Analyse Libérale

Croissance dans l'UE au 2ème trimestre 2010

17 Août 2010 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Crise et Relance

 

     La croissance européenne a augmenté d'1% au deuxième trimestre 2010 par rapport au premier, que ce soit la zone euro ou l'Union à 27 (cf l'éco-hebdo). La France a connu une croissance de 0,6%, et l'Allemagne de 2,2%.

 

     La croissance allemande correspond à une croissance 8% en rythme annualisé, c'est-à-dire si ce rythme était tenu sur une année entière. Ce qui la fait comparer à une croissance asiatique par les commentateurs.

 

     Cette croissance, européenne et allemande, est avant tout un rattrapage. Ainsi, Jean-Marc Vittori, dans Les Echos, du lundi 16 août, souligne que, «par rapport au pic de l'activité au premier trimestre 2008, la production au deuxième trimestre 2010 a été inférieure de 2,2% en France et de 2,8% en Allemagne.»

 

     En effet, la crise a été plus sévère pour l'Allemagne que pour la France.

 

     Ensuite, la croissance allemande, et les pays qu'elle entraîne, doit beaucoup à la reprise du commerce mondial. La Financial Times en vient à s'interroger sur la dépendance de l'Allemagne à la croissance chinoise. Même si on ne connaîtra que le 24 août les composantes de cette croissance allemande.

 

     Le problème de l'Europe, comme avant la crise, reste de ne pas avoir de moteur interne. Une partie

 

     Sur le moyen terme, l'Allemagne va continuer à croître, tant les besoins des pays émergents sont importants. Mais cela va-t-il engendrait un cercle vertueux. Depuis plusieurs années, avant la crise, les succès à l'exportation de l'Allemagne n'entraînaient pas un effet vertueux et autonome sur ce pays.

 

     Les salariés voient au contraire baisser leur pouvoir d'achat depuis des années.

 

     On peut espérer que cette période ne soit qu'un (long) ajustement, et qu'ils finissent par bénéficier des succès des entreprises. Mais ce n'est pas encore le cas.

 

     La croissance de l'Allemagne montre ainsi le rôle des pays émergents dans la reprise. Elle montre qu'ils sont en partie une locomotive, question qui se posait pendant la crise.

 

     Cette croissance va-elle durer? Les reprises économiques sont toujours chaotiques. L'indice de confiance allemand ne cesse de diminuer, notamment en août, après avoir fortement augmenter.

 

      D'autre part, avant la crise, les pays européens connaissaient déjà le chômage et une faible croissance, ainsi que des problèmes de déficits. La crise n'est pas la cause de tous les problèmes, ceux-ci étaient présents avant la crise financières.

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benichou 18/08/2010 13:40


Bonjour,

Le minable 0,6 % de la France ne justifie pas les cocoricos entonnés par nos politiques!