Analyse Libérale

La chute du Mur de Berlin

9 Novembre 2009 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Divers

     Aujourd'hui, 9 novembre 2009, l'Europe fête les 20 ans de la chute du Mur de Berlin. Cet anniversaire a une portée particulière quand on porte un nom polonais. C'est le symbole de la chute de la dictature communiste.

     Quand j'étais petit, je voyais ma famille envoyer des colis de l'autre côté du rideau de fer, vers le paradis communiste. On se demandait toujours un peu ce qu'on pouvait écrire dans les lettres. Même s'il est peu probable qu'elles étaient lues par la police. 

     La chute du Mur, c'est un peu la fin d'un épisode de l'histoire européenne, qui avait commencé en 1939, quand nazis et communistes s'étaient en quelque sorte partagés l'Europe, par le pacte entre Staline et Hitler. L'Ouest avait été libéré, mais pas l'Est.

     Je mettrais une autre date en parallèle: le 1er mai 2004. Ce jour là, huit pays anciennement sous le joug du communisme rejoignaient l'Union Européenne: la Pologne, la Lituanie, l'Estonie, la Lettonie, la Hongrie, la république Tchèque, la Slovaquie, et la Slovénie.

     J'avais un peu de mal à y croire. On pouvait se demander si tous ces pays étaient réellement prêts pour l'Europe. Mais quelle importance? Ce qui semblait impossible pendant mon enfance se réalisait, très vite: la réunification de l'Europe.

      Ce 1er mai 2004 est vraiment une date particulière. Pour la première fois de son histoire, l'Europe était unie! Romain Gary a écrit un livre intitulé L'éducation européenne. L'histoire se déroule chez les partisans polonais. Pour Gary, l'éducation européenne, c'est la guerre, les conflits, qui sont la marque de son histoire. Or, pour la première fois, ce continent est uni comme jamais il ne l'a été.

     Sachons souligner les progrès de l'humanité, quand ils existent, quand ils sont réels, pour les encourager.

     Sachons aussi retenir les leçons de l'Histoire. pourquoi le mur s'est-il écroulé? Avant tout parce que le régime communiste ne parvenait pas à fournir le niveau de vie qu'attendait la population. Il était même incapable d'assurer son autosuffisance alimentaire, malgré ce qui fut appelé un temps le grenier à blé de l'Europe: l'Ukraine.

     C'est aussi pour partager sa prospérité que les pays de l'Est ont rejoint l'Union Européenne. Tout comme l'Islande veut le faire aujourd'hui. Et c'est parce qu'elle vit très bien du pétrole que la Norvège, a contrario, ne rejoint pas l'Union.

     Cela aussi il faut le souligner. Aujoud'hui, on dénigre encore et toujours le libre échange, l'ouverture des frontières européennes, le capitalisme, l'économie de marché. Je ne nie pas les problèmes sociaux que nous connaissons. Mais, peut-être que la base du système est bonne après tout. Ce système a quand même permis de construire une protection sociale, l'école publique, et à unir des pays qui se faisaient la guerre. Ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain.

     On peut élargir cette réflexion au niveau international. Le libre échange instauré par le GAAT, puis l'OMC, est décrié. Les réunions du G7 ont été décriées. Le FMI est décrié. Pourtant, tout ce système a permis, jusqu'à présent, de traverser la crise financière en coopérant, sans se faire la guerre. Il y a des progrès à faire dans la coopération, peut-être. Le système n'est pas parfait, loin de là. Mais, là encore, peut-être que la base du système est bonne. Ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain.

     On a tendance, et c'est logique, à souligner ce qui ne va pas dans le monde. Mais sachons aussi nous appuyer sur les réussites, pour progresser.

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mamalilou 12/11/2009 13:55


oh oui, à chacun, chacun un par un, avec pour le côté pratique un leader reconnu de tous, élu par la majorité... et plusieurs leaders mondiaux font une masse en mouvement...et là, parfois, le
leader ne fait pas sens... ou pas le bon...
de l'intérêt de blogs comme le tien
avec des réflexions d'excellence
qui te valent aujourd'hui un award! que tu pourras déposer en colonne, si tu veux...

merci à toi Vlad
belle journée


Vladimir Vodarevski 12/11/2009 14:08


Je reviens justement de ton site...
MERCI MAMALILOU!
Mais je n'ai rien compris au mode d'emploi. Bon, je vais réfléchir tranquillement à la manière de mettre cet award sur le blog. Mais il faudra attendre la semaine prochaine. Là,  je m'offre un
long week end à l'étranger.
Merci encore
Bises


mamalilou 12/11/2009 02:12


peut-être que la base est bonne oui...
il faudra donner un peu plus de sens encore, à mon très humble avis...
nuit bonne à toi


Vladimir Vodarevski 12/11/2009 07:39


De temps en temps, je veux être constructif, et voir ce qui peut aller dans le monde.
Le sens, Mamalilou, n'est-ce pas à chacun d'en donner?
Bonne journée


10/11/2009 10:05


Merci de ta permission !
Ca me touche, tu sais...
Oui aussi, le pacte germano-soviétique, ce n'est ni plus ni moins qu'une revanche de la Russie tsariste et de la révolution bolchévique, qui a tant perdue, notamment ses accès à la mer, avec la
paix séparée d'avec Guillaume II.
Staline pouvait espérer élargir à d'autres ports que Saint Petrosgrad ses débouchés maritimes : logique.
Mais on a dit que c'était pour se donner le temps de préparer la défense des territoires soviétiques.

Là, je n'y crois pas, sans ça les Panzers ne serait pas aller jusqu'à la Volga : L'URSS avait les moyens de les retenir et c'est dans l'urgence que l'industrie de guerre a été déménagée au-delà de
l'Oural.
La preuve qu'elle en avait les moyens, c'est que l'armée de Joukov a marché jusque sur la ligne Oder-Niesse.

Et s'il n'y avait pas eu Yalta, le cas de Patton mis à part, elle aurait pu aller jusqu'à Gilbratar...
On l'a d'ailleurs longtemps cru à l'Ouest du rideau de fer : 48 heures qu'on leur donnait, pas plus ! Le temps d'un week-end prolongé.

Je me souviens encore du début des années 80 où je faisais mon service militaire : je gardais les mirage IV sur la base de Cambrais (en fait je couvrais le maître chien qui gardait les mirage).
La plupart des officiers étaient convaincus qu'il fallait filer en Islande avec leurs avions ou en Afrique dès les premières slaves tirées.

Faut dire que le ciel européen était déjà une vraie passoire : Un jour, les ricains ont envoyé un SR72 (le zinc à Mach 3) depuis l'écosse et jusqu'à Bastia, retour dans l'heure, sans prévenir
quiconque, bien sûr.
Tout le monde l'a vu sur les écrans radars, mais tout le monde pensait que c'était un leurre informatique : pas la peine d'user du carburant pour aller vérifier : de toute façon, on n'avait aucun
avion assez rapide.
Nous avons tous été consignés le week-end suivant : c'est dire.

Oui, des fois je me sens vieux : Pas tout à fait 2.000 ans de "vécu", mais pas loin.
J'ai juste loupé la Palestine du temps de Jean le Baptiste : sans ça, tu penses bien que j'y aurai été, juste pour voir !
En être.

Ce qui me permet, même à des plus vieux, en Conseil d'administration, alors que je suis le plus jeune à l'état civil, de conclure les débats par un : "Les jeunes...", même quand il s'agit de vieux
croutons décaties.
En plus, ça les flate, les (vieux) kons...

C'est devenu un "réflexe", ne m'en veut pas : il n'y a rien de méchant.
D'autant que tu me paraéis plus "jeune" que moi dans tes présentations admirables par leur simplicité, leur caractère didactique.
Perso, j'ai l'âme plus compliquée, le raisonnement plus tordu, l'exposé plus confus.
Faut parfois que je me viole pour faire un plan (je sais faire, mais toujours en deux parties : un "truc de juriste") et surtout pour m'y tenir !

Bien à toi et merci pour tes visites sur "mein blok" : toujours rafraîchissant.


09/11/2009 18:04


Là, vous devenez déroutant, tous les deux.
La partition de l'Europe, c'est Yalta, rien de plus.
Les vainqueurs se distriubaient les territoires alors que l'empire (le IIIème Reich) n'était pas encore abattu (Février 1945).
Avec comme consigne de ne pas répéter l'erreur de 1918 (pas d'occupation... là il en fallait une, et avec le français avait exigeait Churchill pas très sûr de son allié Roosvelt déjà passablement
malade).

Mais 14/18, c'est aussi la suite de 1870 et tout un peuple qui veut récupérer l'Alsace et la Lorraine (en fait la Moselle).
Qui est elle-même la revanche des percées napoéloniennes jusqu'à Moscou et la désagrégation de l'empire austro-hongrois, qui lui même n'est que la reconstitution du Saint-empire Germanique de
Charlemagne, qui lui même n'est rien d'autre que la suite de l'éclatement de l'empire Romain réduit à peau de chagrin au Vème siècle.

Bref, la faute à Vercingétorix qui a eu le culot de perdre à Gergovie une position parfaite contre les romains : il tenait la butte et faisait assiéger les troupes romaines par ces alliés.
Normelement, pris en tenaille et sans ravitaillement ni armée de secours, César aurait dû perdre cette bataille.

Comme vous le voyez, on peut remonter assez loin, car la grande faute eut été Alexandre, qui au lieu de laisser se déconstituer son empire européen à aller jusqu'au delà le l'euphrate, aurait dû
asservir la Rome pas
encore née, lui ou ses successeurs, au lieu de les laisser chacun rois d'un bout de l'empire grec et encore à gloser sur le nez de Cléopâtre.
Au moins, il n'y aurait pas eu de mur de Berlin !

Bref, déroutant, les jeunes !


Vladimir Vodarevski 09/11/2009 19:30


Je voulais juste dire que je voyais une continuité, depuis le pacte germano soviétique, début de la seconde guerre mondiale et de l'expansion communiste en Europe de l'Est, jusqu'à la chute du mur,
qui clot cette période. Et Yalta fait partie de la seconde guerre mondiale. Et Lucie a embrayé sur l'origine de la seconde geurre mondiale. Maintenant, on peux essayer de remonter aux causes
premières. Mais tu es trop ambitieux pour moi!
"déroutant les jeunes": te sentirais-tu vieux, I²? :))
Merci de tes commentaires. Quand tu veux, parole libre. Comme chez toi!
A+


Lucie 09/11/2009 16:48


Moi je pense que tu as eu raison d'écrire ce que tu ressentais ou pensais être juste. Et puis si on n'est pas d'accord à 100 % comme moi, eh bien on le dit et voilà ;-)

Oui, absolument, les militants communistes, tout comme les révolutionnaires et les bolchéviks de la première heure, pensaient lutter pour un monde meilleur, et ils l'ont fait. Ils n'avaient pas
prévu être manipulés par leurs dirigeants, ni que l'idéal communiste puisse être dévoyé, devenir le biais d'un totalitarisme.

Tous les idéaux peuvent se transformer en idéologies qui peuvent donner naissance au totalitarisme. La tentation d'imposer ce qu'on est persuadé être le mieux est trop grande. On peut imaginer un
totalitarisme écologique, pour le "bien de tous", par exemple...

C'est pour ça qu'il faut garder l'oeil critique... et soi-même accepter la critique des autres.

mode auto-congratulation on : on se débrouille pas trop mal, pour ça, toi et moi ;-)


Lucie 09/11/2009 15:02


En fait, moi, la seconde guerre mondiale, je la fais débuter... au pacte de Versailles ! La façon dont les pays ont été coupés arbitrairement, la façon dont les vaincus ont été humiliés et ruinés,
tout ça ne pouvait que mener à une nouvelle guerre. Les événements s'enchainent les uns aux autres... Enfin, dans tous les cas, bien avant le pacte germano-soviétique.

Mais c'est marrant, quand tu dis ça "En fait, je n'admets pas la différence de traitement qui est faite entre les dictatures de gauche et de droite." tu sembles penser que les dictatures de gauche
sont vues d'un meilleur oeil que celles de droite. Eh bien moi qui suis d'une autre génération, j'ai vraiment vu l'inverse ! Je pense en particulier au Chili.

Mais bon, on s'éloigne du sujet. Tu viens quand tu veux sur mon blog, et tu y dis ce que tu veux ;-) Tu verrais les commentaires sur facebook, aussi !


Vladimir Vodarevski 09/11/2009 16:20


On peut s'éloigner un peu du sujet dans les commentaires! Mais C'est un peu refaire le monde ici. Au peut écrire une Uchronie me diras tu! Il faut toujours regarder les choses d'un oeil critique.
L'histoire est rarement neutre. C'est Bazin qui écrivait qu'elle servait à légitimer les institutions en place, ou quelque chose de ce genre. Tout ce qu'on entend, lit, doit être recoupé, mis à
l'épreuve. J'ai du mal à admettre certaines choses, comme toi. En plus, parfois, rien n'est blanc ou noir. Par exemple, les militants communistes, de base,  pensaient vraiment lutter pour un
monde meilleur. J'ai hésité à mettre ce paragraphe sur ce sujet sensible. Mais il me semblait que je devais écrire sur la chute du mur. C'était tellement fantastique. Et pour moi, c'est la chute du
communisme. Donc, je devais parler du communisme. Mais ce n'est peut-être pas constructif, et j'aurais dû me limliter à mon message de paix. Je ne sais pas. L'émotion l'emporte sur la raison.


Lucie 09/11/2009 11:13


Je ne te suis pas entièrement sur ton analyse de l'Histoire : "l'histoire européenne, qui avait commencé en 1939, quand nazis et communistes s'étaient en quelque sorte partagés l'Europe, par le
pacte entre Staline et Hitler. L'Ouest avait été libéré, mais pas l'Est."

Certes, le pacte germano-soviétique partageait l'Europe. Mais il a été rompu en 1941 quand l'Allemagne nazie a envahi l'URSS, et par la suite, l'URSS a été le plus épouvantable des fronts
militaires pour l'armée allemande ! Sans l'URSS, les Alliés n'auraient jamais pu libérer l'Europe !!! L'Allemagne aurait pu concentrer toutes ses forces à repousser le Débarquement et... la suite
de l'histoire aurait été bien différente.

L'Europe de l'est, le partage de l'Allemagne,le Mur de Berlin, tout cela est dû à la façon dont les Alliés, France, Angleterre, USA ET URSS, se sont partagés l'Allemagne vaincue. Et le Mur a été
érigé en 1961, soit vingt ans après que Hitler ait rompu son pacte avec Staline.

Autre point sur lequel je ne te rejoins pas tout à fait : je pense que l'appel de la liberté, ou la croyance en la liberté, était une raison de l'écroulement du Mur tout aussi importante que le
niveau de vie...

Parmi ce que je retiens de cette période, il y a la Perestroïka et Solidarnosc qui ont joué chacun à sa façon un rôle très important dans la fin de la guerre froide, et ont rendu possible
l'effondrement du Mur.

Après, l'effondrement de l'Union soviétique, et par cascade de la Yougoslavie alors qu'elle (ou parce qu'elle) n'était pas inféodée à Moscou... c'est une autre histoire. Qui ne doit pas gâcher les
commémorations du jour.

Bon anniversaire, Vladimir ;-)


Vladimir Vodarevski 09/11/2009 13:54


Content que tu soulève ce débat, Lucie. En fait, ce paragraphe devrait être remanié. C'est plutôt la deuxième guerre mondiale qui a commencé par ce pacte entre nazis et communistes. Quoiqu'on puis
en fait la faire débuter avec Munich.

Par contre, j'avoue être un peu mécontent de la manière dont on présente l'histoire. En effet, je remarque que ce ne sont pas les communistes qui ont attaqué les nazis. Si les communistes avaient
été contre le nazisme, il n'y aurait peut-être pas eu de deuxième guerre. Même si je n'y crois pas trop. Les dés étaient jetés, et Staline ne faisait que reprendre le flambeau de la Grande
Russie.

Bien sûr, des militants communistes sont morts sont les nazis, mais je parle des dirigeants. Les militants sincères sont peut-être les premières victimes du communisme. La guerre des communiste a
été une guerre défensive, puis de conquête. L'URSS n'a jamais prété main forte aux Alliés. Elle a été forcée de le faire. Et les alliés nous ont peut-être protégés du communisme, finalement.

Tu peux considérer que ma pensée est déformée par la révolte. En fait, je n'admets pas la différence de traitement qui est faite entre les dictatures de gauche et de droite. Pour moi, il n'y a pas
de différence. Alors, que personne ne s'offusque que d'anciens de la Stasi se fasse élire députés, alors que d'un autre côté on réclame de l'Espagne qu'elle fasse le procès du franquisme, ça me
choque. De même, la bienveillance avec laquelle on considère parfois le régime cubain, parce qu'il est anti américain! On mélange tout. Ne pas aimer les USA ne doit pas signifier excuser les
dictatures. Je suis très critique sur la politique étrangère des USA. C'est America first. Mais je condamne Castro.

Je n'aurais sans doute pas dû exprimer mon opinion à ce sujet. Le plus important étant de souligner le mouvement de paix que constitue l'Europe. Mais, que veux tu, quand quelque chose me révolte.
Mais, tu connais ça, n'est-ce pas, ai-je vu sur ton blog!

J'essaierai d'y apporter un commentaire. Mais, là aussi, il faudra que je me contienne!


09/11/2009 11:06


Absolument Vladimir...
La chute du mur, qu'elle fête !

Et figure-toi qu'en te lisant, toi le Polak, tu me fais penser à cette étudiante toute blonde, une de tes compatriote, très mimi, qui avait réussi à avoir une autorisation de sortie pour venir
étudier à Paris "le droit" dans ma fac.

C'était la fac d'Assas, tenue par le GUD, le GAJ, l'Uni etc, que des meks tondus et fachos qui en faisait la réputation justifiée d'extrême droite.
Quand des meks en imper étaient venues la cueillir sur le trottoir pour la ramener manu militari chez elle en Pologne, elle s'était réfugiée dans nos locaux.
Ils l'avaient poursuivie et ce fut la ruée pour les jeter !
Magnifique de résistance... Ils ont fini par lâcher prise dans les étages, elles se réfugiant dans le bureau de l'UNEF où j'étais avec mon, pote le "coco".
Pour la première fois, tous les "tondus" défendaient notre porte !

Puis on a exfiltré la gamine par l'arrière et elle a vécu son année universitaire de planque en planque : on s'est à peu près tous relayé durant des mois, parfois à la faire camper dans la
bibliothèque, parfois à lui apporter les copies de cours et de TD.
Entre-temps, elle s'est mariée pour être naturalisée.

Et j'imagine qu'elle a retrouvé sa famille en Pologne dans les années 90 : je l'avais croisée une fois aux Galeries Lafayette : elle y tenait une caisse en poursuivant son doctorat de droit
comparé.

Des choses qui heureusement n'arriveront plus jamais, au moins entre "frères d'Europe".
Je ne sais pas pourquoi je te raconte ça, mais finalement, c'est parce que ça me fait chaud au coeur de le penser.


Vladimir Vodarevski 09/11/2009 14:01


Quand la Pologne est entrée dans l'Union, j'ai téléphoné à une polonaise immigrée en France que je connaissais, pour lui souhaiter la bienvenue en Europe. Aujourd'hui, ça nous paraît normal que le
communisme se soit effondré, que l'on puisse circuler librement. Mais ce que nous connaissons aujourd'hui aurait paru tellement inconcevable il y a 30 ans, soit 10 ans seulement avant la chute du
Mur!