Analyse Libérale

Les adieux de Sarko

20 Novembre 2016 , Rédigé par Vladimir Vodarevski

J'ai plutôt l'habitude de critiquer les politiciens, les médias, l'ordre établi. Pour une fois, je rends hommage. Je n'aurais jamais cru le faire, je rends hommage à Nicolas Sarkozy.

 

Suite à sa défaite à la primaire de la droite et du centre, son discours a été très digne. Il reconnaît sa défaite. Il soutient François Fillon, malgré les désaccords qu'il rappelle. Mais sans dénigrer Alain Juppé, à qui il rend hommage.

 

C'était un testament. Sarkozy souhaite se consacrer à sa sphère privée. Il a fait un clin d'oeil aux journalistes, s'excusant du rythme qu'il leur a imposé, avec beaucoup d'humour.

 

Je pourrais énumérer beaucoup de critiques à l'encontre de Nicolas Sarkozy. Je dois reconnaître aujourd'hui qu'il suit le meilleurs de la politique aux USA qu'il semble avoir pour modèle : la reconnaissance de la défaite, la reconnaissance de la démocratie.

 

Le fait qu'il soutienne un candidat est aussi extraordinaire. Il soutient François Fillon, son ancien Premier ministre, à l'encontre de qui il n'avait pas forcément de sentiments très amènes. Il n'était pas obligé. Sarkozy aurait pu simplement laisser les votants choisir. Il a fait un choix. Maintenant, même si je les critique, je ne sous estime jamais les politiciens. Y-a-t-il une intention sous-jacente ? Un accord ? Je ne sais.

 

Les journalistes considèrent que Sarkozy a délivré son testament politique. Je ne m'avancerais pas. En tout cas, à l'heure actuelle, on peut dire qu'il sort en beauté.

 

Dans un panorama politique sans renouvellement, sans nouveauté, sans libéralisme, j'aime m'attacher aux points positifs. Maintenant, Je ne suis convaincu par aucun programme. Mais je rends hommage au panache.

 

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I-Cube 21/11/2016 08:28

Tu as raison : Pour une fois, il n'a pas été outrageant !
Ca nous change...

Ceci dit : Mission accomplie !
Exit de ce type-là qui n'a jamais réussi qu'à mettre aux manettes une "gôche" aux abois pendant 5 ans...
C'est quand même dommage pour le pays, non ?
Et puis je reste inquiet, très inquiet pour la suite. Mais on aura l'occasion d'y revenir.

Bien à toi !

I-Cube