Analyse Libérale

Loi Tepa, pétition contre les heures supplémentaires

14 Mars 2009 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Divers

 

 
Loi TEPA, pétition contre les heures supplémentaires, réduction du temps de travail.

     Une pétition vient d'être lancée contre la défiscalitation des heures supplémentaires, une des disposition de la loi dite TEPA. Cette défiscalisation est considérée comme favorisant l'augmentation du chômage. Cette pétition est surprenante. A la fois, en raison des effets de la politique de lutte contre le chômage par la réduction du temps de travail, et à la fois en raison de l'objet de cette pétition.


     La réduction du temps de travail est une politique constante de la France depuis les années 1970, pour lutter contre le chômage. Elle a pris la forme des préretraites. Il s'agit là de réduire le temps de vie active, c'est à dire le temps de travail au cours de la vie.

     Il y a eu, dans la même optique, la retraite à 60 ans. Il y eu les mesures de réduction du temps de travail au cours de la vie active: cinquième semaine de congés payés, trente neuf heures puis trente cinq heures.


     Ces politiques suivent l'idée selon laquelle la population active est trop nombreuse en France, ce qui serait la cause du chômage. Il faut par conséquent réduire la population active, ou réduire son temps d'activité.

     C'est un peu la même idée qui guide les politiques d'emplois financés par l'Etat, comme les emplois jeunes , les TUC et leurs avatars: puisque la population active est trop nombreuse, il faut l'occuper en créant de toutes pièce des occupations payées.


     Les résultats de cette politique, menée avec constance depuis les années 1970, quels que soient les gouvernements au pouvoir, n'ont pas été probants. La France a toujours eu un des taux de chômage les plus élevés des pays développés.


     Bien sûr, des statistiques sont publiées pour démontrer les créations d'emplois permises par les trente cinq heures. Mais ces statistiques sont un construit. On part de l'idée que les trente cinq heures doivent créer de l'emploi, et on construit ces statistiques en fonction du résultat attendu.

     Ainsi ces statistiques mélangent les emplois créés et sauvés par les trente cinq heures. Quelqu'un qui serait opposé à cette politique pourrait tout aussi bien faire des statistiques sur les emplois détruits par les trente cinq heures. Ou sur la perte de croissance due au trente cinq heures. Il suffit de modifier les statistiques en fonction de la théories que l'on défend.

     Les seules statistiques valables sont l'évolution du chômage au cours des années, sur le long terme. On ne constate pas d'effet réduction du temps de travail. Le taux de chômage apparaît plus corrélé à la croissance, elle même assez bien corrélée à la croissance mondiale.


     Par ailleurs, cette politique de réduction du temps de travail a eu quelques dommages qu'on pourrait appeler collatéraux sur le plan social. Ainsi, les mesures prises pour écarter du marché du travail les plus de cinquante ans sont entrées dans les mœurs, en quelque sorte. Cette catégorie d'âge est souvent dispensée de recherche d'emploi. Il a fallu créer une loi pour augmenter le coût du licenciement des plus de cinquante ans, alors qu'on avait encouragé leur sortie du monde du travail. Et on est bien embêté pour encourager le travail des séniors aujourd'hui.

     Il faut dire que le système des préretraites arrangeait les entreprises à plus d'un titre. Il leur permettait de dégraisser à bon compte. Et, c'était les plus gros salaires, en raison de leur ancienneté, qui partaient.


     Les trente cinq heures ont également eu des conséquences sociales non négligeables. Cette politique a en effet eu comme contrepartie la modération salariale. Elle a été préparée et mise en œuvre dans les années 1998-2000, justement à une période ou des augmentations de salaires un peu plus importante que le simple alignement sur l'inflation étaient possible. Ce sont les périodes de pics de croissance, qui arrivent occasionnellement.

     Au lieu de profiter de cette période, la france a, en quelque sorte, passé son tour. Alors même que la réduction du temps de travail n'était pas une priorité de la population, au contraire de l'augmentation du pouvoir d'achat.


     Les trente cinq heures ont d'abord provoqué une intensification du travail. Il fallait faire autant qu'en trente neuf heures. Des accords ont été passés, et certains temps de pauses étaient sortis du temps de travail. La flexibilité était aussi une contrepartie des trente cinq heures, toujours pour gagner en productivité ce qui était gagné en perte de temps de travail. Ce qui signifie notamment que des ouvriers ne peuvent pas choisir leurs jours de RTT. Ils ne peuvent pas les utiliser pour garder les enfants le mercredi, par exemple.


     La conséquence a été, entre autre, que les trente cinq heures ont plus profité aux cadres, c'est à dire à la catégorie la plus favorisée des salariés, plutôt que les catégories les moins favorisées.

     En effet, les cadres ont pu bénéficier de jour de repos supplémentaires, sans baisse de leurs salaires déjà élevés. Leurs travail était plus intensif, mais ils ont pu bénéficier de plus de repos. Sans compter que, de toutes façons, la rémunération des cadres dépend beaucoup moins du temps de travail que celle des salariés ordinaires. Elle est en effet plus souvent individualisée. Elle dépend plus des objectifs individuels.

     Les cadres étaient ceux pour lesquels une hausse généralisée des salaires était la moins probable. Il n'en attendait pas. Par contre, les jours de repos supplémentaires ont été une bonne surprise. Quand on gagne bien sa vie, la priorité va plus aux loisirs qu'à une augmentation de salaire.


     Par contre, quand on gagne moins bien sa vie, la priorité est inverse. On aimerait plus de loisirs, mais, de toutes façons, pour se les payer, il faut plus de pouvoir d'achat. Ces catégories de poulations auraient préféré une augmentation de salaore. Elles ont eu au contraire une modération des salaires, alors qu'elles devaient supporter plus de flexibilité et une intensification du travail pour compenser la baisse du temps de travail.


     De nombreux sondages ont été effectués pour savoir si les français approuvaient les trente cinq heures. Souvent, il y a une courte majorité de réponses favorables, ce qui déjà est contradictoire avec la présentation qui en est faite comme d'une avancée sociale voulue par la population.

     Mais, souvent aussi, les opinions défavorables sont émises par les salariés les moins favorisés. On peut aussi souligner qu'une partie de ces salariés ont été sensibles au discours électoral de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, qui promettait de "travailler plus pour gagner plus". de même, ils avaient refusé auparavant d'élire Martine Aubry à l'Assemblée Nationale, quand elle était encore identifiée comme la ministre des trente cinq heures. Le PS s'est aliéné les salariés les moins favorisés avec les trente cinq heures.


     Ceux qui soutiennent les trente cinq heures peuvent considérer avoir fait le bien des salariés malgré eux. Mais fait-on vraiment du bien aux gens malgré eux. Par ailleurs, même si on considère que les trente cinq heures ont créé des emplois, est-ce que c'est vraiment une bonne politique, économiquement et socialement, de créer des emplois en bridant ou en diminuant le pouvoir d'achat des salariés les moins favorisés? Le progrès social n'est-il pas d'augmenter le pouvoir d'achat des plus défavorisés?

     Les trente cinq heures ne sont pas non plus étrangères aux revendications contre la vie chère et pour le pouvoir d'achat qui se sont développées depuis quelques années. On a fait le choix de la modération salariale à un moment où les salaires pouvaient être augmenter. Une occasion qui ne se présente pas tous les ans. Les conséquences s'étalent elles sur plusieurs années.


     Certains des promoteurs de la réduction du temps de travail ont aussi une attitude contradictoire, comme les syndicats par exemple. Ils défendent une augmentation des bas salaires, en disant que ce serait bénéfiques pour l'économie.

     L'idée est qu'une augmentation des bas salaires est plus susceptible d'être dépensée, tandis que ceux qui ont un samaire plus élevé sont plus susceptibles d'épargner cette augmentation. De plus, l'élévation des revenus entraîne une modification de la structure de la consommation: plus on gagne, plus on peut consommer de services.


     Si on suit ce raisonnement, les trente cinq heures ont réduit la croissance de l'économie et la créations d'emploi, puisqu'elles ont entraîné la modération salariale. On voit à nouveau que les statistiques qui cherchent à mesurer les créations d'emplois provoquées par les trente cinq heures sont un construit qui dépend beaucoup de l'opinion de ceux qui élaborent le modèle statistique.

     Si on intègre l'idée qu'une hausse substantielle des bas salaires crée de la croissance et de l'emploi, on devrait estimer le nombre d'emplois que les trente cinq heures ont empêché de créer, en ralentissant la croissance.


     Les lignes qui précèdent montrent que les politiques de réduction du temps de travail n'ont pas obtenu de résultats probants. Ce qui a fait diminuer leurs adeptes, et rend surprenant cette pétition contre la défiscalisation des heures supplémentaires prévue par la loi TEPA.

     Mais, même si on est favorable à la réduction du temps de travail, cette pétition est surprenante. En effet, je n'ai jamais lu d'article disant que cette loi avait eu beaucoup d'effet sur les heures supplémentaires, sauf ceux reprenant la communication du gouvernement, ce qui est normal puisqu'un gouvernement défend généralement ses lois.

     De plus, il est très compliqué d'estimer les effets d'aubaines avec cette loi. C'est à dire que sans cette loi, les entreprises auraient peut-être eu recours tout autant aux heures supplémentaires, sans embaucher de personnel à temps plein en CDI, donc sans diminuer le nombre de chômeurs.

     D'autant plus que nous sommes dans une période de grande incertitude économique, alors que les entreprises resserrent les boulons, retardent les investissements, et ne font plus de prévisions, les embauchent subissent le même phénomène. Une entreprise qui le peut sera certainement plus tenté de recourir aux heures supplémentaires dans un tel contexte en cas de pic d'activité que d'embaucher et de former quelqu'un.


     Par conséquent, une pétition contre cette disposition de la loi TEPA semble bien disproportionnée. Au lieu de constituer une critique, cette disposition tend même plutôt à défendre les heures supplémentaires défiscalisées.

     En effet, elle accrédite l'idée que cette loi fonctionne, permet à des salariés de gagner plus, donc de consommer plus, et qu'elle soutient la croissance et par conséquence l'emploi, un emploi durable et non aidé. Cette pétition défend complètement le raisonnement du gouvernement, alors même qu'aucun économiste ne prête à cette loi de grands effets.


     Cette pétition, publiée dans un magazine, souligne la pauvreté du débat économique actuel. Aujourd'hui, il faut être pour ou contre le capitalisme, et pour ou contre le gouvernement. Il faut avoir une posture idéologique, des idées simplistes. Nous sommes au cœur d'une importante crise financière, mais les débats ne s'élèvent pas. Il faut dire que la crise est causée par la course au profit, l'ultralibéralisme.

     La politique de régulation par les taux d'intérêt menée par les banques centrales, avant la crise, la banques centrale américaine notamment, et encensée à l'époque par tous les commentateurs? On n'en parle même pas. Elle a pourtant une grande responsabilité dans la crise actuelle. On évoque à peine la responsabilité de Greespan.

     On nous balance la nécessité d'une politique de relance, sans s'interroger sur les raisons qui nous ont fait abandonner cette politique dans les années 70. Ce serait utile, pourtant. Peut-on être crédible en lançant une politique, qui a été abandonnée après beaucoup de tentative de relance, sans s'expliquer sur ces échecs?

     On ne souligne même pas le fait que l'encouragement de la consommation à crédit aux USA était une politique de relance. Il y a très peu d'analyse, finalement, dans la presse, très peu de questionnement, sauf exception.

     Or, le questionnement est indispensable à la réflexion. Il faut toujours mettre ses idées à l'épreuve, et savoir évoluer en fonction de ce que nous apprend la réalité. Celle-ci est moins simpliste que les pseudo théories économique véhiculées par la plupart des médias. Le keynésianisme, le libéralisme, sont l'objet de nombreux débats internes.

     D'ailleurs, présenter les politiques keynésiennes en opposition au libéralisme est une aberration: Keynes était libéral. Quant à faire parler Keynes sur la crise actuelle, comme j'ai pu le voir une fois, c'est quasiment offenser l'économiste. Qu'on soit d'accord ou non avec lui, on se doit de reconnaître sa subtilité et son indépendance d'esprit, et accepter l'idée que nul ne sait vers quelle voie il aurait orienté ses théories.


     On souligne souvent le manque de culture économique des français. Selon moi, les français connaissent mieux l'économie que les américains. Mais, c'est sûr, ils ne sont pas aidés dans la recherche de l'information. Les économistes médiatisés adoptent des idées simplistes, et il y a bien peu de véritables articles d'analyse, d'explication, de débats dans les médias.


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mamalilou 13/04/2009 17:35

et pour être sûre qu'il n'en manque pas un bout (lol quelle sangsue je fais) - " Aujourd'hui, il faut être pour ou contre le capitalisme, et pour ou contre le gouvernement. Il faut avoir une posture idéologique, des idées simplistes. Nous sommes au cœur d'une importante crise financière, mais les débats ne s'élèvent pas. Il faut dire que la crise est causée par la course au profit, l'ultralibéralisme." ben c'est pas faut... si tu dis que le sens est une idéologie que le sens est une vision simpliste... !!!!!! c'est la course au sens!! c'est le constat du bon sens qui revient et c'est sûr le bon sens c'est moins abscons que les élucubrations et projections économiques qui croient pouvoir s'éxonérer des lois de la vie. - " quasiment offenser l'économiste" sur ce chapitre, je te suis. ainsi que sur ta "conclusion" en te lisant on a du mal à cerner ce que tu propose-rais ou préconise-rais... mais là n'est peut-être pas ton objectif tu as soulevé des points essentiels sur la mauvaise foi de l'information qui nous parvient, tout en reprenant à ton compte quelques sophismes... mais c'est une belle perche tendue au débat... juste que, pfouuu je voudrais pouvoir y passer plus de temps mais c'est pas possible, c'est pas mon métier en ce moment (lol j'ai de la marmaille....!!!) si j'ai eu l'air de m'opposer à tort, je le répète ce n'est pas une opposition personnelle, je traite ce que je lis avec libre arbitre et sans animosité personnelle (précaution utile sur les blogs, où ce n'est pas toujours le cas! ) bonne fin de lundi de Pâques et merci d'être passé sur caplibre pour un généreux commentaire fort intéressant.

Vladimir Vodarevski 13/04/2009 18:21


Waou! Moi qui ai peur de laisser des commentaires trop long, je vois que je n'ai aucun scrupule à avoir sur ton blog! Blague à part, merci de ta visite et de ce commentaire. Je suis pour le débat.
Je modère pour éviter les propos tendancieux, et la pub!
Je ne répondrai pas à tout. Car, comme tu l'as dit, il y a beaucoup de choses en vrac dans cet article sur cette pétition contre la loi TEPA. Ce n'est pas mon meilleur article. C'est plus un billet
d'humeur. Je suis agacé par l'importance qui est donnée à cette loi. Ce n'est qu'une mesurette, pas une politique. Elle ne remet pas en cause les 35h.
Mon opposition à la loi sur les 35h ne vient pas du fait que je sois un "économiste diplômé", défenseur de la croissance. Elle est plus personnelle, et prosaïque. Quand cette loi a été promulgué,
je gagnais un peu plus que le SMIC. C'est pourquoi le choix de la modération salariale, pour faire passer les 35h, m'est resté en travers de la gorge, si tu me pardonnes l'expression. Il ne s'agit
pas d'une course à l'argent. Il s'agissait juste d'un souhait d'avoir un peu moins à calculer pour faire mon budget. Surtout avec le niveau des loyers en région parisienne! C'est pourquoi je trouve
qu'on devrait laisser la possibilité de travailler plus, pas avec des heures supplémentaires, qui sont aléatoires. Mais travailler jusqu'à 40h, payée 40h. On constate que les 35h ont profité
essentiellement à ceux qui gagnaient déjà bien. Ils ont eu la possibilité d'avoir plus de temps libre. Et pour eux, la modération salariale n'était pas un problème. Encore une fois, mon but n'était
pas une course à l'argent. Mais, quand on gagne peu, une augmentation a énormément de valeur.
Pour le reste, je commence juste à découvrir l'univers des "opposants à la course à la croissance" (j'ai essayé de trouver une expression, toutes mes excuses si je blesse quelqu'un, comment
qualifier ce courant au fait, selon toi?). ce qui m'incite à penser à des articles plus théoriques pour mon blog, des articles qui expliqueraient le libéralisme. On en dit beaucoup de bétises,
malheureusement.
je me permettrait de laisser d'autres commentaires sur ton blog. Et n'hésite pas à t'exprimer sur le mien. On peut être d'opinions différentes et avoir un débat civilisé, qui nous enrichira tous
deux.
Bonne continuation


mamalilou 13/04/2009 17:34

suite (ah oui, normal, tu modères) mince je sais plus où j'ai coupé...lol débutante que je suis!!! -"Ainsi, les mesures prises pour écarter du marché du travail les plus de cinquante ans sont entrées dans les mœurs, en quelque sorte. Cette catégorie d'âge est souvent dispensée de recherche d'emploi." quoi? je ne peux pas croire ce que je lis... non sérieux c'est ce que tu penses vraiment? ou bien tu fais de la politique de séduction là? ce n'était pas le but de les écarter...il faut resituer...entre la santé et les possibilité de libre choix mais aussi un intérêt de libérer des emplois...c'était pas inepte... mais pas à généraliser, ....!!! cette externalité négative est due à l'absence de respect du sens et à l'absence de vigilance sur l'application, où chaque renard vicieux aura essayé de tirer parti de cette contrainte sociale pour tirer un profit économique... là encore ce catégorisme est odieux parce que décontextualisé de la vérité totale, càd de l'hostilité manifeste des pouvoirs économiques et de ceux qui les détiennent. - "Il a fallu créer une loi pour augmenter le coût du licenciement des plus de cinquante ans, alors qu'on avait encouragé leur sortie du monde du travail. Et on est bien embêté pour encourager le travail des séniors aujourd'hui." encore un sophisme, mais je reconnais que c'est la base de la politique, ou comment convaincre le profane sans faire de cours magistraux... mais enfin, si c'est pas le lieu, sur un blog pour se permettre le temps de dire bien les choses, alors où? ici on n'est pas pressé par une contrainte médiatique, ou bien? pourquoi un sophisme, je m'en explique, ce sont deux nécessités différentes qui devaient être prises en considération et réglées? ci-fait. maintenant chronologiquement, la crise impose aux séniors la poursuite de l'emploi, rien ne les encouragera à le quitter. le contexte est différent, tu voudrais peut-être que malgré leur voeu on permette aux entreprises de les licencier? qu'est-ce qui était une erreur, les encourager à partir dans un contexte alors plausible, ou empêcher leur licenciement abusif qui arrangerait les entreprises aujourd'hui? que doit-on comprendre? ici le sophisme réside dans la présentation de deux choses en opposition alors qu'elles ne le sont pas, pour servir une analyse idéologique alors que c'est le contexte qui a changé et qui est la cause du regret de ceux qui ont quitté leur emploi en quoi, en sus, les séniors auraient besoin d'être encouragés à travailler davantage? au contraire ils ne demandent que ça aujourd'hui? -"De nombreux sondages ont été effectués pour savoir si les français approuvaient les trente cinq heures. Souvent, il y a une courte majorité de réponses favorables, ce qui déjà est contradictoire avec la présentation qui en est faite comme d'une avancée sociale voulue par la population." ça par contre ça m'horripile, je te le dis tout net. c'est un usage inepte qui ne constitue pas à mon sens un raisonnement. d'abord parce qu'un sondage n'a pas de valeur autre que de goûter ponctuellement, qu'il dépend du moment du sondage et de la population sondée et de son information réelle sur les mesures et les conséquences collectives et personnelles... il faudrait pour lui donner une valeur, que chacun soit également informé et qu'on sonde la population par catégorie économique! et oui, les implications sont différentes selon, des trente cinq heures... ensuite les français -quels français- ont-ils approuvé avant ou après, l'idée le projet, les négociations, la mise en place au compte goutte inégal? ou une fois la crise arrivée?...ça change tout pour tout te dire, à titre personnel je n'en ai pas eu la même vision à chacune de ses étapes... donc en effet je trouve que la présentation qui en est faite d'une avancée voulue par la population était réelle avant la tentative de mise en application mais qu'après les tâtonnements les compromis et les reculades (disons-le clairement) qui en ont limité la portée, (volonté du patronnat tout puissant oblige!)...là en effet la volonté populaire a eu le temps de s'étioler... ceci est un constat plus honnête, non? -"travailler plus pour gagner plus " ça j'adore, c'est mon sujet de prédilection... je l'ai traité en reprenant un topo de "alternatives économiques" tu le trouveras sur caplibre. au départ c'est "travailler plus travailler tous travailler mieux"...pour gagner plus et l'analyse qui en est faite tu verras vaut le détour...tu m'en diras des nouvelles si tu veux bien -"On a fait le choix de la modération salariale à un moment où les salaires pouvaient être augmenter." où est le problème? ah oui, tu considères en économiste, la nécessité de la croissance, et donc en ce sens l'expansion du volume salarial est facteur de croissance...c'est bien ça...si je suis... oui c'est sûr...c'est un parti pris...mais si on oubliait cette croissance comme seul vecteur économiquement fiable (quel pari tout de même, on ne maîtrise pas ce facteur sur la durée je le rappelle!!! un jour ou l'autre, et m'est avis qu'on y est, il faut revenir à la réalité)!!!? - " On voit à nouveau que les statistiques qui cherchent à mesurer les créations d'emplois provoquées par les trente cinq heures sont un construit qui dépend beaucoup de l'opinion de ceux qui élaborent le modèle statistique." oui mais pas seulement, ce construit l'est aussi du fait de l'enracinement en la croyance en le demi-dieu "croissance infinie" ce qui motive ces perversions d'analyses... - " Les lignes qui précèdent montrent que les politiques de réduction du temps de travail n'ont pas obtenu de résultats probants. " elles ne disent pas pourquoi vraiment, parce qu'elles ne tiennent pas compte du contexte et des forces de luttes qui en ont minimiser les possibilité de mise en application et donc l'impact. il faut gérer avec plus d'autorité et d'éducation le seuil de masse d'individualismes délétère, afin que les mesures démocratiquement décidées puissent voir jour correctement avec un seuil de compromis irréalisable qui annule l'intérêt d'une mesure économique du fait du rapport de son coût à ses effets escomptés, au-delà d'un seuil de compromis. - " une pétition contre cette disposition de la loi TEPA semble bien disproportionnée" on ne nous propose pas de choix intelligent, c'est à dire temporaire on ne veut pas revenir sur des avantages acquis il faut des dispositions d'exception à durée déterminée. et pas profiter de la crise pour régresser socialement durablement - " Aujourd'hui, il faut être pour ou contre le capitalisme, et pour ou contre le gouvernement. Il faut avoir une posture idéologique, des idées simplistes. Nous sommes au cœur d'une importante crise financière, mais les débats ne s'élèvent pas. Il faut dire que la crise est causée par la course au profit, l'ultralibéralisme." ben c'est pas faut... si tu dis que le sens est une idéologie que le sens est une vision simpliste... !!!!!! c'est la course au sens!! c'est le constat du bon sens qui revient et c'est sûr le bon sens c'est moins abscons que les élucubrations et projections économiques qui croient pouvoir s'

mamalilou 13/04/2009 17:32

bon le comm n'apparaît pas, je le repositionne en deux morceaux très intéressant, mais beaucoup de choses en vrac aussi pour un même billet peut-être faudrait-il traiter les points séparément tout en indiquant ta vision globale....(enfin, si je peux me permettre en profane...et d'un point de vue bloguesque lambda) avant de rentrer dans le détail (en plusieurs comm, je me connais je vais faire long...) je tenais à te dire que j'apprécie ta démarche, je le dis parce que parfois le ton que je prends sur ces sujets peut laisser penser que je suis hostile!!! lol mais il n'en est rien, rassure-toi, c'est la politique qui veut ça...(et les progrès que j'ai à faire en communication, rires....) et bien je dois dire que je suis un peu surprise de trouver ici un sophisme récurrent: "  Les résultats de cette politique, menée avec constance depuis les années 1970, quels que soient les gouvernements au pouvoir, n'ont pas été probants. La France a toujours eu un des taux de chômage les plus élevés des pays développés." en effet, pourquoi associer ces deux assertions en décontextualisant une ou plusieurs mesures prises dans un contexte aversif où chacun essaie de contourner les règles pour son profit et de se mettre dans les poches officieusement l'argent qu'il ne peut pas se mettre dans les poches officiellement... je schématise mais c'est le sens qu'il faut redonner aux événements et cesser de jeter le bébé avec l'eau du bain, nombre de mesures sont bonnes dans le sens mais tant qu'il y a des fous et des irrespectueux de la vie pour prôner la loi du plus fort la loi de la jungle, il y a toujours une masse de ventres mous menaçante qui déséquilibre la société toute entière, voire même prend les armes ici et là...la faim au ventre. il faut arrêter avec l'économie de l'argent pour l'argent et la volonté de poser des règles économiques "logiquement" "méthodiquement", et ce en dépit du bon sens le bon sens veut que chacun se nourrisse qu'on arrête de faire croire qu'une matière première s'achète!!!non elle est donnée par la terre, ce qui coûte c'est le travail pour cultiver, cueillir, extraire, pêcher...pas la terre, la terre n'appartient à personne et c'est ces principes de bases qu'il faut remettre en question je sais c'est idéaliste mais si on veut vraiment aller au fond des choses il faut cesser de jouer avec les mots et d'essayer de faire les grands je sais que je parle à un économiste diplômé, je ne ferai donc pas la donneuse de leçon en ce domaine, c'est peine perdue... en revanche je t'interpelle sur le sens: je lis - "les résultats de cette politique menée depuis"  quels résultats? qui peut dire ce qui a une conséquence réellement? il ne s'agit pas d'expérience dans des conditions idéales, mais d'humain, d'histoire, d'événements associés, de contextes internationaux, de changement de politique générale autour de quelques vecteurs communs... je ne vois pas d'autre "politique menée" que celle du pouvoir, simplement le pouvoir, séduction, promesses, tentatives, mise en place de mesures à peine abouties que déjà on en change avec le décalage temps entre les actions et leurs fruits, qui fait qu'on joue sur les attributions de mérite c'est du vent ça, ya pas de "politique menée" au sens noble du terme, il n'ya que des successions de mesures disparates difficilement proposées et validées dans la douleur, tardivement mises en place... et finalement on efface et on reprends... ya pas de politique générale, de décision fondamentale...de sens....toujours le sens il n'y a que des attentes ponctuelles isolées avec des mesures qui s'entrecroisent et qui se marchent sur les pieds et polluent l'analyse en définitive en n'assurant qu'une chose éternellement: l'échec. -"Bien sûr, des statistiques sont publiées pour démontrer les créations d'emplois permises par les trente cinq heures. Mais ces statistiques sont un construit. On part de l'idée que les trente cinqheures doivent créer de l'emploi, et on construit ces statistiques en fonction du résultat attendu.(...)Quelqu'un qui serait opposé à cette politique pourrait tout aussi bien faire des statistiques sur les emplois détruits par les trente cinq heures. Ou sur la perte de croissance due au trente cinq heures" j'aime que tu soulèves ce point à nouveau il s'agit de poncifs, des récurrences de parti pris pro ou anti trente cinq heures. que ce soit au préalable idéologiquement ou suite à des analyses perverses et décirconstanciées... les trente cinq heures, pour le peu de temps de leur application réelle et à contre coeur un peu partout, n'ont pas vraiment donné leurs fruits proportionnés... elles n'avaient d'ailleurs pas que visée de gain d'emplois....mais des répercussion sur le loisir, la consommation, la santé, l'éducation, la cohésion familiale, les transports etc... pour de nombreuses personnes ça a été un soulagement. bien qu'elles aient été mal appliquées suite à des négociations de renard pingre et qu'encore une fois elles aient plus profité à certaines classes qu'à d'autres... et je fais court. -"On ne constate pas d'effet réduction du temps de travail. Le taux de chômage apparaît plus corrélé à la croissance, elle même assez bien corrélée à la croissance mondiale." oui, mais ô misère ce n'est plus possible!!! il faut se rendre à l'évidence, ce facteur croissance, il faut l'oublier la planète est peuplée, nous ne pourrons pas dépasser les dix milliards sans catastrophe... la planète est un univers fini, sur lequel on ne peut garder l'illusion d'une croissance infinie comme seul vecteur de réussite des applications de l'économie actuelle notamment en ce qui concerne l'emploi! c'est une telle évidence! on se fout éperdument de l'hypothétique et factice croissance mondiale c'est du néant du vent du leurre, ce sont des valeurs non humaines...il s'agit d'argent...donc de moyen et non de vie... la substance sur laquelle il faut travailler c'est le sens, les lois imposées par la nature, la vie, la santé, la survie des espèces, le rythme de la faune et de la flore, le climat, programmer l'utilisation des ressources sous contrainte d'épuisement, ne pas produire plus de déchetsqu'on ne peut en gérer, etc...etc... le reste c'est du grand n'importe quoi mathématique, de la théorie absurde sur une valeur qui n'est qu'un moyen possible et non un but ni même un moyen incontournable à suivre...

mamalilou 13/04/2009 17:28

très intéressant, mais beaucoup de choses en vrac aussi pour un même billetpeut-être faudrait-il traiter les points séparément tout en indiquant ta vision globale....(enfin, si je peux me permettre en profane...et d'un point de vue bloguesque lambda)avant de rentrer dans le détail (en plusieurs comm, je me connais je vais faire long...) je tenais à te dire que j'apprécie ta démarche, je le dis parce que parfois le ton que je prends sur ces sujets peut laisser penser que je suis hostile!!! lolmais il n'en est rien, rassure-toi, c'est la politique qui veut ça...(et les progrès que j'ai à faire en communication, rires....)et bien je dois dire que je suis un peu surprise de trouver ici un sophisme récurrent: "  Les résultats de cette politique, menée avec constance depuis les années 1970, quels que soient les gouvernements au pouvoir, n'ont pas été probants. La France a toujours eu un des taux de chômage les plus élevés des pays développés."en effet, pourquoi associer ces deux assertions en décontextualisantune ou plusieurs mesures prises dans un contexte aversif où chacun essaie de contourner les règles pour son profit et de se mettre dans les poches officieusement l'argent qu'il ne peut pas se mettre dans les poches officiellement...je schématisemais c'est le sens qu'il faut redonner aux événements et cesser de jeter le bébé avec l'eau du bain, nombre de mesures sont bonnes dans le sens mais tant qu'il y a des fous et des irrespectueux de la vie pour prôner la loi du plus fort la loi de la jungle, il y a toujours une masse de ventres mous menaçante qui déséquilibre la société toute entière, voire même prend les armes ici et là...la faim au ventre.il faut arrêter avec l'économie de l'argent pour l'argent et la volonté de poser des règles économiques "logiquement" "méthodiquement", et ce en dépit du bon sensle bon sens veut que chacun se nourrissequ'on arrête de faire croire qu'une matière première s'achète!!!non elle est donnée par la terre, ce qui coûte c'est le travail pour cultiver, cueillir, extraire, pêcher...pas la terre, la terre n'appartient à personne et c'est ces principes de bases qu'il faut remettre en questionje sais c'est idéalistemais si on veut vraiment aller au fond des choses il faut cesser de jouer avec les mots et d'essayer de faire les grandsje sais que je parle à un économiste diplômé, je ne ferai donc pas la donneuse de leçon en ce domaine, c'est peine perdue...en revanche je t'interpelle sur le sens:je lis - "les résultats de cette politique menée depuis" quels résultats? qui peut dire ce qui a une conséquence réellement? il ne s'agit pas d'expérience dans des conditions idéales, mais d'humain, d'histoire, d'événements associés, de contextes internationaux, de changement de politique générale autour de quelques vecteurs communs...je ne vois pas d'autre "politique menée" que celle du pouvoir, simplement le pouvoir, séduction, promesses, tentatives, mise en place de mesures à peine abouties que déjà on en change avec le décalage temps entre les actions et leurs fruits, qui fait qu'on joue sur les attributions de méritec'est du vent ça, ya pas de "politique menée" au sens noble du terme, il n'ya que des successions de mesures disparates difficilement proposées et validées dans la douleur, tardivement mises en place...et finalement on efface et on reprends...ya pas de politique générale, de décision fondamentale...de sens....toujours le sensil n'y a que des attentes ponctuelles isolées avec des mesures qui s'entrecroisent et qui se marchent sur les pieds et polluent l'analyse en définitive en n'assurant qu'une chose éternellement: l'échec. -"Bien sûr, des statistiques sont publiées pour démontrer les créations d'emplois permises par les trente cinq heures. Mais ces statistiques sont un construit. On part de l'idée que les trente cinqheures doivent créer de l'emploi, et on construit ces statistiques en fonction du résultat attendu.(...)Quelqu'un qui serait opposé à cette politique pourrait tout aussi bien faire des statistiques sur les emplois détruits par les trente cinq heures. Ou sur la perte de croissance due au trente cinq heures" j'aime que tu soulèves ce pointà nouveau il s'agit de poncifs, des récurrences de parti pris pro ou anti trente cinq heures.que ce soit au préalable idéologiquementou suite à des analyses perverses et décirconstanciées...les trente cinq heures, pour le peu de temps de leur application réelle et à contre coeur un peu partout, n'ont pas vraiment donné leurs fruits proportionnés...elles n'avaient d'ailleurs pas que visée de gain d'emplois....mais des répercussion sur le loisir, la consommation, la santé, l'éducation, la cohésion familiale, les transports etc...pour de nombreuses personnes ça a été un soulagement.bien qu'elles aient été mal appliquées suite à des négociations de renard pingre et qu'encore une fois elles aient plus profité à certaines classes qu'à d'autres...et je fais court.-"On ne constate pas d'effet réduction du temps de travail. Le taux de chômage apparaît plus corrélé à la croissance, elle même assez bien corrélée à la croissance mondiale."oui, mais ô misère ce n'est plus possible!!!il faut se rendre à l'évidence, ce facteur croissance, il faut l'oublierla planète est peuplée, nous ne pourrons pas dépasser les dix milliards sans catastrophe...la planète est un univers fini, sur lequel on ne peut garder l'illusion d'une croissance infinie comme seul vecteur de réussite des applications de l'économie actuelle notamment en ce qui concerne l'emploi!c'est une telle évidence!on se fout éperdument de l'hypothétique et factice croissance mondialec'est du néant du vent du leurre, ce sont des valeurs non humaines...il s'agit d'argent...donc de moyen et non de vie...la substance sur laquelle il faut travailler c'est le sens, les lois imposées par la nature, la vie, la santé, la survie des espèces, le rythme de la faune et de la flore, le climat, programmer l'utilisation des ressources sous contrainte d'épuisement, ne pas produire plus de déchetsqu'on ne peut en gérer, etc...etc...le reste c'est du grand n'importe quoi mathématique, de la théorie absurde sur une valeur qui n'est qu'un moyen possible et non un but ni même un moyen incontournable -"Ainsi, les mesures prises pour écarter du marché du travail les plus de cinquante ans sont entrées dans les mœurs, en quelque sorte. Cette catégorie d'âge est souvent dispensée de recherche d'emploi."quoi? je ne peux pas croire ce que je lis... non sérieux c'est ce que tu penses vraiment? ou bien tu fais de la politique de séduction là?ce n'était pas le but de les écarter...il faut resituer...entre la santé et les possibilité de libre choix mais aussi un intérêt de libérer des emplois...c'était pas inepte...mais pas à généraliser, ....!!!cette externalité négative est due à l'absence de respect du sens et à l'absence de vigilance sur l'application, où chaque renard vicieux aura essayé de tirer parti de cette contrainte sociale pour tirer un profit économique...là encore ce catégorisme est odieux parce que décontextualisé de la vérité totale, càd de l'hostilité manifeste des pouvoirs économiques et de ceux qui les détiennent.

Vincent 20/03/2009 11:26

Bonjour,J'ai bien vu ton commentaire sur mon blog. Ton blog est intéressant. Les articles sont détaillés avec beaucoup d'informations. Peut-être pourrais-tu le structurer davantage afin de rendre la navigation plus facile.En ce qui concerne, les communautés. Je te conseille Economie et Société (c'est moi qui l'ai créé..)Bonne continuation