Analyse Libérale

France-Allemagne: croissance et emploi

20 Février 2011 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #L'Allemagne et la France

 

      La croissance française en 2010 s'établit à 1,5%, et la croissance allemande à 3,6%, selon les premières estimations des instituts statistiques nationaux. Au quatrième 2010, la croissance est de 0,3% en France, et de 0,4% en Allemagne. La croissance allemande ralentit donc, après un chiffre de 2,2% au deuxième trimestre, et 0,7% au troisième.

 

      La baisse du PIB avait été de 2,5% en France en 2009, et de 4,7% en Allemagne. Aucun des deux pays n'a retrouvé le niveau de PIB de 2008 (en montant ajusté de l'inflation). Selon Destatis, l'office Allemand des statistiques, sur une base de 100 en 2000, le PIB s'élevait à 110,39 en 2008, et 108,98 en 2010. En France, selon l'INSEE, le PIB s'élevait à 1 640,51 milliards en 2008, et 1 622,58 en 2010 (chiffres corrigés de l'inflation).

 

      Les deux pays semblent donc au même niveau par rapport à la crise. La France a vu son PIB moins baisser que l'Allemagne, mais il augmente moins vite désormais. Les chiffres du quatrième trimestre 2010 sont similaires. Mais il est trop tôt pour savoir si c'est une tendance, si la croissance va être similaires des deux côtés du Rhin. Pour le moment, tout ce qu'on peut dire est que les deux pays ont une évolution similaire de leur PIB, avec des mouvements plus prononcés pour l'Allemagne.

 

      Au niveau de l'emploi, le taux de chômage était en France de 9,7% en décembre 2010, contre 8,4% en décembre 2008, et 7,8% en décembre 2007 (chiffres d'Eurostat). Tandis que le taux de chômage en Allemagne était de 6,6% en décembre 2010, contre 7,1% en décembre 2008, et 7,9% en décembre 2007. Les chiffres d'Eurostat sont des taux de chômage harmonisés et désaisonnalisés. Ils peuvent différer des chiffres publiés par les organismes nationaux. Par exemple, l'Allemagne a pour habitude de présenter des chiffres non désaisonnalisés. Les chiffres d'Eurostat sont plus adéquats pour une comparaison. Mais, quels que soient les chiffres retenus, ils indiquent que le niveau du chômage est retombé aux niveaux d'avant la crise, et qu'il poursuit sa décru.

 

      Pendant la crise, le chômage a été amorti en Allemagne par le chômage partiel. C'est la raison qui est avancée généralement pour expliquer qu'il ait moins augmenté qu'en France pendant cette période. La France aussi a utilisé des mesures de chômage partiel néanmoins. Sans doute cette politique était-elle moins généralisée qu'en Allemagne.

 

      Cependant, il est indéniable que le chômage diminue en Allemagne, et que ce mouvement avait commencé avant la crise, qu'il l'avait suspendu. Aujourd'hui, la baisse reprend. C'est donc une différence entre l'Allemagne et la France.

 

      Néanmoins, la différence des taux de chômage ne s'explique pas par un différentiel de croissance, la forte croissance allemande de 2010 étant compensée par la récession de 2009. Et, sur le moyen terme, la croissance allemande n'est pas supérieure à la croissance française.

 

croissance France et Allemagne

 

      L'emploi n'augmente pas plus vite en Allemagne qu'en France. En effet, Patrick Artus, dans les Echos du 16 septembre 2010, indique que, de 1998 à 2010, l'emploi total a augmenté d'11% en France, contre 7% en Allemagne.

 

      Une première explication à la baisse du chômage en Allemagne est donnée par la baisse de la population en âge de travailler

 

France Allemagne population active OCDE 

 

      Cependant, la population active ne diminue pas. Globalement, depuis 2006, elle stagne, avec des hauts et des bas. Dernièrement, elle a légèrement augmenté.

 

populaion active en Allemagne 

 

      Il y a une corrélation entre l'évolution de la population active et le chômage, comme le montre le graphique suivant:

 

 Taux de chômage et population active en Allemagne

 

      Cependant, la population employée augmente depuis 2006.

 

      En effet, un des objectifs des réformes Hartz était l'augmentation du taux de personne active employée. De même, si la population active stagne globalement, le graphique ci-dessus montre qu'après avoir baissé en 2006, elle est sur une tendance légèrement légèrement haussière, conséquence toujours des réformes Hartz.

 

      La France a vu elle une augmentation continue de sa population active, mais qui s'est ralentie en 2007, année de taux de chômage bas, avant de ré-augmenter.

 

Population active en France

 

(Source OCDE)

 

      L'évolution de la population active n'est donc pas la seule explication à la baisse du taux de chômage allemand. La France a elle aussi connu une baisse du chômage, avant la crise, en raison de la moindre augmentation de sa population active.

 

      Une publication du Trésor, Trésor-Eco n°79, d'octobre 2010, donne une autre explication à la baisse du chômage en Allemagne. Elle met en avant l'effet des réformes Hartz mises en place entre 2003 et 2005.

 

      Ces réformes ont notamment réduit la durée maximale de versement des allocations chômage. Elles ont fusionné le statut de chômeur de longue durée avec celui de RMIste (ou plutôt l'équivalent allemand) avec une nouvelle allocation inférieure à l'ancienne allocation destinée aux RMistes. Droit de sanction pour l'Agence Fédérale pour l'Emploi, si le chômeur n'accepte pas une offre, même inférieure à sa qualification. Et, surtout, création d'une subvention des emplois précaires et intérimaires, dits "emplois atypiques".

 

      Trésor-Eco cite Destatis, l'office fédérale de statistiques, qui indique que «le nombre d'employés se retrouvant en-dessous du seuil de pauvreté a progressé de près 58 % entre 1998 et 2008 pour atteindre près de 2 million de personnes en 2008. Cette évolution serait liée à l'explosion des emplois « atypiques » (1 million de personnes en 2008 soit +129 % par rapport à 1998) et serait donc étroitement liée aux réformes « Hartz IV ».

 

      Selon le quotidien en ligne 20 Minutes, qui cite une étude de l'Institut du Travail de l'Unbiversité de Duisbourg Essane, parue en août 2010, «plus de 6,5 millions de personnes en Allemagne, soit près de 20% des travailleurs, toucheraient ainsi moins de 10 euros brut de l'heure. Parmi eux, 2 millions d'employés gagnent même moins de 6 euros de l'heure et ils sont nombreux, dans l’ex-RDA, à vivre avec moins de 720 euros par mois pour un temps complet.»

 

      Le Monde ajoute: «Postes en intérims, CDD, ou même les mini-jobs, ces emplois de quelques heures hebdomadaires rémunérés 400 euros par mois sans charges sociales pour le salarié ont été, ces dernières années, la règle pour un nombre important de travailleurs du tertiaire. [Les "mini-jobs" concernent encore 12 % de la population active.]

Ce sont surtout les emplois non qualifiés (employés de supermarchés, agents d'entretien…) qui ont le plus pâti du système. Les entreprises ont largement préféré faire appel à deux ou trois mini-jobs, fiscalement avantageux, plutôt que d'embaucher pour de bon une personne. On peut ainsi estimer actuellement à 6,7 millions le nombre de travailleurs mal payés en Allemagne.»

 

      On peut aussi souligner l'importance du temps partiel en Allemagne, qui concerne 25,9% des emplois selon Clés du social, durée du travail en 2010. Par comparaison, le temps partiel concerne 16,9% de la population en France. Qui dit temps partiel dit salaire partiel aussi, bien sûr.

 

  Temps partiel

 

      Ajoutons cette statistique, du Bureau Fédéral du Plan de Belgique, qui montre que le volume d'heures travaillées dans le secteur marchand a baissé entre 1996 et 2007. La baisse provient sur secteur manufacturier. Tandis que le secteur des services a connu une augmentation. Ce qui met à mal la théorie de l'emploi tiré par l'industrie.

 

      La baisse du chômage en Allemagne ne viendrait donc pas de la croissance, non plus de créations dans l'industrie grâce aux exportations, mais de la multiplication des emplois précaires, à temps partiels. C'est la réduction du temps de travail, dans un sens, qui crée des emplois, mais accompagnée de la réduction de la rémunération. Ajoutons de grandes inégalités entre les salariés des industries exportatrices, à temps plein, et les emplois qualifiés d'atypiques.

 

     En conclusion, en terme de croissance, la France et l'Allemagne sont pour l'instant globalement à égalité. En terme d'emplois, la situation prête à débat. Est-ce l'Allemagne, qui suit la bonnbe voie, en mettent un maximum de gens au travail, quelles qu'en soient les conditions?

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Michel MARTIN 23/02/2011 13:30



Allez, encore quelques
graphiques France-Allemagne, pour te faire plaisir!



Michel MARTIN 23/02/2011 10:50



La comparaison du SMIC Français (9 Euros) et Allemand (7 Euros) oublie en général de préciser le poids du loyer pour les faibles salaires. Parce qu'avec un SMIC à 7Euros, un allemand vis
mieux qu'un Français à 9 Euros. Pour comparer le coût de la
vie en quelques clics.



Vladimir Vodarevski 23/02/2011 15:05



J'ai été voir le lien. Pas de trop grosse différences. Je ne sais pas si c'est significatif. Surtout qu'on ne parle que des capitales. Il faudrait aussi considérer l'aide au logement, les
allocations familiales, l'accès aux soins, à l'université, etc.


Il est vrai que l'Allemagne est le pays du discount. Et d'inégalités plus grandes qu'en France.


Les comparaisons sont compliquées.


Mais les allemands ne disent-ils pas heureux comme dieu en France?



M.H. 23/02/2011 01:39



Vladimir Vodarevski,
Le grand public a beau détester la théorie économique, pour analyser correctement les choses, il faut pourtant passer par là.
Aux U.S. il y a un effondrement de l'immobilier, comme en Espagne, et leur taux de chômage a explosé. Aux U.S., le travail est flexible, pas en Espagne (oui, je sais, beaucoup affirment que c'est
flexible, mais j'ai lu pas mal d'études qui contredisent cette version). La théorie économique dit que la clé pour comprendre le chômage c'est le salaire réel. Même avec des contrats peu
flexibles et des charges très lourdes, s'il est possible de répercuter tout ou une large partie des coûts sur les salaires, tout retournerait dans l'ordre.
En vérité, avec la crise actuelle, les salaires réels ont explosé aux U.S. comme ce fut aussi le cas en 1929. Ces deux exemples se sont traduits par leur équivalent en chômage. A contrario, 1921,
1981 et 1973 ont vu les salaires réels chuter en même temps que le chômage.
En France, je vous accorde une certaine flexibilité des contrats. Mais elle me semble largement compensée par d'autres types de rigidités : indemnités de licenciement, salaire minimum et charges
sociales "payés" par les entreprises. En règle générale, lorsque l'entreprise peut répercuter les charges sociales (ou autres contraintes sur les contrats de travail) sur les salariés, par
exemple en cas d'excès de main-d'oeuvres qu'elle pourra écrémer, les salaires diminuent, sauf en cas de "prix plancher" de la main-d'oeuvre. Enfin, ajouté à cela, on note aussi les indemnités de
chômage, qu'on classera plutôt dans le chômage volontaire. Un cas dont on parle peu mais qui a son impact sur l'emploi est le manque de mobilité géographique due à un marché de l'immobilier
inaccessible. Si le marché immobilier en France est extrêmement réglementé, j'ignore ce qu'il en est de l'Allemagne.
Autre type de chômage parfois raconté par les économistes vient que lorsque les étudiants s'engouffrent dans des filières poubelles, l'offre de travail excède sa demande. L'étudiant ne peut alors
trouver qu'un job non diplômé, contraint de venir concurrencer ce type de travail, et mettant ainsi les non-diplômés au chômage. Je suis convaincu que cette hypothèse est fausse. Si les salaires
diminuent, ils sont embauchés, même si la quantité de main d'oeuvre excède la demande initiale. C'est sans doute la même chose pour les indemnités de licenciements. Le coût de licenciement peut
être compensé par un plus faible salaire, sauf en cas de prix plancher de la main-d'oeuvre.
Certains (particulièrement les keynésiens, Krugman) vont même jusqu'à prétendre qu'une faible productivité de main d'oeuvre n'incite pas à embaucher. C'est faux. C'est la productivité qui
détermine le salaire. Ce sont les salaires qui chutent, pas l'emploi. Même son de cloche pour les chômeurs (cf l'exode de Mariel); si les salaires sont rigides, l'afflux d'immigrés génère du
chômage, ou une baisse des salaires nominaux s'ils sont flexibles.

Sur la flexibilité des horaires allemands :
http://www.coe-rexecode.fr/Analyses-et-previsions/Etudes/Mettre-un-terme-a-la-divergence-de-competitivite-entre-la-France-et-l-Allemagne/Relation-de-travail-et-compromis-social-les-lecons-du-modele-allemand

"En 1999-2000, la loi a brutalement réduit le nombre moyen d’heures de travail effectivement réalisées par semaine. La durée du travail est devenue une donnée quasi-exogène et rigide. Cette
contrainte limite les possibilités d’ajustement au contexte économique, et nuit en définitive à l’emploi. En Allemagne au contraire, l'ajustement par la durée du travail aux variations de
l'activité a été forte. Elle s'est négociée au sein des entreprises. Durant la crise économique de 2008-2009, cette flexibilité a permis de préserver l'emploi."

Cette flexibilité des emplois a été établie d'un commun accord entre entreprises et syndicats. Elle expliquerait d'ailleurs pourquoi en Allemagne le salaire réel a stagné alors qu'il a augmenté
dans les autres pays de l'euro depuis près d'une décennie. L'Allemagne a pu rester compétitive au niveau internationale (excédents) alors que ses voisins ont perdu des parts de marché (déficits
commerciaux). La spécialisation de la main-d'oeuvre (cf la mondialisation n'est pas coupable) n'explique pas tout en vérité.

Désolé, c'est long. Mais le sujet est éminemment complexe et souvent on avance beaucoup de causes, tellement que rien n'est plus clair mais devient plus flou. Vous aurez au moins compris où je
veux en venir. Pour moi, le problème est d'abord un manque de flexibilité de salaire.



M.H. 22/02/2011 13:02



Je ne pense pas que la croissance ait quelque chose à voir avec le chômage. On entend souvent dire que c'est la croissance qui abaisse le chômage. J'ai tendance à penser le contraire. Tout dépend
des rigidités de salaires et de la flexibilité des contrats de travail. Il me semble que le travail en allemagne est plus flexible en France (il n'y aurait pas de SMIC, mais le nombre de
syndiqués y serait plus important) mais beaucoup moins qu'aux USA : on ne peut pas dire que le marché du travail allemand soit très libéral en vérité. Ce pourrait expliquer une partie du
différentiel de taux de chômage. Généralement, les marché de travail des pays d'europe sont assez rigides. C'est la première raison pour laquelle l'immigration massive et la mondialisation crée
du chômage chez nous : l'autre raison est l'inadéquation entre offre de diplôme et demande de diplôme (+ le manque de main d'oeuvre qualifiée) à cause des défaillances des systèmes scolaires.
Est-ce que l'Allemagne fait bien de baisser les salaires en période de crise ? Certainement. Le contraire se traduirait irrémédiablement par son équivalent en chômage. Il ne faut pas oublier que
le salaire réel est déterminé par la productivité. En raison des restructurations et des redéploiements de main d'oeuvre en période de récession (renforcée par la effets de la baisse de la
demande extérieure sur l'emploi interne), celle-ci se retrouve avec une productivité amoindrie du fait de son nouveau job. Certes, l'employeur peut décider de "former" sa main d'oeuvre et espérer
des gains à long terme, mais ce processus prend des années. Donc à court terme, ce sera difficile, mais à long terme, ça s'avérera payant. N'oublions pas que le chômage est une perte de capital
humain. C'est encore pire que le travail à bas coût, parce qu'il rend la reprise plus difficile.

P.S. J'ai cru comprendre que les horaires allemands sont flexibles, variables en fonction des heures de pointes et des heures creuses. Si quelqu'un en sait qq chose.



Vladimir Vodarevski 22/02/2011 19:07



Je ne sais pas dans quel pays, la France ou lAllemagne. En France, entre l'annualisation du temps de travail, les comptes épargne temps, les CDD, l'intérim, les heures complémentaires du temps
partiel, il y a pas mal de flexibilité. En Allemagne, les choses sont peut être plus ordonnées.


Le marché du travail américain est flexible, et pourtant le chômage y est aussi élevé qu'en France. La faute à l'effondrement de l'immobilier, qui réduit la mobilité, à la trop grande croissance
du secteur de la construction, dont les salariés doivent se recycler, et aux mauvais investissements de la période d'expansion du crédit, qu'il faut bien résorber. Ce qui montre que la
flexibilité ne fait pas tout, et, qu'en économie, un seul facteur ne fait pas tout.


En Allemagne, les coûts salariaux ont quasiment stagné, ce qui fait que la France les a rattrapés. Cela concerne l'industrie, et les emplois qualifiés. En termes réels, les salaires ont stagné ou
baissé depuis plusieurs années.


Mais ce n'est pas de là que viendrait apparemment, la baisse du chômage. Mais des emplois "atypiques". Des emplois mal payés, à temps partiel, bénéficiant d'aides parfois selon les références que
je cite dans l'article. Ainsi, il est créé plusieurs emplois à temps partiel là où pourrait être employée une personne à temps plein dans un des exemples qui est donnés. Le nombre de travailleurs
pauvres a ainsi explosé.


Cela ne ressemble pas vraiment à un processus de baisse des salaires pour compenser une baisse de productivité. Il y a certes d'un côté la baisse de rémunération, mais d'un autre l'encouragement
au temps partiel. Les gens ne peuvent pas forcément travailer autant qu'i le souhaiterait au salaire horaire proposé.



I-Cube 21/02/2011 10:03



Situation bien complexe et solutions bien hasardeuses...


A suivre !



Michel MARTIN 21/02/2011 09:19



Tiens, Vladimir, toi qui aime les courbes et les tableaux, j'ai trouvé ça sur le même sujet.



Vladimir Vodarevski 22/02/2011 22:03



Les stats, c'est utiles. Mais il faut savoir ce qu'il y a derrière. C'est dommage que ton documant ne précise pas la construction de son indice de financiarisation. Je suppose que c'était précisé
lors d'une conférence. Et, évidemment, dans le bouquin qui est cité.


Les séries longues sont particulièrement intéressante. Celle qui montre la corrélation entre les périodes de croissance et d'emploi et l'accumulation du capital m'a surpris. Mais, là encore, il
faudrait plus de précision. C'est peut être des périodes d'investissement productif.


La statistique sur le partage de la valeur ajoutée en France est tronquée. Elle donne l'impression que ce partage a évolué en défaveur des salaires. Alors que c'est le pic haussier, consécutif à
la crise des années 70, qui est une singularité. Nous avons simplement retrouvé la tendance d'avant ce pic, qui semble une tendance de long terme.


Merci en tout cas. Les stats, c'est pas si facile à trouver. Et dans ton ien, il y a quelques séries longues, toujours utiles.