Analyse Libérale

Climat et démocratie

11 Juin 2017 , Rédigé par Vladimir Vodarevski

Au nom du réchauffement climatique, des politiques anti-écologiques sont appliquées. Un exemple parmi d’autres des dysfonctionnements de la démocratie. Qui incite à donner moins de pouvoir aux politiciens.

 

 

Le climat est un thème qui s’est imposé dans la politique aujourd’hui. La décision de Donald Trump de retirer les USA des accords de Paris a eu un retentissement planétaire. C’est aussi malheureusement un exemple des dysfonctionnements de la démocratie. Il n’y a en effet aucun débat ou presque sur le climat. On nous demande de croire, et d’apostasier les mécréants. Cela parce que ce thème sert des intérêts politiques. Le pire, c’est qu’au nom du climat on mène des politiques qui n’ont rien d’écologique.

 

Le débat interdit.

Le débat sur le climat n’existe pas, et les enjeux sont totalement occultés. De quoi s’agit-il ? Notre planète a connu un réchauffement global au siècle dernier. Comme elle a connu diverses périodes de réchauffement et de refroidissement au cours de sa très longue histoire. Ce réchauffement est donc naturel. Cette dernière phrase va déjà provoquer un tollé. Pourtant, même le GIEC ne dit pas le contraire. Le GIEC suppose que l’activité humaine, en dégageant du CO2, augmente le réchauffement. La question est de savoir dans quelle proportion. Le GIEC établit des hypothèses et des probabilités quant à cette influence humaine sur le réchauffement climatique.

 

La première question est donc de savoir si l’activité humaine augmente le réchauffement. Si oui, dans quelle proportion ? Cette deuxième question n’est pas anodine. En effet, On nous présente le réchauffement climatique comme porteur de catastrophes. Mais, est-ce que ces catastrophes ne se produiraient pas même sans l’influence humaine ?

 

On peut s’interroger aussi sur les effets du réchauffement. On ne nous présente que des effets néfastes. Mais parallèlement, la végétation s’accroît sur la planète. Socialement, les efforts demandés au nom du réchauffement climatique ont un coût énorme. Il serait bon de mettre en balance les avantages et les inconvénients, pour évaluer l’utilité de payer aussi cher.

 

Toutes ces questions sont éludées. Il n’y a aucun débat. Pourtant, le débat n’est-il pas essentiel à la démocratie ? N’est-il pas essentiel pour se faire une opinion ? Pire, en France, on ne souligne jamais les erreurs de prévisions de la modélisation du GIEC. Il paraîtrait même que selon les données compilées par le GIEC, il n’y a plus de réchauffement depuis une vingtaine d’années. Ce serait la raison pour laquelle on est passé du thème du réchauffement climatique à celui du dérèglement climatique. Face au refus du débat, qui croire ?

 

A qui profite le crime ?

Mais puisque que toutes les institutions internationales soutiennent la thèse de la responsabilité de l’activité humaine dans le réchauffement climatique, pourquoi ne pas y croire ? Il y a une schizophrénie étonnante à propos des politiciens. D’un côté on les critique, de l’autre on croit ce qu’ils disent. Or, ce sont des politiciens qui soutiennent cette thèse de la responsabilité de l’activité humaine dans le réchauffement climatique. Et le but d’un politicien est clair : le pouvoir !

 

Que des officiels, des médias, des politiciens serinent une antienne ne signifie pas qu’elle soit vraie. Par exemple, en économie, on nous raconte que durant la crise de 1929, le président des USA Herbert Hoover n’a rien fait pour relancer l’économie. Puis, Franklin Roosevelt et arrivé, et sa politique de relance keynésienne a rétabli l’économie. Tout le monde a entendu cette « vérité ». Elle est fausse. (Pour une histoire plus véridique, voir par exemple La grande dépression démystifiée.)

 

Mais les politiciens aiment à faire croire qu’ils peuvent faire des miracles en économie. En matière de climat, certains ont intérêt au catastrophisme climatique.

 

A la pointe de la thèse de l’influence humaine sur le réchauffement climatique, nous avons l’ONU. Comme toute organisation, l’ONU doit justifier son existence. Et toute organisation a tendance à élargir le champ de ses compétences. Pour l’ONU, le réchauffement climatique est une aubaine : c’est un phénomène planétaire. Il est donc naturellement de sa compétence. L’ONU a monté une structure chargée de conforter la thèse de l’influence humaine sur le réchauffement, le GIEC, qui est la source officielle d’information sur le sujet. Est-ce un hasard ? Est-ce par intérêt, pour conforter le pouvoir des politiciens de l’ONU ?

 

Les politiciens de chaque pays ont aussi un intérêt à soutenir la thèse de l’influence humaine sur le réchauffement climatique. Cela leur donne un rôle. Ils peuvent se poser en sauveur de la planète. Le réchauffement climatique devient une excuse pour agir sur la vie de chacun.

 

Dans son livre, Climat Investigation, Philippe Verdier, (qui adhère à la thèse de l’influence humaine sur le réchauffement climatique contrairement à ce qu’on a pu écrire parfois), souligne l’intérêt des organisations qui ont l’écologie pour thème. Le catastrophisme sur le réchauffement climatique est mobilisateur. Ce qui favorise aussi les dons. Philippe Verdier indique aussi que de nombreuses entreprises ont un intérêt à soutenir la thèse de l’influence humaine. Car la politique de transition énergétique engendre de grosses commandes et de juteux bénéfices. Et tant pis si cela se fait au détriment du pouvoir d’achat et d’autres activités qui vont décliner du fait, par exemple, du renchérissement de l’énergie. La transition énergétique est un jeu à somme négative.

 

C’est le problème de la politique : elle est guidée par la course au pouvoir. D’autre part, chacun cherche à imposer son opinion, ce qui est ou ce qu’il croit être son intérêt. On peut sincèrement penser contribuer à sauver la planète. Le problème survient quand on cherche à imposer son opinion à autrui. Quand on refuse le débat. Cela devient de l’idéologie.

 

Des politiques anti-écologiques !

Ce qui montre à quelle point la thèse de l’influence humaine dans le réchauffement climatique est devenue une idéologie, c’est que les politiques menées en son nom… polluent !

 

Prenons par exemple la politique en faveur des éoliennes et du solaire. Ce sont des énergies intermittentes qui nécessitent une source capable de prendre le relais rapidement. Cette source, dans les limites technologiques actuelles, ne peut être que thermique, c’est-à-dire qu’elle dégage du CO2. Donc, au nom de la lutte contre le réchauffement climatique, réchauffement officiellement dû au CO2, on remplace une énergie, le nucléaire, qui ne dégage pas de CO2, par des énergies, l’éolien et le solaire, qui nécessitent une production d’appoint qui dégage du CO2 ! Cherchez l’erreur. Je comprends que le nucléaire puisse inquiéter. Mais soyons logique : si le réchauffement climatique anthropique est la plus grande menace, pourquoi l’aggraver ?

 

Par ailleurs, les éoliennes nécessitent l’occupation de surfaces immenses pour la production d’énergie. C’est un étalement de constructions sans précédent. Mais, alors qu’on critique l’étalement urbain, personne ne s’y oppose. On veut mettre les éoliennes en mer pour qu’on ne les voit pas, mais le problème est le même. Sans compter la pollution maritime pour les besoins d’entretien.

 

Parlons de la pollution automobile. L’Europe a établi des normes de diminution des émissions de CO2. Le tout certifié par des tests. Au final… plus de pollution !

 

D’abord, les tests n’ont jamais été réalistes, selon les magazines automobiles. On peut les supprimer et laisser les médias spécialistes de l’automobile prendre les mesures, pour que les clients puissent comparer, ce serait plus efficace. Pire, on sait aussi aujourd’hui que les moteur sont optimisés pour passer les tests. Ceux-ci ne semblent plus avoir une grande utilité pour la vie réelle. Mais il y a pire.

 

Les moteurs qui émettent moins de CO2 sont… plus polluants ! En effet, le CO2 n’est pas un polluant dans le sens où il n’est pas néfaste pour l’être humain : nous en respirons sans crainte, et en fabriquons. Par contre, la technologie utilisée pour émettre moins de CO2 produit plus de polluant. Ces moteurs produisent plus de particules fines et d’oxyde d’azote (Nox, les gaz au cœur du dieselgate), qui sont deux polluants nocifs pour l’être humain.

 

D’autre part, pour diminuer la consommation, les constructeurs automobiles pratiquent le downsizing. Au lieu d’avoir quatre cylindres, ce qui était courant, les moteurs ont trois cylindres. Cela limite la consommation. Mais le rendement n’est pas le même. Selon les spécialistes, et même les simples conducteurs, il faut plus solliciter le moteur. Rétrograder plus souvent par exemple pour accélérer. Au final, est-ce que la consommation est vraiment inférieure ? Il faudrait pouvoir comparer un quatre cylindre et un trois cylindre de même génération, dans un usage normal, par des conducteurs normaux, pour le savoir. Je me souviens d’un comparatif entre une hybride et une diesel qui concluait que sur route l’hybride consommait plus.

 

Un autre axe pour limiter les émissions de CO2 est la voiture électrique. Déjà, tout dépend de la production d’électricité. Si celle-ci provient du thermique, il y a production de CO2. Mais aussi, quelle est l’empreinte écologique globale ? Pour les batteries, il faut du lithium. On développe des mines pour ce matériaux, ce qui est polluant. Quid du recyclage ?

 

On peut aussi, dans le même ordre d’idée, citer l’exemple des ampoules à faible consommation d’énergie. Une petite ampoule coûte très cher, et contient… du mercure ! Qui va se retrouver dans la nature après usage (quelle proportion d’entre nous pense à prendre l’ampoule usagée pour la jeter dans le collecteur du supermarché par exemple?).

 

La politique menée au nom du réchauffement climatique n’est donc pas forcément écologique. Elle est irrationnelle.

 

Et si les politiciens ne faisaient rien ?

Face à autant d’aberration, la question se pose : et si les politiciens ne faisaient rien, n’atteindrait-on pas de meilleurs résultats ? Imaginons que l’on supprime le GIEC, et qu’aucun gouvernement n’établisse de politique sur la base d’une influence humaine sur le réchauffement climatique. Que se passerait-il ?

 

Déjà, il y a le mouvement humain vers moins de nuisance, associé au progrès technique qui permet de produire plus avec moins. Si la Chine soutien les politiques contre l’influence humaine sur le réchauffement climatique, c’est parce que sa population en a marre de la pollution. Réchauffement ou pas, il y a une demande pour moins de pollution, donc moins d’émissions de gaz divers, et donc de CO2, que l’on croit ou non à son influence dans le réchauffement.

 

D’autre part, le progrès permet des économies d’énergie, et donc de coût pour se chauffer, s’éclairer. C’est un puissant moteur pour diminuer les émissions, en dehors de toute ingérence étatique.

 

Les organisations qui soutiennent la thèse de l’influence humaine dans le réchauffement existeraient toujours. Au lieu d’influencer les Etat, elles devraient convaincre chacun. Sans la machinerie étatique et super étatique. Nous serions dans une vraie démocratie, chacun étant à égalité pour exprimer son opinion et convaincre les autres. L’État et les institutions super étatiques n’imposeraient pas leur puissance à l’opinion. Ensuite, ceux qui adhèrent adapterons leur comportement, sans forcer ceux qui n’adhèrent pas à le faire. Une vraie démocratie. Au final, serons confondus qui adapterons leur comportement par conviction, et ceux qui l’adapterons pour faire des économies.

 

En plus de se faire une opinion librement, chacun pourrait décider librement de la manière de moins polluer, ou de rejeter moins de CO2. Les technologies seraient mises en concurrence, scrutées et contrôlées par des organismes et des gens aux profils divers, et non plus imposées par l’État ou des organisme super étatiques. Ce serait un débat permanent, une remise en cause permanente, plutôt qu’un dogme. Ce ne serait pas infaillible, mais plus efficace.

 

L’État est-il le problème ou la solution ? L’expérience montre que trop d’État est un problème. Car le pouvoir est aux mains des politiciens, dont le but est le pouvoir. L’absence de débat au sujet du réchauffement climatique, et les politiques irrationnelles menées au nom de ce réchauffement en sont un exemple parmi d’autres. Il est peut-être temps de redonner du pouvoir à chacun. Ce qu’on appelle libéralisme. Mais, c’est s’attaquer au pouvoir des politiciens. Le libéralisme rend le pouvoir au peuple. C’est le problème, en fait.

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I-Cube 13/06/2017 16:10

Très belle démonstration mais qui oublie d'emblée (est-ce sciemment où inconscient, comme le fruit d'une manipulation étatique et dogmatique ?) que le CO2 n'est PAS un gaz à effet de serre !
Le méthane, peut-être : L'effet de serre consiste à créer un couvercle en altitude pour retenir les calories naturelles (et autres), comme dans une véritable serre.
Or, tout le monde sait que le CO2 est plus lourd que l'air : Il plonge au sol (source de pollution, clairement) et dans les océans (qui les dissout et nourrit le plancton, à la base de la chaîne alimentaire de toutes les espèces).
Ce pourrait donc être un gaz "très positif" pour la vie dans son ensemble.

Ce qui ne veut pas dire qu'il y a ou non un réchauffement global : Le sportif consommera toujours plus d'énergie, de la calorie alimentaire, qu'un inactif dans sa chaise-longue, là encore c'est une évidence !
Or, la chaleur (la calorie alimentaire) va se retrouver tôt ou tard dans l'environnement par simple dissipation.
Et comme nous sommes de milliards, qui utilisons d'autres milliers de milliards de machines pour notre confort, tout ça émet de la chaleur atmosphérique : Il suffit de se promener dans un métro surchargé pour se rendre compte de cette évidence naturelle.

Solution ? Mais moins de populace et/ou moins de niveau de vie.
C'est ce que de toute façon préparent les "élites" du globe...

Bien à toi !

I-Cube

Vladimir Vodarevski 13/06/2017 19:28

J'ai volontairement evitété ce débat.