la base de ces petits chiffres qu'est décrété si un pays est en récession ou non. On voit le ridicule, à force de scruter la moindre once de croissance.

 

    D'ailleurs, pourquoi vouloir la croissance à tout prix? D'abord, l'économie, si elle a suivi une mauvaise voie, peut avoir besoin de se restructurer. C'est-à-dire que les activités non viables disparaissent, pour être remplacées par des activités viables. La crise actuelle provient du crédit facile organisé par la Fed et le gouvernement américain, ce qui a entraîné des "malinvestissements", selon la théorie d'Hayek. Il faut donc en quelque sorte purger l'économie pour qu'elle se relance sur des bases saines. Vouloir "forcer" la croissance par la dépense publique entraînera des lendemains encore plus difficiles.

 

     Les thuriféraires de la croissance à tout prix arguent que la croissance, c'est l'emploi. Oui, mais, la croissance à tout prix mène à l'aggravation de la crise, et donc à un accroissement de la détresse sociale. Or, ne vaut-il pas mieux une petite récession, qu'une économie moderne peut rendre supportable à tous, à condition de ne pas gaspiller la dépense publique, qu'une grande récession, où la souffrance sociale est plus grande?

 

     Mais telle n'est pas la vision de la théorie dominante, keynésienne, et de nos politiciens, qui préfèrent le très court terme, qui prolonge en fait la souffrance sociale, plutôt que l'effort, bref, qui permet de relancer l'économie, l'emploi, le revenu, et le progrès social.

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BA 23/01/2013 14:18


Mercredi 23 janvier 2013 : chiffres de la dette publique pour le troisième trimestre 2012.


 


En zone euro, la dette publique de plusieurs Etats atteint des sommes inimaginables.


 


En zone euro, la dette publique de plusieurs Etats est devenue hors de contrôle.


 


Plus personne ne contrôle quoi que ce soit.


 


Nous entrons dans une nouvelle époque : l’époque des défauts de paiement de plusieurs Etats européens.


 


1- Médaille d'or : la Grèce. Dette publique de 301,193 milliards d'euros, soit 152,6 % du PIB. Tous les soi-disant « plans de sauvetage » de la Grèce ont échoué. Le
premier défaut de paiement avait effacé 107 milliards d’euros de dettes. Mais la dette publique continue à augmenter, à augmenter encore, à augmenter toujours. La Grèce va de nouveau se déclarer
en défaut de paiement.


 


2- Médaille d'argent : l'Italie. Mario Monti laisse derrière lui une dette publique de 1995,143 milliards d'euros, soit 127,3 % du PIB. Mario Monti a fait la preuve de sa nullité.
Mario Monti a fait la preuve de son incompétence.


 


3- Médaille de bronze : le Portugal. Dette publique de 201,003 milliards d'euros, soit 120,3 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette
publique du Portugal continue à augmenter. Le gouvernement portugais a annoncé que le Portugal était incapable de rembourser comme prévu les 78 milliards d’euros du soi-disant « plan de
sauvetage ».


 


4- Dette publique de l'Irlande : 190,954 milliards d'euros, soit 117 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique de l’Irlande
continue à augmenter. Le gouvernement irlandais a annoncé que l’Irlande était incapable de rembourser comme prévu les 85 milliards d’euros du soi-disant « plan de sauvetage ».


 


5- Dette publique de la Belgique : 380,923 milliards d'euros, soit 101,6 % du PIB.


 


L'Irlande bénéficie depuis novembre 2010 d'un plan de sauvetage sur trois ans de
l'Union européenne et du FMI. Le Portugal a quant à lui dû solliciter un plan de sauvetage sur trois ans en mai 2011.


 


http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6N0ARB6520130122?pageNumber=3&virtualBrandChannel=0

I-Cube 19/11/2012 11:46


Ils tiennent compte "soi-disant" de l'inflation.


Mais quand tu refais les calculs, pas du tout : Vériifie, STP.


 


De toute façon, c'est une évidence : Sans ça on serait déjà au double de ce que le PIB est, depuis 30 ans qu'on progresse avec de l'inflation !


 


Mais tu as raison, c'est un indicateur keynésien parmi tant d'autres, qui ne montre que ce qu'il a envie de montrer.


Et démontrer, comme d'une auto-justification.

I-Cube 19/11/2012 09:49


Pas d'accord !


Quand tu retires les effets de l'inflation, on est "négatif", en récession depuis pas mal de trimestre.


Et quand tu retires les "déficits créés", depuis des années et des années.


 


Il serait peut-être temps qu'on ne comptes plus des choux et des carottes et qu'on tienne compte de l'argent inventé : Tu verrais alors que les "effets de leviers" keynésiens sont largement
négatifs mais bien plus proches des réalités en terme de mesure de la création de valeur ajoutée...


Ca nous permettrait une révolution copernicienne chez les économistes et de réelle mesure de performance touchant à l('amélioration du quotidien...


 


Mais ce que j'en dis, n'est-ce pas !


 

Vladimir Vodarevski 19/11/2012 10:30



Le chiffre tient compte de l'inflation (enfin, de l'inflation selon les méthodes statistiques habituelles). Ensuite, c'est sûr que c'est de la croissance à crédit, ou plutôt de la stagnation à
crédit. Mais notre appareil statistique est keynésien. Donc, pour lui, les dettes ne sont pas un problème.


On donne trop d'importance au PIB. C'est un indicateur parmi d'autre. Un indicateur, ce n'est pas suffisant. Et sa mesure est très imprécise. Mais, ce serait une révolution, effectivement.



gilles benichou 18/11/2012 06:13


Le résultat des politiques criminelles de l'UE et du FMI en Grèce : probablement -7%


cette année , soit -20% depuis 2008.


Encore un effort et ce pays sera relégué au niveau du Bangla Desh!