Analyse Libérale

Introduction à l'économie autrichienne par Guido Hulsmann

22 Juin 2012 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Théorie et explications de texte

Première partie
2ème partie

 

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L'Etat selon Hayek et Mises

22 Juin 2012 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Théorie et explications de texte

Une Vidéo de l'Institut Coppet.

 

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La Pologne capitaliste.

17 Juin 2012 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Divers

 

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Free détruit-il des emplois?

17 Juin 2012 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Nouvelle économie - croissance

 

      L'arrivée de Free sur le marché de la téléphonie mobile a chamboulé le secteur. Les concurrents déjà présents, en particulier SFR et Bouygues Télécom, Orange ayant conclu un accord d'itinérance avantageux, critiquent le nouvel entrant, l'accusant de provoquer des pertes d'emplois. Arnaud Montebourg, ministre "du redressement productif", critique par ailleurs l'ARCEP pour avoir favorisé la concurrence au détriment de l'emploi. Des études affirmant d'autre part que Free entraîne des destructions d'emplois.

 

      Cette polémique, et surtout sa médiatisation, est une illustration de l'état d'esprit en matière d'économie en France. L'innovation y est ainsi vu comme une menace, alors qu'elle est un facteur de progrès. De même, la connivence en économie y est favorisée.

 

      Free détruit-il des emplois? Les chiffrages en la matière sont absurdes. Soulignons d'abord que Bouygues ou SFR ne s’interrogent pas sur l'effet que leur entrée sur le marché des télécommunications a pu avoir sur l'opérateur historique, désormais dénommé Orange. Pourtant, Orange doit réduire ses effectifs.

 

      D'autre part, comment chiffrer l'impact d'un nouvel opérateur, qui a un modèle de prix serrés tel que Free, sur l'emploi dans un pays? Free a embauché, et investi. Ce sont des emplois supplémentaires. En diminuant le prix de l'abonnement mobile, Free libère du pouvoir d'achat pour ceux qui avaient un abonnement plus onéreux, en même temps qu'il occasionne une dépense pour ceux qui n'avaient pas les moyens, ou ne voulaient pas en raison du prix, de s'offrir un abonnement mobile.

 

      Free a aussi incité les opérateurs déjà présents à reprendre leurs investissements. Ceux-ci indiquent désormais vouloir investir dans la 4G pour se démarquer. Investissement, ce qui signifie emploi, et 4G signifie revenu supplémentaire. Ce qui signifie aussi progrès globalement pour la France.

 

      L'intervention que souhaite le ministre Arnaud Montebourg va donc à l'encontre à la fois de l'emploi, du pouvoir d'achat, et du développement technologique du pays. Par contre, cette intervention pourrait servir les intérêts de deux entreprises privées dont le modèle économique, et les bénéfices, sont perturbés par l'arrivé du nouveau concurrent (la position d'Orange est plus subtile, cette société se rattrapant par son accord d'itinérance conclu avec Free).

 

      Que des entreprises privées défendent leurs intérêts n'a rien de blâmable. C'est le soutien d'un gouvernement à ces intérêts privés qui pose problème. C'est là le problème de l'interventionnisme : celui-ci ne défend pas l'intérêt du pays, mais les intérêts de ceux qui savent mieux communiquer, ou qui sont mieux introduits dans les sphères gouvernementales. Ceux qui savent le mieux établir la connivence.

 

      La solution à ce genre de dérive est connue. C'est la limitation des pouvoirs du gouvernement. Que celui-ci sanctionne les comportements anti-concrurrentiels, comme l'utilisation de la force, est normal. Par contre, il ne devrait pas avoir le pouvoir de favoriser des intérêts privés par rapport à d'autres intérêts privés.

 

      Free a été un aiguillon dans le domaine de l'internet, qui a permis le développement du web en France. Il a contribué au développement de ce secteur en France, et de tout l'écosystème qui va avec. Il peut être un aiguillon dans le mobile, alors que la France ne semble pas en pointe dans la 4G. A moins que le gouvernement n'entrave le progrès.

 

 

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Renault demande l'aide de l'Etat

13 Juin 2012 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Divers

 

     Le Figaro rapporte mardi 12 juin 2012, que Carlos Tavares, patron opérationnel de Renault, demande un soutien aux ventes d'automobiles en France et en Europe. Il s'agirait de remplacer les véhicules anciens. Mais qui auraient moins de dix ans, limite de la précédente prime à la casse. Toute mesure de soutien est «bonne à prendre, à partir du moment où elle stimule la demande», que ce soit «sous l'angle de l'environnement» ou sous celui «du renouvellement du parc».

 

     Renault semble beaucoup miser sur les subventions. A travers cette demande de prime à la casse, mais aussi à travers sa stratégie dans les véhicules électriques, qui nécessitent des subventions pour être compétitifs. Sans compter les bornes de rechargement, dont le financement semble attendu de la collectivité, aucun grand réseau privé ne se créant pour le moment.

 

     Mercredi 14 juin 2012, le quotidien Les Echos rapporte que le ministre du Redressement Productif, Arnaud Montebourg, « étudie la possibilité » d'une aide au marché automobile.

 

    La seule stratégie de Renault est-elle de compter sur les pouvoirs publics? La question se pose. Mais, une aide à Renault serait-elle bénéfique pour la France? Le gouvernement ne peut pas aider un constructeur en particulier. Par conséquent, l'aide sera générale. Mais, même si elle ne concernait que Renault, groupe français, quelles productions favoriserait-elle? Les Dacia, fabriquées en Roumanie, et au Maroc? Les Twingo, fabriquées en Slovénie? Quelle proportion de Clio est fabriquée en Turquie? Les voitures électriques sont certes fabriquées en France. Mais à quel prix? De plus,  les composants des batteries par exemple, d'où viennent-ils? Certains pays, en Amérique de Sud par exemple, regorgent des matières nécessaires à la production des batteries. Au prix de dommages écologiques. La France refuse l'exploitation de gaz de schiste sur son sol, mais accepterait de subventionner les voitures électriques?

 

     Il est souvent question de capitalisme de connivence. Ce qui est un non sens. Le capitalisme, par définition, ne peut pas être de connivence. Une entreprise, un groupe, ne peut être favorisé que par un gouvernement interventionniste. Ce n'est donc plus, dès lors, du capitalisme. La terminologie correcte est socialisme de connivence.

 

     Cela va-t-il se vérifier avec Renault? Il s'agit d'une entreprise qui s'est engagée dans une réduction des coûts, en diminuant sa production en France. Ce qui n'est pas répréhensible. Elle profite des bénéfices de sa filiale à 40% Nissan. Là encore, il s'agit d'un partenariat réussi et non répréhensible. Elle demande une aide de l'Etat. Cette aide, si elle est concrétisée, va favoriser ses bénéfices. Mais pas forcément les emplois en France. Et pas forcément l'écologie si c'est le coût global, ou l'impact global qui est pris en considération.

 

     Question : les patrons français ne savent-ils rien faire d'autre que d'en recourir à l'Etat? Ils sont les premiers à critiquer les charges, les cotisations, les fonctionnaires. Mais, souhaitent-ils vraiment un monde libéral, où c'est le mérite qui détermine les bénéfices? Et non les relations avec l'Etat. Les constructeurs allemands n'en appellent pas à l'Etat. Ils sont prospères, et exportent jusqu'en Chine.

 

Quel signe va envoyer le nouveau gouvernement? Que les grandes entreprises peuvent demander l'aide de l'Etat?

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Euro-obligations et responsabilité de la France dans l'Union Européenne.

10 Juin 2012 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Crise et Relance

 

     Le nouveau président de la République Française a demandé la création d'euro-obligations. La réponse de l'Allemagne est qu'il faut au préalable créer une Europe fédérale. Cette réponse a surpris en France. Elle est pourtant parfaitement logique. L'Allemagne ne refuse pas les euro-obligations. Elle propose de créer les conditions qui permettront d'en lancer.

 

     Les euro-obligations supposent que l'Union Européenne emprunte directement les montants qu'elle souhaite. L'idée étant de lui permettre de financer les Etats membres qui ne peuvent se financer qu'à des taux qu'ils considèrent comme trop élevés. La puissance économique de l'Union permettrait un endettement à des taux bas, à l'image des USA.

 

     Cependant, un emprunt suppose des revenus pour honorer les remboursements. Or, l'Union Européenne n'en a que très peu. Elle ne lève que très peu d'impôts et taxes au sein de son territoire, en l'occurrence des droits de douanes sur tous les produits qui entrent dans l'Union. Sinon, ses revenus sont les contributions des Etats membres.

 

     Par conséquent, pour créer des euro-obligations, il est d'abord nécessaire de procurer une source de revenu directe, indépendante des Etats membres, à l'Union. Ce qui signifie élargir ses prérogatives. Soit, l'Union reprend certaines prérogatives nationales. Ce qui est un transfert de souveraineté. Soit, l'Union accorde des subsides aux Etats. Ce qui est également un transfert de souveraineté. Une négociation devra décider de la dotation européenne aux Etats, comme cela se fait en France entre les régions et l'Etat.

 

     Créer une source de revenu pour l'Union, suffisamment importante pour permettre l'émission d'euro-obligations, suppose un transfert d'impôts ou de taxe depuis un Etat membre vers l'Union. Ou un impôt ou une taxe supplémentaire. Mais, compte tenu des niveaux d'imposition actuel, un nouvel impôt ou une nouvelle taxe, suffisamment importants pour financer des euro-obligations, ne sont guère réalistes.

 

     Une solution médiane existe. Ce sont des fonds de soutien financés ou garantis par les Etats membres qui le peuvent. Cette solution est déjà mise en œuvre, à travers le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF), et le Mécanisme Européen de Stabilité (MES). Ces solutions ont été mise en œuvre, avec le soutien de l'Allemagne. Une autre proposition est appelée project bond. Il s'agit de créer un fonds, ou plusieurs, pour financer des projets d'infrastructures. Ces fonds seraient dotés d'un capital, et ils pourraient emprunter. L'Allemagne n'y est pas défavorable. Les modalités de financement de ces fonds, et donc de remboursement des emprunts, ne sont cependant pas fixées.

 

     La solution médiane suppose donc un soutien des Etats qui le peuvent. Soyons clairs : l'Allemagne peut-elle réellement soutenir toute l'Union Européenne, ou, même, la zone euro? Cette solution médiane nécessite que des Etats importants soient capables de garantir les fonds créés. Or, la France est la deuxième économie de la zone euro. L'existence de ces fonds est permise parce que la France jouit encore d'un bon crédit, et qu'elle s'était engagée, sous la précédente mandature, dans un programme de maîtrise des déficits. Cette maîtrise des déficits était sujette à débat, mais l'engagement de la France était reconnu. Aujourd'hui encore, le monde estime que la France tiendra ses engagements.

 

    La solution médiane, qui exclut un renforcement du fédéralisme, dépend donc des efforts de la France. Celle-ci se trouve du côté des préteurs. Elle n'a rien à espérer, en matière de financement, de l'Europe. Elle représente une part trop importante de l'économie européenne. L'Allemagne ne pourra pas assumer seule.

 

    En conclusion, l'Allemagne fait tout pour aider l'Europe. Ses solutions sont réalistes, face à celles présentées en période électorales par le PS en France. D'autre part, la crise des dettes souveraines renvoie la France à ses responsabilités européennes. Elle est la deuxième économie de la zone euro. Ce n'est pas la zone euro qui peut aider la France. C'est la France qui peut aider la zone euro. Dans son intérêt bien compris.

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Islam et libéralisme

5 Juin 2012 , Rédigé par Vladimir Vodarevski

Voici un entretien en deux parties avec Habib Sayah, fondateur de l'Institut Kheireddine en Tunisie. Une autre vision de l'Islam, qui ouvre la voie au progrès.

 

Institut Kheireddine-Entrtetien avec Habib Sayah-Première partie

 

Institut Kheireddine-Entretien avec Habib Sayah-seconde partie.

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Hauts revenus, imposition, et croissance en France : où est la vérité ?

4 Juin 2012 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Théorie et explications de texte

Pour justifier les augmentations d'impôts, il est aujourd'hui fait référence à cette ère dite des trente glorieuses, entre 1945 et 1973, durant laquelle  l'économie se portait si bien, avec des taux d'imposition élevés. Par conséquent, des taux d'imposition élevés ne gêneraient pas la croissance.

 

Voici deux graphiques un peu troublant sur cette question. Ils proviennent de Thomas Piketty, économiste socialiste, ardent défenseur de l'impôt, qui ne peut être soupçonné de libéralisme.

 

décile supérieur dans le revenu total

centile supérieur dans le revenu total

(Cliquer sur les graphiques pour les agrandir)

 

Le premier graphique indique la part des revenus des 10 % les plus riches dans le revenu total, et le second graphique indique la part des 1 % les plus riches dans le revenu total. Le résultat ne correspond pas à ce qui était attendu. Durant les trente glorieuses, la part des plus riches était plus importante. Avant et après impôt. L'effet de l'impôt semblant peu évoluer  aux deux époques. Seulement, ces graphiques n'incluent pas la CSG, qui taxent aujourd'hui les revenus financiers, donc les plus riches.

 

Pourtant, est-il dit, les taux d'imposaition étaient plus élevés. Certes. Mais un taux d'imposition est bien souvent un affichage politique. il y a les niches fiscales. Il y a les déductions. Par exemple, imaginons un haut revenu, taxé au taux marginal supérieur de 60 %. La totalité de ses revenus provient de dividendes. Ceux-ci bénéficient d'un abattement de 50 %. D'où un taux marginal d'imposition réel de 30 %.

 

Imaginons un taux d'imposition de 50 %. Sur les même revenus, qui bénéficient d'un abattement de 40 %. Taux d'imposition... 30 %! Cet exemple est purement imaginaire, et donné à des fins illustratives : un taux d'imposition plus bas peut permettre de récupérer autant, ou plus si d'autres déductions sont limitées. Comme le quotient familial par exemple. Ou si d'autres prélèvements sont ajoutées, comme la CSG.

 

Faut-il baisser les impôts pour retrouver la croissance, faut-il accepter plus d'inégalité pour diminuer la pauvreté, pour permettre le progrès social à un plus grand nombre? L'objet ici n'est pas une telle démonstration. Ce serait trop expéditif! Simplement, d'abord, de montrer que la réalité n'est pas si simple. Une analyse économique requiert de s'intéresser à de multiples éléments. Ensuite, et surtout, de montrer que l'accès à une bonne information est difficile. L'information qui est mise en avant obéit à une idéologie. La vision du passé, et celle du présent, sont déformées. Trouver les faits, pour se faire son opinion, est malheureusement difficile, malgré la multiplication des médias dans notre société. Il faut pour cela faire des recherches sur le net, croiser les sources, faire un véritable travail d'investigation. Ce à quoi un couple, avec deux enfants en bas âge par exemple, dont le mari et la femme travaillent, n'a matériellement pas beaucoup de temps à consacrer. Pourtant, ils sont citoyens, ils sont électeurs, ils devraient pouvoir se faire leur propre opinion à partir de bonnes informations. Dans une démocratie idéale...

 

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Mitt Romney n'a pas encore gagné la primaire républicaine

1 Juin 2012 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Divers

 

     Les médias ont annoncé que Mitt Romney avait remporté la primaire républicaine pour la présidentielle aux USA. La réalité est plus complexe. Les candidats aux primaires doivent gagner des délégués dans les différents Etats des USA. Une quête qui n'est pas si simple. Voici un article qui explique la difficulté à dénombrer les délégués gagnés par les candidats : Etat de la course. Et aussi : La stratégie Ron Paul.

 

     Voici maintenant un article qui explique que Romney n'est pas encore certain d'avoir le nombre de délégués correspondant à la majorité requise pour être désigné candidat à la présidentielle : Romney did not win nomination.

 

     Ces quelques articles soulignent en contrepoint le défaut d'information et d'explication sur la primaire républicaine aux USA. Et cela est même le cas aux USA, pourtant pays de la liberté d'expression. Romney rest favori. Mais il n'a pas encore gagné. Et Ron paul peut encore influencer la convention prévue à Tampa.

 

     (Voir aussi le site de campagne de Ron Paul )

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