Analyse Libérale

Masse monétaire 1999-2009 Europe et USA

29 Septembre 2009 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Divers

 

   J'ai pu dénicher des graphiques retraçant l'évolution de la masse monétaire en Europe et aux USA, depuis 1999 jusqu'août 2009, sur le site de la Banque de France. je les propose ici pour quelques réflexions.


    Voilà un sujet bien austère et technique, peut-on penser. Je vais essayer d'en présenter les enjeux simplement. De plus, en analysant la fréquentation de mon blog, j'ai pu remarquer que le sujet intéressait. Sans doute parce que les chiffres ne sont pas si faciles à trouver.


    Quel est l'enjeu de la masse monétaire? C'est l'inflation. En effet, évolution de la masse monétaire et inflation sont liées. Une forte augmentation de la masse monétaire est un indicateur d'inflation.


    Même s'il n'y a pas d'étalon en la matière. La correspondance est imprécise. On ne peut pas dire qu'une augmentation de N% de la masse monétaire donnera une augmentation de x% de l'inflation. Voir à ce sujet mon article: .Inflation, déflation: explications et risques.

 


    Aujourd'hui, on s'inquiète des interventions des banques centrales. celles-ci injectent des liquidités, de l'argent va-t-on dire, dans le système financier. certains s'interrogent: est-ce que cette injection de liquidités ne va pas provoquer de l'inflation? Puisqu'il s'agit de liquidités qui composent la masse monétaire.


    voici donc les graphiques que j'ai trouvés, disponible donc sur le site de la
Banque de France: (cliquer sur les graphiques pour une image plus nette)








     On remarque une différence entre les statistiques US et européennes. Les USA ne tiennent pas compte de M3. Que signifient tous ces M? Ce sont diférents niveaux de liquidités. M1 correspond aux billets, pièces, et dépôts à vue. C'est l'argent immédiatement disponible, qu'on peut dépenser tout de suite.


     M2 englobe M1 en y ajoutant d'autres types de dépôts bancaires. Des dépôts à terme, qu'on ne peut retirer qu'après un certain laps de temps. Ce sont des dépôts à terme à moins de deux ans. Et, des dépôts d'épargne, mais rapidement disponible, comme les livrets A, livrets bleus. C'est de l'argent placé, qui rapporte des intérêts, mais qui est quand même disponible très rapidement.


     M3 comprend M2, et donc M1. S'y ajoute des instruments négociables sur le marché monétaire. Ce sont des titres là encore sans grands risque, qu'on peut vendre facilement pour voir de l'argent disponible. Ce sont certains titres de sicav monétaire par exemple.


     Les différents niveaux de la masse monétaire traduisent donc différents degré de liquidité. M1, c'est l'argent prêt à être dépensé. M2 et M3, c'est de l'argent placé mais quasi immédiatement disponible. Il y a d'autres niveaux.


     Les USA ont décidé de ne plus publier les statistiques concernant M3, les considérant par là comme non significatives pour la surveillance de l'inflation. Ce qui prête à débat. Aujourd'hui, les placements compris dans M3 sont en fait très liquides.


     Que nous apprennent les graphes représentés ci-dessus? D'abord, ce qui est flagrant, pour la zone euro, c'est la diminution de M3 en 2009, alors que M1 augmente fortement. On peut tirer deux conclusions de cette évolution.


     Elle traduit la préférence pour la liquidité. En cette période d'incertitude économique, et après de fortes turbulences financières, les acteurs de l'économie préfèrent l'argent immédiatement disponible à l'argent placé, même placé et immédiatement disponible.


     Ensuite, cette évolution relativise les risques d'inflation. En effet, comparé à la période 2004-2008, la masse monétaire mesurée par M3 a considérablement ralenti son évolution. Or, M3 comprend M1. L'augmentation de M1 ne produit même pas une augmentation de M3. Ce qui signifie que l'augmentation de M1 traduit une préférence pour la liquidité, mais pas une augmentation inconsidéré de la masse monétaire.


      On remarque aussi que M3 traduit bien la période d'expansion monétaire, de 2004 à 2008, qui a finit par de l'inflation.


     Les statistiques US ne permettent pas de faire ce genre de conclusion. Comme on ne dispose pas de M3, on peut conclure que la forte hausse de M1 conduira à de l'inflation. Ce que font certains commentateurs. Mais en fait les données sont insuffisantes.


     Comme je l'écris plus haut, dans un univers aux instruments financiers perfectionnés, et très liquide finalement, disposer de M3 me paraît pertinent pour l'analyse monétaire.

 

     Rappelons que l'inflation est difficile à appréhender, et l'observation de M3 ne suffit pas à décider avec certitude qu'il n'y a pas de risque inflationniste. C'est un élément qui tend vers cette conclusion. Il faudrait analyser le crédit et les prix pour une analyse plus fine. (Voir  Inflation, déflation: explications et risques. )


(Voici un site qui publie une estimation de l'agrégat M3 aux USA: Shadow  Government Statistic. Une statistique non officielle donc. A première vue, ce site paraît sérieux. L'évolution de M3 est semblables à la M3 européenne. La différence, c'est que l'évolution reste positive. On arrive donc à la même conclusion que pour l'Europe, concernant la préférence pour la liquidité, et le faible risque inflationniste.)

(le livre du blog est paru:  La crise avec des mots simples   )

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Le logement neuf en France (août 2009)

29 Septembre 2009 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Divers

Le logement neuf en France (cliquer sur le lien pour voir les statistiques).


Voici un petit entrefilet de mon Eco-Hebdo, qui mérite de se retrouver dans le corps principal du blog.

L'Eco-hebdo est l'encart à droite de ce blog, où je présente l'actualité de la semaine. Je présente ce projet dans l'article  Eco hebdo, l'actualité de la semaine  .

Ces statistiques sur le logement neuf en France sont intéressantes, car elles présentent une vision à moyen terme, ce qui est toujours plus utile pour tirer des conclusions.

Tous les chiffres montrent une chute. baisse de 20,1% du nombre de logements neufs commencés, sur les 12 derniers mois, par rapport à la même période un an plus tôt.

Ces statistiques ont surtout pour intérêt de présenter les courbes de la construction depuis 2000. On constate que la construction a fortement augmenté à partir de 2004. Elle a atteint un pic en 2007-2008.

Aujourd'hui, elle retrouve des niveau de la période 2000-2003. Ce qui peut amener à se dire que c'est la situation de 2007-2008 qui était anormalement élevée.

Par ailleurs, l'augmentation des contructions neuves a surtout concerné le logement collectif, à partir de 2004. Aujourd'hui, la baisse concerne à la fois le logement collectif et le logement individuel.

Il y a donc peut-être une part de spéculation sur l'investissement locatif qui expliquerait le pic de 2007-2008.

D'autre part, étant donné les besoins en logement, une solution pour relancer la constructiion serait de relancer le logement collectif social, plutôt que des mesures fiscales en faveur de l'investissement locatif. Mais il est vrai que cela ne satisferait pas les agents immobiliers.

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G20, le sommet de Pittsburgh (et lien vers la déclaration en français)

27 Septembre 2009 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Crise et Relance

 

Le G20 est devenu le symbole de la coopération internationale. Cette coopération est une bonne chose. Elle tranche avec les débuts de la crise de 1929, où chaque pays avait commencé par faire cavalier seul, à coup de dévaluation et de protectionnisme. On peut aussi se questionner sur le rapport entre la crise et la seconde guerre mondiale.


Quels sont les enjeux de ce G20? Certainement pas les bonus des traders. Comme Je l'ai déjà expliqué, dans Commentaire sur les bonus des traders , ils n'ont pas grand chose à voir dans la crise actuelle. La crise vient du subprime, de la relance monétaire. Même si les traders ont manipulé des produits à risques, ce sont ces produits qui posent problème, pas le comportement des traders.


Le principal enjeu du G20 réside dans les règles prudentielles à appliquer aux banques. Qu'est-ce que ces règles? Une banque doit respecter des ratios. Le ratio tier 1 par exemple. Le montant de ses capitaux propres doit être supérieur à une certaine proportion des crédits distribués par la banque. Les capitaux propres sont l'argent que possède la banque. Celle-ci peut distribuer un montant de crédit largement supérieur de crédit. Par exemple, pour les banques françaises, le montant des capitaux propres représentent à peu près 9% des crédits distribués. C'est un bon ratio.


Les banques distribuent toujours plus de crédits qu'elles n'ont de capitaux. C'est normal (cf  Le plan du gouvernement contre la crise financière (et explications sur le fonctionnement du crédit bancaire et la création monétaire) ). Mais on considère que plus elles ont de capitaux, mieux c'est. Par exemple, si des clients ne peuvent pas rembourser des crédits, les banques font des pertes. Plus une banque a de capitaux propres, plus elle peut amortir les pertes.


La question c'est: comment calculer le ratio de capitaux propre. Tel est l'enjeu du G20.Il faut s'entendre sur ce qu'on appelle du crédit, et ce qu'on appelle des capitaux propres.


En effet, la finance est devenue sophistiquée. Il y a plusieurs moyens de se financer pour les banques, et les entreprises en général. Il y a les actions. Les actionnaires étant les propriétaires de la banque. Tout le monde est d'accord pour inclure les actions dans les capitaux propres.


Mais il y d'autres titres, comme les titres subordonnés, qu'on peut inclure dans les fonds propres. Ou qu'on appelle des quasi fonds propres. Contrairement aux actions, ces titres ne confère pas une part de la propriété de la banque. C'est de l'argent qui est prété à la banque. Mais, en gros, la banque rembourse quand elle veut. On les inclut donc souvent dans les fonds propres.


Pour mémoire, c'est à travers ce genre de titres que le gouvernement français avait commencé à intervenir au capital des banques.


Du côté du crédit, il y a aussi différents instruments financiers. Des deux côtés de l'atlantique, les normes comptables ne sont pas les mêmes. Certains crédits sont "sortis" du bilan des banques. Ce qu'on appelle le hors bilan. Or, les américain sortent plus de crédits des bilans que les européens. Par conséquent, ils peuvent avoir de meilleurs ratios de solvabilité qu'une banque européenne qui aurait le même type de crédit.


Ce qui est sortis du bilan ce sont par exemple les crédits titrisés. (lire Mécanisme de la crise financière et régulation des marchés ). Tout l'enjeu est de savoir comment comptabiliser les bilans des banques.


Le résultat du G20, est que les centres financiers s'engagent à faire appliquer les règles dites de Bâle II sur les fonds propres. Le comité de Bâle étant un organisme d'élaboration de règles prudentielles, dont les règles sont généralement appliquées en Europe, mais pas forcément aux USA.


Voici le texte de la déclaration:

Constitution de capitaux de grande qualité et atténuation de la procyclicité: Nous

nous engageons à élaborer d’ici la fin 2010 des règles internationalement

reconnues pour améliorer à la fois la quantité et la qualité des capitaux bancaires

et décourager des leviers financiers excessifs. Ces règles seront appliquées

progressivement au fur et à mesure que la situation financière s’améliorera et

que la reprise s’installera, l’objectif étant une mise en oeuvre d’ici la fin 2012.

La mise en oeuvre à l’échelle nationale d’exigences en capital de plus strictes en

terme de niveau et de qualité, des réserves de capitaux anticycliques, des

exigences en capital plus élevées pour les produits à risques et les activités hors

bilan, en tant qu’éléments du cadre de Bâle II sur les fonds propres, ainsi que

des exigences spécifiques relatives aux risques de liquidité et au

provisionnement dynamique, réduiront pour les banques l’incitation à prendre

des risques excessifs et permettront de créer un système financier mieux préparé

à résister aux chocs adverses. Nous nous félicitons des mesures essentielles

récemment adoptées par l’organe de direction du Comité de Bâle pour renforcer

la surveillance et la régulation du secteur bancaire. Nous sommes favorables à

l’introduction d’un ratio d’effet de levier en tant que mesure complémentaire au

cadre de Bâle II fondée sur la prise en compte des risques, avec la possibilité de

le faire ensuite évoluer vers un traitement en pilier 1 sur la base d’un exament et

d’une calibration appropriée. Pour assurer la comparabilité, les détails du ratio

devront être harmonisés internationalement, en tenant pleinement compte des

différences de normes comptables. Tous les grands centres financiers du G20

s’engagent à avoir adopté le cadre de Bâle II sur les fonds propres d’ici 2011."


Ce paragraphe est extrait de la déclaration des Chefs d'Etat, et publiée en français sur Le Figaro.fr. Une initiative à saluer, tant il est souvent difficile d'avoir ce genre de document dans notre langue.


Comme on le constate, tout cela est très technique, et guère révolutionnaire. Cet aspect réglementaire est d'ailleurs encore en discussion. Il s'agit d'un engagement pour 2011, les règles peuvent encore changer.Il n'y a pas de grandes réformes financières en préparation. Et on ne parle plus des agences de notation, ou si peu. On n'a pas vraiment l'impression que le G20 tire vraiment des leçons de la crise.


Il n'y a rien de nouveau depuis le G20 de Londres non plus (Cf Le G20 et la politique économique face à la crise  )


(Sur le G20, voir aussi G20 finances du 05/09/2009 , et concernant les projets de nouvelles régulations, et ce qui pourrait être fait, voir les articles: Régulations financière: les projets, et ce qu'il faudrait changer.  , Les propositions de la Commission pour la surveillance financière.   )


(Le livre du blog est paru: La crise avec des mots simples   )

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La diminution du crédit en France

26 Septembre 2009 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Crise et Relance

 

Quelques précisions concernant le crédit en France, par rapport à mon précédent article,  Y-a-t-il restriction de crédit en France aujourd'hui?  . Afin d'être plus clair.


On mesure l'évolution de l'encours de crédit, c'est-à-dire la totalité du crédit à un moment donné en France. Ce qui comprend les nouveaux crédits, et ceux qui ne sont pas encore remboursés. Cette mesure permet de faire le lien avec la masse monétaire, et sert ainsi pour la politique monétaire (cf l'article Inflation, déflation: explications et risques.  , qui explique le lien entre crédit, masse monétaire, et inflation).




Aujourd'hui, cet encours de crédit augmente très peu. L'augmentation a considérablement ralenti par rapport à la même période l'année précédente. Ce qui signifie effectivement que le montant des nouveaux crédit a diminué par rapport à l'an dernier, comme le montre ce graphique.




Cette évolution faible de l'encours de crédit est-elle catastrophique? Le tableau 3, qui décrit l'évolution de l'encours de crédit depuis 1993, ainsi que la croissance, montre qu'une évolution aussi faible a déjà été enregistré, dans les années 1993-1995, qui était un période de ralentissement économique.


Tableau 3 (Cliquer sur le tableau pour l'agrandir, et recliquer si nécessaire)



Par conséquent, le ralentissement actuel n'a rien d'exceptionnel, il a déjà été vécu, sans qu'on en parle. D'ailleurs, j'ai pu lire le commentaire suivant dans la presse: la pire baisse du crédit depuis 1993! Depuis le dernier ralentissement économique d'ampleur. Ce qui est une bonne nouvelle. Etant donné le blocage des marchés financiers que nous avons connu, on aurait pu craindre une situation sans commune mesure avec celle de 1993. Les actions des banques centrales ont été efficaces, et ont permis à la crise d'être, sur ce point, une crise comme les autres.


On remarque aussi une accélération de l'augmentation de l'encours de crédit vers la fin du tableau, jusqu'en 2007. 2008, du moins la première partie de l'année, connaissait également une forte progression de l'encours de crédit.


Ce qui montre d'abord que 2008 n'est pas forcément une bonne base de comparaison. On compare la situation actuelle à une situation de croissance exceptionnelle du crédit. Il est logique que la comparaison ne soit pas flatteuse.


Cependant, cela montre aussi que le ralentissement a été brutale. On sort d'une situation de crédit facile. Ce qui explique le ressenti des entreprises. Le ressenti des professionnels de l'immobilier notamment. Mais la situation en 2007 et 2008 était justement anormale. Elle a provoqué une envolée des prix de l'immobilier. Il ne fallait pas compter sur une pérennisation de cette situation.


La situation actuelle est-elle dangereuse pour l'économie? Première réponse, on s'est déjà sorti, sans le remarquer, sans mesure particulière, de situations analogues Comme je viens de le montrer. La situation est il vrai exceptionnelle, avec les blocages des marchés financiers. Mais on voit que les actions des banques centrales sont efficaces, et nous ramènent à une situation connue et déjà vécue.


Faut-il relancer le crédit pour relancer la croissance? Ce serait particulièrement mal venu, alors que la crise vient du crédit justement. C'est une croissance alimenté par le crédit qui a mené à la crise.


J'ai aussi montré dans mon précédent article qu'il y avait des raisons objectives à un ralentissement du crédit en période d'incertitude. En effet, il est plus risqué de faire crédit aujourd'hui, car il y a plus de risques que les entreprises ou les ménages ne remboursent pas. Comme le montre l'augmentation des provisions des banques. Les banques mettent de l'argent en réserve car le risque d'impayés augmente.


Si les banques accordent des crédits qui ne sont pas remboursés, elles font des pertes, ce qui les fragilise. C'est d'ailleurs, rappelons-le à nouveau, ce qui s'est produit, et a mené à la crise financière. Il ne sert à rien de stimuler la croissance artificiellement par le crédit.


Mais le crédit n'est-il pas nécessaire à l'économie? Oui, le crédit est nécessaire. Si une entreprise a un projet viable, offre de bonnes garanties, mais ne parvient pas à se financer, c'est dommageable pour l'économie. Pour la croissance, et pour l'emploi. Mais on voit là la difficulté. Ouvrit les vannes du crédit à tout va conduit à la catastrophe. Il y a des risques aujourd'hui dont il faut tenir compte. Cependant, comment savoir dans quel mesure ce sont de bons projets qui ne trouvent pas de crédits, de financements, et dans quel mesure le ralentissement du crédit est causé par l'augmentation du risque?


C'est pourquoi je vante l'action du médiateur du crédit. C'est une action proche du terrain, qui cherche à rapprocher banquiers et entreprises, sur des projets, en discutant de la viabilité. C'est cette action qu'il faut continuer, et amplifier peut-être. On peut aider les entreprises à définir et présenter leurs projets.


Dans ce débat sur le crédit, n'oublions pas non plus, comme je le montre plus haut, que nous sortons d'une période de forte augmentation du crédit. Par conséquent, même un retour à une évolution normale sera perçue comme une régression. D'autant qu'il est impossible de définir ca qu'est une évolution normal du crédit. Il y aura donc de multiples débats, et de multiples appels à relancer le crédit.

 

 

(Le livre du blog est paru: La crise avec des mots simples )

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Les propositions de la Commission pour la surveillance financière.

23 Septembre 2009 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Crise et Relance

 

La Commission Européenne a adopté un ensemble de propositions pour améliorer la surveillance financière en Europe. Ces propositions reprennent ce qui avait été précédemment annoncé.


La Commission propose, selon les termes du communiqué de presse, la création d'un Comité Européen du Risque Systémique, CERS qui sera chargé de surveiller et d'analyser les risques qui pèsent sur la stabilité du système financier dans son ensemble (surveillance macroprudentielle). Le CERS émettra des alertes rapides en cas de risque systémique prévisible et, le cas échéant, formulera des recommandations quant aux mesures à prendre pour faire face à ces risques.

 

Et la création d'un Système européen de surveillance financière (SESF) chargé de la surveillance des établissements financiers (surveillance microprudentielle), constitué d'un réseau d'autorités nationales de surveillance travaillant en coopération avec de nouvelles autorités européennes de surveillance qui résultent de la transformation des comités existants chargés des banques, des assurances et des pensions professionnelles et des marchés financiers. Trois autorités européennes de surveillance [l’Autorité bancaire européenne (ABE), l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (AEAPP) et l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF)] seront instituées.

 

La surveillance des agences de notation sera assurée par l'autorité chargé des marchés financiers.

 

Il n'y a donc pas de changement par rapport aux projets annoncés, et mon commentaire, dans l'article Régulations: les projets, et ce qu'il faudrait changer.  , est plus que jamais d'actualité. Ce qui est fait n'est pas mauvais, mais ne cherche pas vraiment à créer des conditions pour qu'une telle crise ne se renouvelle pas. On fait confiance aux superviseurs, alors que les erreurs de ceux-ci sont en partie responsables de la crise.

 

Ces propositions seront étudiés maintenant par le Parlement Européen.
(Voir aussi le site de la Commission Européenne)


(Le livre du blog est paru: la crise avec des mots simples)

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La crise avec des mots simples

18 Septembre 2009 , Rédigé par Vladimir Vodarevski

 

    A la veille d'un sommet du G20, on s'interroge sur les moyens d'éviter une crise financière et économique comme celle que nous connaissons aujourd'hui. Encore faut-il comprendre d'où vient la crise.


     Le texte fondateur de ce blog est un texte sur le crise financière. Je l'avais envoyé à quelques amis, et j'en ai eu un échos élogieux. J'ai pensé qu'on m'aimait bien. Mais je me suis aperçu du commentaire: c'est bien, tu expliques. Malgré toute la médiatisation dont bénéficie la crise, il y a une soif d'informations non étanchées. Il y a de nombreux ouvrages sur la crise, mais ils vont un peu trop vite aux conclusions, aux grandes théories, sans expliquer suffisamment le mécanisme de la crise. Quant à la presse, elle ne donne qu'une information ponctuelle sur un point précis.


    Je me suis donc lancé dans l'aventure du blog, ce qui m'a valu une petite audience, et j'en remercie mes lecteurs. Je remarque toujours cette soif d'informations, paradoxale dans un monde ultra médiatisé.


     Aujourd'hui, j'ai écrit un livre sur la crise financière. La crise avec des mots simples. Dans ce livre, je décortique tout le déroulement de la crise financière et économique.  J'explique les thèmes dont il est question dans cette crise: les subprime, l'inflation, la titrisation, le rôle des banques dans l'économie, le crédit, la régulation, la dérégulation, etc. En une centaine de pages, c'est une explication, simple et concise, de tous les thèmes abordés dans l'explication de cette crise.


    Je me suis servi pour ce livre de la matière de ce blog. j'ai pu peaufiner l'explication du déclenchement de la crise. je reprends aussi certains textes du blog, quand ils sont suffisamment aboutis.



    Ce livre conviendra à ceux qui préfèrent lire un livre plutôt qu'un blog, ce que je comprends. Il conviendra à ceux qui veulent une explication complète de la crise, rassemblée sous un format pratique.


    Ce livre est disponible sur AmazonBoD,   CulturaChapitre.com. , Decitre . Les libraires intéressés peuvent le commander. D'après ce que j'ai compris, les libraires commandent selon leur processus habituel, comme n'importe quel livre. Le livre est référencé sur DILICOM, et distribué  par la SODIS. Voici un lien vers le site de l'éditeur où se trouve les informations: Books on Demand. Ils bénéficieront des conditions accordées aux libraires normalement. 

  

     On peut aussi feuilleter des extraits du livre sur Google livres.


    BoD permet l'auto-édition. C'est aussi une expérience pour moi. Tout se fait par internet. Aussi je prie le lecteur d'excuser les défauts typographiques. Il est difficile de repérer certaines erreurs, comme des dédoublements de mots, sur écran. Il y a aussi tout un travail de correction que j'ai dû assurer moi-même. Tout ce travail ignoré des éditeurs. Chacun peut tenter l'aventure.


     Pour avoir un aperçu du livre, vous pouvez lire les essentiels sur la crise. Ce sont des articles de ce blogs, qui parlent de la crise.


    En espérant que ce livre vous plaira, je vous souhaite une bonne lecture.



 

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Eco hebdo, l'actualité de la semaine

12 Septembre 2009 , Rédigé par Vladimir Vodarevski

 

Il y a désormais sur le côté droit de ce blog, un encart, l'éco-hebdo. C'est un hebdomadaire dans lequel j'indique les informations de la semaine, avec un lien vers la source de l'information. Je l'alimente tout au long de la semaine. Je mets un petit commentaire, que je développerai éventuellement, si j'ai un peu de temps.


L'éco-hebdo est une expérience. L'expérience de l'info gratuite. Il y a une multitude d'informations disponibles sur le net. J'ai donc décidé de créer mon petit hebdomadaire économique et social. Avec quelques incursions hors de ces domaines. Il y a des liens vers le CNES par exemple, le Centre national d'Etudes Spatiales, où des vidéos très intéressantes sont disponibles. Ce qui trahit mon mon intérêt pour la conquête spatiale. Il y aura d'autres liens de ce genre.


Les "anciens numéros" de l'éco-hebdo sont archivés sur un autre blog.


Bonne lecture

La crise avec des mots simples. le livre du blog est paru. Cliquer ici

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La crise du dirigisme

11 Septembre 2009 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Crise et Relance

 

Nous vivons actuellement une crise de la politique économique: la crise du dirigisme. En effet, les deux principaux moyens de stimuler l'économie, selon les théories dominantes, ont échoué. D'abord, la relance budgétaire, largement expérimentée lors de la crise pétrolière des années 1970. Selon la théorie dominante, injecter de l'argent dans l'économie permet de la relancer, et de réamorcer la croissance. L'échec a été complet. A tel point qu'aujourd'hui, on parle plus de plan de soutien, en attendant le retour de la croissance, plutôt que de plans de relance. Et on envisage d'ores et déjà leurs fins, car on craint l'inflation qu'ils ont provoqué naguère, on craint les déficits excessifs, qui causent des plans de rigueur.


La crise actuelle résulte elle d'une relance monétaire. La Reserve Federal, la banque centrale américaine, a voulu soutenir l'économie par la création monétaire. Elle a maintenu les taux d'intérêt bas pour relancer l'économe. Elle a ignoré l'effet de ces taux bas sur les prix de l'immobilier, qui ont augmenté de façon exponentielle. La valeur de l'immobilier soutenait en effet la consommation. Car les américains pouvaient contracter des prêts, gagés par la valeur de leurs maisons, pour consommer. Ce qui soutenait l'économie. Et a causé la crise financière.


Aujourd'hui, comme on l'a vu, on est à peu près vacciné contre la relance budgétaire. Pour la relance monétaire, on verra. Il a fallu du temps pour ne plus croire à la relance budgétaire. Il y a une telle facilité dans la relance monétaire, qu'il n'est pas sûr qu'une seule crise ne serve de leçon.


C'est bien là le problème: la facilité. Les gouvernants apprécient les moyens simples de relancer l'économie, comme ils apprécient les boucs émissaires en cas de crise. Mais l'économie est un peu plus complexe. C'est une science humaine. ce n'est pas une simple histoire de chiffre, une simple histoire de mathématique.


Tel est le défi de la politique économique. Revenir aux sources. redécouvrir les moteurs de la croissance. Mais, ce sera difficile. En effet, la génération actuelle d'économistes a été nourri à la relance, budgétaire ou monétaire. C'est pourquoi tout le monde est tellement désarçonné aujourd'hui.

La crise avec des mots simples. Le livre du blog est paru. Cliquer ici.   

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Enfin un espoir de changement dans les agences de notation?

7 Septembre 2009 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Crise et Relance

Un article du quotidien Les Echos du 7 septembre 2009 mérite le détour. Il rapporte une décision d'un juge, qui remet en cause le système de défense des agences de notation, quand des investisseurs les attaquent en justice sur les notes attribuées aux titres subprime. Les titres recevaient une bonne note, alors qu'ils étaient risqués.

Est-ce un pas vers une remise en cause du système de notation, avec des agences qui notent les produits à la conception dsquels elles participent, et qui sont payées par ceux qui vendent les titres qu'elles émettent? On en est loin. Mais il y a peut être, peut-être, un processus engagé.

On remarque surtout que c'est ce qu'on peut appeler la société civile qui se bat pour le changement. Ce sont de grands investisseurs qui attaquent les agences de notation en justice. Pendant ce temps, les grands décideurs politiques dissertent sur les bonus, ce qui fait sans doute plaisir aux population, mais n'a rien à voir avec la crise. (cf   Commentaire sur les bonus des traders   et  G20 finances du 05/09/2009  )


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Nombre d'élèves par classe, nombre d'élèves par enseignants...

6 Septembre 2009 , Rédigé par Vladimir Vodarevski Publié dans #Education

 

    A l'heure de la rentrée scolaire, et aussi au moment où l'on parle de réduction d'effectifs, voici quelques statistiques sur l'éducation. L'Evolution des effectifs des personnels de l'Education Nationale, essentiellement les professeurs et les instituteurs. L'évolution du nombre d'élèves et d'étudiants. Le nombre d'élèves par classe, en France et dans différents pays. De même, le nombre d'élèves par enseignants, en France et dans différents pays étrangers, dans le primaire et le secondaire.Brut de décoffrage, sans commentaires pour le moment. Cet article sera susceptible d'évoluer. Il s'agir de donner les éléments qui permettent d'alimenter la réflexion. Eléments malheureusement non diffusés par les grands médias.  Pour que chacun puisse se faire son opinion en détenant toute l'information.  (Cliquer sur les tableaux et graphiques pour les avoir en taille réelle, et cliquer à nouveau pour les agrandir. désolé, je fais avec les limites du blog!).











 

Précision:

La Corée du Sud, le Japon, et la Finlande sont en tête des comparaisons internationales en matière d'éducation.
(J'ai depuis la mise en ligne de ces chiffres écrit un article d'analyse cette fois du système éducatif: L'éducation, ébauche d'un constat et de pistes.  )
Voici les sources des chiffres:
Evolution de l'effectif des personnels de l'éducation nationale.
Média éducation
Regard sur l'éducation, les indicateurs de l'OCDE
Et bien sûr l'INSEE, effectifs d'élèves et d'étudiants.

La crise avec des mots simples, le livre du blog est paru. Cliquer ici.

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