Analyse Libérale

Dépenses et recettes publiques en Europe et aux USA

5 Juillet 2011 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Divers

Le quotidien Les Echos a publié le 05 juillet 2011 une carte de la pression fiscale en Europe en 2009. Cependant, les chiffres sont trompeurs. D'abord, ils sont pésentés comme les indicateurs de la pression fiscale en pourcentage du PIB. Or, il s'agit des prélèvements obligatoires, qui comprennent à la fois les prélèvements fiscaux, comme les impôts, la TVA, et les prélèvements sociaux, que sont les cotisations sociales. Par ailleurs, ils ne comprennent pas certains prélèvements, qui ne sont pas considérés comme obligatoire. La redevance télévisuelle par exemple, les frais de constitution de passeport également.

Ces précisions sont nécessaires, sinon on ne peut pas comprendre d'où provient le déficit bugétaire. En comparant les prélèvements obligatoires et les dépenses publiques, on trouve un déficit toujours plus important que le montant officiel. Il ne s'agit donc pas d'une manipulation.

Mais, en présentant uniquement les prélèvements obligatoires, les statistiques ne présentent pas une vision correct des prélèvements publics sur l'économie. Voici donc trois tableaux, les dépenses, les recettes, et les déficits ou excédents, pour les pays européens et les USA, qui permettent des comparaisons plus justes. Ils proviennent du rapport European economic forecast, spring 2011, de la commission européenne. 

Les dépenses publiques (en % du PIB)

 

Dépenses publiques europe USA au 05 2011

 

(Cliquer sur le tableau pour l'agrandir)

 

Les recettes publiques (En % du PIB)

 

Recettes publiques Europe USA au 05 2011 source commission

 

(Cliquer sur le tableau pour l'agrandir)

 

Les déficits ou excédents publics (En % du PIB)

 

Déficit ou excédent public europe USA au 05 2011 source c

(Cliquer sur le tableau pour l'agrandir)

 

 

 

 

 

 

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I-Cube 05/07/2011 18:56



Tu devrais t'intéresser au niveau de recours à l'emprunt voté dans la dernière loi de finances rectificative.


S'agissant qu'une comptabilité de "quasi-caisse" on y mesure tout l'accroissement de déficits fiscaux réels par comparaison d'un année sur l'autre de ce poste d'emprunt...


Tu rajoutes aux recettes fiscales et tu arrives à une augmentation réelle du poids de l'impôt qu'il te suffit de rapporter au PIB prévisionnel.


On devrait ainsi tutoyer les 9 % de déficit et tabler sur 26 à 27 % de prélèvements fiscaux, donc autour de 52/53 % du PIB pour l'ensemble des prélèvements obligatoires (dont partie est
redistribuées sous forme de prestations sociales, monétaires et non-monétaire : les soins, prestations en nature)...


Ca change totalement l'image du pays, mais fait apparaître que le modèle devient "intenable" !