Analyse Libérale

Des écoles privées pour les pauvres

20 Septembre 2011 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Revue du web

Voici un article de Contrepoints sur un livre, The beautiful tree, qui traite des écoles privées destinées aux pauvres dans les pays en développement: Des écoles privées pour les pauvres. Un article intéressant, pour alimenter le débat sur l'éducation.

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Michel Martin 23/09/2011 14:15



La tendance bureaucratique est une constante de toute institution, je crois qu'on est d'accord là-dessus. Y compris dans l'entreprise privée, dès lors que les bureaucrates prennent le pouvoir.
Quand les actionnaires prennent le pouvoir, ce n'est pas mieux. La question centrale de ce problème, c'est la cohérence entre les décisions prises et les conséquences pratiques de ces décisions.
Toutes sortes de problèmes apparaissent quand le découplage entre liberté et responsabilité devient "trop" important. Je crois que la pensée libérale est d'accord là-dessus et moi aussi.


Par exemple pour l'école, les marges de manoeuvre du chef d'établissement pour diriger son école sont très étroites, de même pour les méthodes pédagogiques que les maîtres (professeurs!) peuvent
employer. A tous les étages, l'administration centralisée veille à tout et dépossède les acteurs directs de leurs responsabilités en les privant du minimum de liberté. Les principes de
subsidiarité qui coïncident avec ce souci de traiter chaque problème au bon niveau, me semblent excellents pour l'essentiel ne sont pas assez appliqués.


A la décharge de l'école, la proportion d'une classe d'âge à aller à l'école a considérablement augmenté, l'école s'est "massifiée". Si tu te renseigne un peu, tu verras que le changement en
cours consiste bien à mettre l'élève au centre du système éducatif, même si la formule est tabou à cause de la confusion entre écouter l'élève et lui obéir. On parle plutôt de personnaliser les
parcours, ce qui veut dire la même chose mais heurte moins la virilité de nos derniers hussards intransigeants. Tenir compte des capacités et des motivations de chacun est l'enjeu des
transformations actuelles de l'école. Je ne crois pas que l'administration puisse conduire cette réforme en cours en profondeur sans lâcher du lest de liberté à l'école. Transformation à suivre.



Michel Martin 21/09/2011 13:46



Le côté privé a bien entendu retenu ton attention. Je suis aussi en faveur de l'ouverture de l'école et du chèque éducation, avec toutefois l'état qui garde le pouvoir de
décerner ou non l'agrément permettant aux écoles de recevoir ce chèque. L'équilibre entre école privée et école publique a été pensé et construit dès après la révolution en France pour garder une
émulation concurrentielle. Si t'as quelques minutes, tu peux te référer à Condorcet et ses cahiers dans lesquels c'est très bien expliqué. Dans l'esprit des fondateurs, notre école n'est pas
écono-centrée, ni même socio-centrée, mais elle est centrée sur le citoyen qui est la clé de voûte de la pensée révolutionnaire et de la façon dont notre école a été pensée pour être au service
de cet ambitieux projet universaliste de formation du citoyen autonome et doté des moyens de la critique et de la raison. J'ai formulé quelques critiques sur les conséquences de cette origine dans mon autre
blog où je me nomme Solotourne pour ne pas mélanger les sujets. A nouveau, les principes sociocratiques ont démontré leur capacité à gérer un collectif tel l'école et dépasser le virilisme
initial, sans doute nécessaire, des hussards noirs.



Vladimir Vodarevski 22/09/2011 21:32



Ce n'est pas l'opposition public-privé qui a retenu mon attention. C'est, d'abord, un aspect des pays en développement dont on parle peu, dans les grands médias: l'éducation. C'est aussi l'idée
que, quand la voie officielle est inefficace, la société s'organise. Enfin, c'est l'idée qu'il n'y a pas de solution unique en éducation.


Je souhaiterais un système public efficace. Mais je désespère. Pas à cause des enseignants. Mais du système, dans lequel ils doivent bien se couler, et de ceux qui en sont à la tête.



mamalilou 21/09/2011 02:07



c'est avec plaisir que je vais suivre ce lien de ce pas... forcément, c'est le type de sujet qui me botte, 


1 j'ai cinq enfants, et j'en élevé 10 autres,


2 nous travaillons dans le logement social, particulièrement près "des multi-carencés"...


...


douce nuit à toi



Vladimir Vodarevski 22/09/2011 21:27



Je crains que ne soit pas ce à quoi tu t'attends. L'intérêt de l'article, c'est de montrer que même les pauvres, dans les pays pauvres, veulent une bonne éducation pour leurs enfants, et que la
société essaie de trouver des voies prarallèles quand la voie officielle est inefficace. Mais il n'y a pas vraiment de propositions utiles pour nos contrées, je le crains. J'ai aussi mis ce lien
car c'est un aspect des pays en développement dont on parle peu (je suis gentil), dans les grands médias.