Analyse Libérale

Keynésianisme et libéralisme, comparaison.

17 Mars 2012 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Théorie et explications de texte

 

     Les économistes étudient habituellement l'économie dans le but d'avancer des politiques pour en améliorer le fonctionnement. Les propositions qui sont faites peuvent être classées en deux catégories.

 

     Soit, il s'agit de stimuler l'économie par la dépense, par des grands travaux, par des allocations, en favorisant le crédit, etc. Ou encore, en intervenant plus directement, pour construire de nouveaux secteurs économiques, comme la transformation écologique de l'économie.

 

     Soit, ce sont des mesures dites libérales, qui visent à développer un cadre favorisant la liberté de chacun, dans le respect de règles de droit, et de laisser la vie économique se structurer d'elle même.

 

     Dans le premier cas, il faut stimuler l'économie, ou même construire des secteurs entiers. La dynamique de l'économie est donc externe. Dans le second, la dynamique est interne.

 

     La question du choix d'une politique économique, et même la question centrale de la différence entre les théories économiques, repose donc sur la question de la dynamique. Qu'est-ce qui est le moteur de l'économie, qu'est-ce ce qui fait bouger l'économie, qu'est-ce qui la fait évoluer?

 

     Sera comparée ici la dynamique de l'économie telle qu'elle vue selon les deux grands courants de la science économie, le libéralisme et le keynésianisme. Chaque courant sera présenté, d'abord le libéralisme, puis le keynésianisme. Enfin, sera comparée la cohérence de ces deux conceptions de l'économie.

 

1.Le libéralisme

     La théorie libérale moderne est notamment basée sur la théorie subjective de la valeur. Elle a été définie par Carl Menger, en 1871, mais en même temps, et de manière indépendante, par Léon Walras et Stanley Jevons. Cette approche subjective de la valeur représente une évolution par rapport au courant classique, incarné notamment par David Ricardo, qui était basé sur la valeur travail. A partir de la valeur subjective, les travaux Carl Menger ont posé les bases de ce qui est aujourd'hui l'école autrichienne, avec un auteur comme Ludwig von Mises qui a perpétué cette approche. Tandis que s'est développée, toujours à partir de l'approche subjective, le courant néoclassique, à travers notamment Alfred Marshall.

 

     Selon la théorie subjective, le prix d'un produit, ou service, dépend de la valeur que lui accorde l'acheteur. Il n'y a pas de valeur objective, mesurée par exemple par une quantité de travail intégré au produit.

 

     Selon Ludwig von Mises, la théorie subjective de la valeur transforme l'étude de l'économie. Il écrit que l'économie subjectiviste moderne « a transformé la théorie des prix de marché en une théorie générale du choix humain. » (L'action humaine) Ainsi, l'économie est intégrée dans un champ plus large, qui est l'étude de l'agir humain, appelée praxéologie. L'économie en elle-même est appelée catallaxie, approximativement la science des échanges.

 

     L'économie dépend donc de l'action de chacun. Les gens agissent, font des choix, en fonction des fins totalement personnelles qu'ils se fixent. Ce qui les conduit à mettre en œuvre des moyens. Concrètement, quelqu'un qui veut s'acheter une maison va, par exemple, proposer sur le marché ce qu'il sait faire : une compétence, un service, un produit, etc. Il échangera contre une marchandise intermédiaire, qui permet de conserver la valeur: la monnaie. Au final, il réussira, ou ne réussira pas, à s'acheter une maison.

 

     Le moteur de l'économie, c'est l'initiative de chacun. En fonction de ses buts, chacun échange. Ce qui est appelé production en valeur n'est que la somme des prix de transaction. La croissance est l'augmentation des échanges. La création de valeur est la création de nouveaux produits ou services, inventés dans le but d'échanger, et par des gens motivés par des buts personnels: achat d'une maison, offrir les études des enfants, réaliser un rêve, etc.

 

2.Le keynésianisme

     Pour être précis, il y a deux types de théories interventionnistes: celles de type communiste, et celles de type keynésien. Cependant, le communisme ne traite pas de la dynamique de l'économie. Il stipule que le profit vient de l'exploitation des travailleurs. Il prévoit l'inéluctabilité de la révolution prolétarienne, sans préciser ce que serait concrètement le monde post-révolutionnaire. Il faut reconnaître que même les propositions proches du communisme sont largement mâtinées de keynésianisme. Par exemple, Europe Ecologie est très interventionniste. Mais, des élections régionales de 2009, son programme proposait de faire financer par la création monétaire le secteur associatif, pour relancer l'économie. Une politique inspirée du keynésianisme.

 

     Le terme keynésianisme peut prêter à débat. En effet, par rapport à Keynes, ceux qui s'en réclament ont évolué. Est-ce que Keynes aurait approuvé cette évolution? Nul ne peut le savoir. Mais Keynes a donné son nom à une vision de l'économie, qui a évolué après lui, en prenant pour bases ses écrits.

 

     La base de la théorie de Keynes est la réfutation de la loi des débouchés de Jean-Baptiste Say (Traité d'économie politique 1841). Dans sa Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie (1936), Keynes écrit:

 

     « Depuis J.B. Say et Ricardo les économistes classiques ont cru que l'offre crée sa propre demande, ce qui veut dire en un certain sens évocateur mais non clairement défini que la totalité des coûts de production doit nécessairement, dans la communauté entière, être dépensée directement ou indirectement pour l'achat de sa production. »

 

     (Il est utile de préciser ici que Keynes ne distingue pas les classiques et les néoclassiques. Il englobe les deux courants sous le terme de classiques.)

 

     Dans la Théorie générale, Keynes critique donc cette idée que l'offre crée la demande. Au contraire, c'est, selon lui, la demande qui crée l'offre. Selon Keynes les économistes classiques et néoclassiques considèrent que l'argent investi fait tourner l'économie, point sur lequel il est en accord, et que tout argent gagné est soit dépensé en consommation, soit investi. Point sur lequel il est en désaccord.

 

     Selon Keynes, c'est le fait de dépenser qui stimule l'activité. Or, plus quelqu'un gagne de l'argent, plus il a tendance à le thésauriser, c'est-à-dire à le garder, sans l'utiliser pour sa consommation, ni l'investir non plus. Par conséquent, il faut stimuler l'économie par la dépense publique. De préférence par l'investissement public. L'argent investit provoquera des achat de biens de production, ce qui encouragera l'investissement dans ce domaine. L'investissement provoque une distribution de revenus, qui provoque une augmentation des investissements, qui provoque une augmentation des revenus, etc. C'est le principe du multiplicateur. L'investissement public provoque d'autres dépenses d'investissement et de consommation. Une aide à la consommation a également un effet multiplicateur, mais moins important.

 

     Il y a une ambiguïté dans les écrits de Keynes. Sa critique de J.B. Say laisse à penser qu'il raisonne uniquement en termes de circulation de monnaie: le stimulus provient de l'injection de monnaie. Une relation donc mécanique, mathématique. Or, Keynes n'était pas favorable à la mathématisation de ses théories. Sa théorie était aussi basée sur des facteurs psychologiques. Le fait que la demande augmente entraîne de l'optimisme chez les producteurs, qui vont investir et donc entraîner l'économie. Les développements de la théorie keynésienne se sont orientés vers une relation mécanique.

 

3. Cohérence du libéralisme et du keynésianisme.

      L'explication libérale de l'économie apparaît très cohérente. Elle explique ce qu'est l'économie, et l'intègre dans les actions des gens. Elle donne une vision de la dynamique qui fait évoluer l'économie.

 

     Par contre, la cohérence du keynésianisme est problématique. Selon Keynes, l'analyse du libéralisme est que l'offre crée la demande. Il se place donc dans le même type de raisonnement en déclarant qu'au contraire, c'est la demande qui crée l'offre. Cependant, son interprétation du libéralisme est très personnelle.

 

     En effet, ni Jean-Baptiste Say, ni Ricardo, n'ont considéré que l'offre créait la demande. Dans son Traité d'économie politique, Jean-Baptiste Say écrit que les produits s'échangent contre des produits. De même, Keynes cite John Stuart Mills à l'appui de ses propos, alors que ce dernier, dans la citation reprise par Keynes, écrit que « les moyens de paiement des marchandises sont des marchandises elles-mêmes. »

 

     Ces deux économistes, Jean-Baptiste Say et John Stuart Mills ont vécu avant la définition de la théorie subjective de la valeur. Mais celle-ci ne fait que compléter leurs théories. Leurs propos s’intègrent parfaitement dans les développements du libéralisme qui leur ont succédé. Les produits, et services car Say traitent déjà de ceux-ci, s'échangent contre des produits signifie simplement que chacun propose quelque chose sur un marché pour l'échanger contre autre chose. La monnaie n'étant qu'un bien intermédiaire, car celui qui est intéressé par le produit vendu n'a pas forcément le produit que souhaite le vendeur. Il faut donc un produit intermédiaire, accepté par tous, pour fluidifier les échanges.

 

     Contrairement à ce que prétend Keynes, il n'y a pas chez les libéraux l'idée que les dépenses en coût de production stimulent l'économie. Ce ne sont pas les dépenses de production qui stimulent l'économie selon les libéraux. C'est le fait que les gens proposent des produits ou des services en échange d'autres produits ou de services. Ce n'est ni l'offre ni la demande qui stimule l'économie.

 

     Par conséquent, en déclarant que la circulation monétaire stimule l'économie, Keynes rompt complètement avec le libéralisme. De plus, même s'il intègre des facteurs psychologiques, sa description du libéralisme, et de sa théorie, est celle d'un circuit monétaire. En rupture avec le libéralisme.

 

     Cette rupture avec le libéralisme signifie qu'il n'y a plus de fondement à la théorie keynésienne. En effet, Keynes décrit le libéralisme comme un cas particulier de sa théorie. Et il part du libéralisme pour asseoir celle-ci. Cependant, son interprétation du libéralisme est erronée. Donc, sa théorie n'a aucun fondement. De même pour ceux qui ont prolongé ses théories, et qui demandent aujourd'hui une relance par la création monétaire.

 

Conclusion

     Les théories issues du keynésianisme ne s'appuient donc pas sur une base solide, contrairement au libéralisme. Les théories de relance par la dépense n'ont aucune base théorique.

 

    Cependant, les débats en économie ne vont pas jusqu'à ce niveau de réflexion.

 

     Et c'est peut-être là le problème. Les débats portent sur ce qu'il faut faire pour relancer la croissance, sans s'interroger sur ce ce qu'est l'économie. Il faudrait revenir à ce niveau de réflexion pour définir ensuite une politique économique.

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Commenter cet article

Pignon 16/04/2017 11:06

Le moteur de l'économie libérale est la croissance !
« Celui qui croit qu’une croissance infinie peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou ou un économiste. » Kenneth Boulding

Patou 26/02/2017 13:29

Désolé Vladimir mais la démonstration souhaitée par votre texte s’appuie sur des arguments qui sont très légers..
Nombres d’affirmations sont loin de la réalité ou gratuite.
- L’effet multiplicateur serait plus important pour l’investissement que pour la consommation : FAUX
C’est en méconnaitre le fonctionnement et les perturbateurs.
- les personnes qui gagnent plus d’argent vont le thésauriser : C’est vrai chez les bisounours ou le classes des nantis mais les populations sous le seuil de pauvreté ou moyennes, consommerons immanquablement la totalité. gagner moins n'a jamais doper la consommation.
- la subjectivité de la valeur n’est pas universelle et ne peut s’exprimer que si vous avez le choix d’acheter ou non. Ce choix n’est pas majoritairement existant dès lors que certaines dépenses sont imposées et que d’autre rencontrent une pénurie qui fait intervenir des phénomènes de sur-enchère donc d’inflation. La valeur ne résulte pas d’un seul critère mais de la corrélation dynamique de plusieurs critères.
- justifier le libéralisme comme l’échange de produit contre produit revient à nier l’influence réductrice de la monnaie. Idem pour la croissance comme augmentation d’échanges alors que le moteur principal en période de crise via le marqueur du PIB est l’inflation plus que les quantités échangées. Enfin cela exclut la sphère de la Finance où la monnaie est elle-même un produit, et même le produit unique.
Il y aurait beaucoup d’autres choses à dire encore.
La démonstration est hors du temps et des réalités modernes et la conclusion en faveur du libéralisme n’a aucun fondement et est même désuète tant la persistance de son échec depuis plus de 40 ans est probante.
Pour progresser à grands pas dans votre réflexion je vous invite à consulter un ouvrage sur Amazon intitulé ‘’l’escroquerie du capitalisme néo-libéral’’. Il n’est pas parfait, reste succinct et ne répond pas à toutes les questions, mais il en pose un grand nombre qui peuvent vous ouvrir les yeux sur l'aveuglement des politiques économiques dans une grande partie du monde.

Patou

Vladimir Vodarevski 26/02/2017 13:51

Où le libéralisme a-t-il été appliqué récemment?

walid 29/11/2016 01:44

qui il est la différence entre les classiques et les monétariste

Michel Martin 20/04/2012 17:47


En définitive, je vais me référer au contrat social pour délégitimer toute discussion économique actuellement. On en reparlera
quand les pouvoirs financiers et le pouvoirs politiques seront à nouveau en cohérence, sinon, aucun contrat social ne peut tenir et c'est en effet la loi du plus fort qui s'impose.


Dès que le SMI sera remis sur pied, que les paradis fiscaux auront disparu et que les paris sur les varaiations des prix seront interdits, alors on reprend cette discussion qui n'a en définitive,
aucun objet aujourd'hui.

Vladimir Vodarevski 21/04/2012 18:01



Très éloigné d'Hayek, mais qui t'apportera quelques éléments de réponses : une interview de Jérémie Rostand sur L'éthique de la Liberté
de Murray Rothbard, qui est un auteur encore plus naïf qu'Hayek, selon tes critères, puisqu'il est libertarien !



Michel Martin 22/03/2012 10:56


C'est de Jorion.


Pourquopi il dit ça? Parce que l'économie est insérée dans la société et non l'inverse. La pensée de Keynes est une pensée d'économie politique, cad insérée dans la société. Faire du
copier-coller de Keynes aujourd'hui n'a pas de sens si on oublie cet élément fondamental de la pensée de Keynes. Au chapitre 1 de sa pensée, il y a l'emploi et non la relance par la demande
impulsée par l'état qui n'est qu'un moyen daté parmi d'autres de favoriser l'emploi, alors que l'emploi est depuis au moins les années 80 la variable d'ajustement de l'économie.

Vladimir Vodarevski 25/03/2012 08:25



C'est plutôt le libéralisme qui considère l'économie comme étant imbriquée dans la société. Je ne vois pas comment on peut dire par contre que Keynes avait ce genre de vision. L'économie
paraissait accessoire pour lui. Juste l'intendance.



I-Cube 19/03/2012 17:27


@ Michel : Pour VCRM, je ne sais pas : Je te rappelle qu'il a été un officier supérieur de l'armée de Tito...


Une autre époque !


Et n'est devenu "gaulois" que par amour pour une "belle" !


 


Pour moi, je suis assez d'accord avec Vladimir, à savoir que la théorie économique n'est jamais qu'un outil apolitique.


Même si les "politiques" s'en servent sans rien y comprendre, à mon sens...


Hors, le marxisme qui prend l'exact contre-pied des théories classiques et néo-classiques.


(le libéralisme et le keynésianisme n'xistaient pas encore, faut dire...)


 


Toi qui sait beaucoup de choses, connais-tu l'histoire économique de l'Argentine ?


Je vais devoir y faire un tour en 2013 et je me renseigne, donc je me suis remis à lire : Et j'ai découvert qu'au pire moment de leur crise, ils ont réinventé le troc...


C, ça devrait t'interpeler : Pour ma part, j'ignorais totalement...


Si tu nous ne z'en fais pas un post, je vais m'y coller...

I-Cube 19/03/2012 17:18


Oui.


Oui : Très bien.


 


Et il est un autre facteur que les uns et les autres (y compris les monétaristes) ne me semblent pas avoir pris en compte : Que se passe-t-il quand l'argent, la monnaie, devient marchandise ?


 


J'aimerai assez bien ton point de vue sur ce sujet.


Et pour t'éclairer, demain et après-demain, je mets en ligne deux chapitres du roman d'été à venir : Il s'agit des propos, repris quasiment tels quels, de Joël Blucher, ex-banquier des
affaires des frégates de Taïwan, qui propose ni plus ni moins que le troc-international.


Naturellement, il s'est fait jeter avec pertes et fracas à la fin des années 90.


En revanche, son papier écrit dans les années 2000 reste annonciateur de ce que l'on peut observer aujourd'hui.


Et demain alors ?

Michel Martin 19/03/2012 13:57


Le Keynésianisme ou la pensée de Keynes après passage au rouleau compresseur.


"Ce que vous rapportez ressemble un peu à ce qu’on appelle du « Keynesianisme », c’est-à-dire la pensée de Keynes après qu’elle soit passée sous un rouleau compresseur. La pensée de
Keynes est de gauche, le Keynesianisme est de droite."


Est-ce que ça t'interpelle? (bon aussi pour I3, VCRM et Chris).


C'est de qui?

Vladimir Vodarevski 20/03/2012 21:46



Désolé, ça ne m'interpelle pas du tout. C'est de qui?



gregory 18/03/2012 19:34


J'ai peut être été un peu dur, je reconnais mes à priori . Néanmoins, le peu de cours d'économie que j'ai suivi m'ont bien appris que l'économie est politique.


Vous vous situez dans l'analyse théorique, ça je l'ai compris mais quoi qu'on en pense la droite se refugiera plus volontiers  dans le libéralisme économique et la gauche dans le
keynesianisme. Disons que c'est la "culture" politique de ces deux camps.


Je n'ai pas de foi en aucune de ces deux théories. Et les opposer est peut être parfaitement factice. Il existe d'autres théorie économiques, elle peuvent se refuter, mais on les oppose pas
autant qu'on le fait avec ces deux là.


Ca n'est que mon avis.

Vladimir Vodarevski 21/03/2012 20:50



Ne vous inquiétez pas, vous n'avez pas été dur. J'ai peut-être été sec par contre, je vous prie de m'excuser. Mais si vous n'avez foi, même si l'expression me paraît incorrecte, car religieuse,
ni en le libéralisme, ni en le keynésianisme, pourriez vous m'indiquer ce que vous préconisez? Le débat est enrichissant. Et pas la peine de mettre les formes! Cordialement.



gregory 18/03/2012 16:37


Vous êtes professeur d'économie je crois. Quel note m'attribueriez vous si je vous proposait un texte comme le votre, aussi "partial"?En imaginant que je prétende que le keynesianisme soit
supérieur aux libéralisme? Comme ça, sans d'autres arguments que ma foi?


A vous lire, on ne voit d'ailleurs pas d'opposition réelle entre ces deux écoles, si ce n'était  les marqueurs "politiques" (gauche=keynesianisme, droite=libéralisme) on ne comprendrait pas
ce qui oppose ces deux théories.


A mes yeux les deux théories comportent des "vérités partielles" mais elles échouent à expliquer un "tout", je ne leur donnerais jamais blanc seing pour déterminer ma vision du monde.

Vladimir Vodarevski 18/03/2012 16:56



Je ne suis pas professeur d'économie. Je ne l'ai jamais revendiqué.


Votre commentaire n'apporte pas d'argument. Vous semblez vous basez uniquement sur votre foi.


Est-ce que je suis partial? Je m'affiche libéral pour que quiconque arrivant sur ce blog sache à quoi s'en tenir.


Enfin, la droite n'est pas libérale. Le libéralisme n'est ni de droite, ni de guche. Ce qui perturbe sa compréhension. La droite française est aussi interventionniste que la gauche.


Vous dites que les deux théories sont partielles. Pouvez-vous développer? (A moins que vous ayez un blog, dans ce cas j'irai le lire.)