Lundi 7 juillet 2014 1 07 /07 /Juil /2014 16:34

 

La naissance de la science économique est arbitrairement fixée en 1776, année de parution de l'ouvrage Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations d'Adam Smith. Pourtant, depuis lors, le débat reste le même : faut-il ou non faire marcher la planche à billet pour relancer l'économie ?

 

Les économistes ont d'abord combattu cette idée. C'est ainsi que Jean-Baptiste Say a écrit son célèbre chapitre Des débouchés, dans ses Principes d'économie politique, où il explique que les produit s'échangent contre des produits, et que ce n'est pas le manque de monnaie qui provoque de mauvaises affaires chez les commerçants. James Mills et bien d'autres démontreront la même chose.

 

Mais les politiciens ont toujours souhaité des formules magiques, qui promettent le beurre et l'argent du beurre, comme Ludwig von Mises l'écrit dans L'action humaine, en des termes plus châtiés je le reconnais.

 

Aujourd'hui ne fait pas exception à la règle. Alors que la planche à billets n'a jamais autant fonctionné en temps de paix, les gouvernements en réclament encore. Alors que les faits montrent que les économies les plus flexibles, les plus aptes à se restructurer, s'en sortent mieux, c'est toujours plus de création monétaire qui est réclamée. Alors même que durant les trente glorieuses le monde a connu une croissance sans création monétaire excessive. Alors même que les relances face à la crise des années 1970 ont échoué.

 

Rien n'y fait, encore et toujours la création monétaire est plébiscitée pour relancer l'économie. Les faits contredisent cette idée, qui n'est même pas démontrée théoriquement. Il faut reconnaître à Keynes, à ce sujet, une merveilleuse figure de rhétorique, par laquelle il s'est dispensé de démontrer ses dires.

 

Keynes écrit que les économistes qui l'ont précédé considéraient qu'il ne pouvait pas y avoir de crise, car, selon eux, l'offre crée sa propre demande. L'argent dépensé en investissements et salaires permettant de générer une demande pour les produits fabriqués.

 

Sauf que c'est faux. Les économistes, avant Keynes, envisageaient les crises, et ils n'ont jamais prétendu que l'offre créait sa propre demande.

 

Cependant, la version de Keynes s'est imposée. Version selon laquelle l'argent dépensé, en investissements et salaires, crée une demande, selon les économistes classiques et néoclassiques. Ce qui dispense Keynes de démontrer cette relation. Il peut alors, tout simplement, écrire qu'il faut amorcer la pompe, par la dépense publique, sans démontrer pourquoi la dépense créerait de la croissance. Du très grand art, il faut le reconnaître.

 

Aujourd'hui, Keynes sert de justification théorique aux appels à une relance par la création monétaire, qui ne donne pas de résultat. En fait, l'idée que la création monétaire crée de la croissance sert les politiciens avides de pouvoir. Elle leur offre un moyen miraculeux, sans aucun effort, de relancer l'économie. Le keynésianisme fait ainsi le lit du populisme.

Par Vladimir Vodarevski
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Dimanche 6 juillet 2014 7 06 /07 /Juil /2014 13:19

 

Contrepoints publie un article du Minarchiste sur l'inflation, excellent (comme tous les articles du Minarchiste), fort bien documenté. L'occasion pour moi de revenir sur le manque de logique du discours des économistes qui dominent la discipline.

 

L'inflation est un enjeu en matière de théorie monétaire. En effet, selon la théorie quantitative de la monnaie, selon les monétaristes, selon l'école autrichienne d'économie, la création monétaire entraîne de l'inflation. Or, la création monétaire par les banques centrales est devenu la principale politique économique aujourd'hui. Les banques centrales créent de la monnaie pour relancer l'économie. Et c'est ce que demande la plupart des gouvernements.

 

Ceux qui prônent la création monétaire pour relancer l'économie arguent que la création monétaire n'a pas provoqué d'inflation ces derniers temps, ce qui invaliderait les théories liant inflation et création monétaire. Cependant, le Minarchiste montre deux choses. D'abord, que les statistiques de l'inflation sont un construit, à partir de préjugés. Ainsi, un des graphiques de l'article montre que la méthodologie de la mesure de l'inflation a changé au fil du temps, ce qui a provoqué une diminution de l'inflation mesurée.

 

Le Minarchiste souligne aussi que l'inflation mesurée est la hausse générale des prix à la consommation. Pourquoi la hausse générale, et pourquoi les prix à la consommation ? Les économistes de l'école autrichienne connaissent l'effet Cantillon, selon lequel l'inflation commence par certains biens, et n'est pas à ses débuts générale. Surtout, comme le souligne le Minarchiste, l'inflation ne concerne pas uniquement les prix à la consommation. Il y a les prix de l'immobilier, les prix des actifs financiers.

 

Aujourd'hui, les prix à la consommation augmentent faiblement, au contraire de l'immobilier et des actifs financiers. Comme seuls sont considérés les prix à la consommation, on considère qu'il n'y a pas d'inflation.

 

On notera au passage qu'on ne cherche pas à savoir si les prix n'auraient pas baissé, et donc si le pouvoir d'achat n'aurait pas augmenté, et par conséquent si la consommation n'aurait pas augmenté, sans la création monétaire superflue.

 

La hausse des prix des actifs financiers et immobiliers est prise en considération. Mais on ne parle pas d'inflation. On parle de bulle.

 

Pourquoi considérer que d'un côté il y a de l'inflation, et de l'autre des bulles ? Pourquoi éviter soigneusement le terme d'inflation en matière financière, immobilière, ou tout ce qui se vend sur des marchés financiers, comme les matières premières, agricoles ?

 

Il n'y a là aucune logique. Pourquoi la plupart des économistes adoptent-ils ce discours ? A mon avis, la majorité ne se pose pas de questions. Ils prennent les indicateurs tels qu'ils sont définis. Mais pourquoi cette absence de sens critique, de questionnement, de la part d'esprits brillants, très intelligents ?

 

L'une des explications avancées dans les milieux libéraux est que les économistes sont au service du prince, et diffusent les théorie qui plaise au prince. Effectivement, la plupart des économistes dépendent des subsides publics. Il est frappant de constater que le débat est en fait permis grâce au système des think tanks aux USA, qui permettent une certaine pluralité. Ludwig von Mises, dont les théories ne sont pas en faveur du pouvoir des politiciens, vivait notamment grâce aux séminaires qu'il organisait.

 

Or, le discours des économistes sert totalement les intérêts des politiciens. Ils ont dû intégrer l'idée que la la création monétaire pouvait induire une augmentation des prix à la consommation, car la lutte contre l'inflation a été une réalité dans les années 1970 et 1980. Mais dès qu'il s'agit des prix de l'immobilier, des actifs financiers, des matières premières, il est question non d'inflation, mais de bulle.

 

Et on remarquera qu'on ne lie jamais ces bulles à la politique monétaire. On accuse les marchés financiers, cet ennemi sans visage qu'est la finance. En réponse, on réclame plus de réglementation. Plus de pouvoir pour les politiciens. Ce qui provoque de nouvelles bulles.

 

On remarquera aussi que jamais on ne remet en question les politiques monétaires. Elles sont forcément bonnes, et ce sont forcément les marchés financiers les grands méchants. Si on les remettait en cause, on enlèverait un pouvoir attribué aux politiciens, celui de relancer l'économie, grâce à la magie de la création monétaire.

 

Est-ce que le système met en avant des économistes favorables aux politiciens ? Est-ce la raison du manque de logique la plupart du temps du discours économique ? Du refus du questionnement, pourtant à la base de toute science ?

 

 

 

 

Par Vladimir Vodarevski
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Dimanche 29 juin 2014 7 29 /06 /Juin /2014 21:29

 

L'économie se veut une science. Elle se pique d'utiliser des outils mathématiques complexes, d'utiliser des méthodologies basées sur l'observation de la réalité, déterminant des lois comme la physique. Elle se gausse aujourd'hui des anciens économistes, qui n'utilisaient pas les mathématiques, et n'y fait pas références, ne les connaissant pas. Sûr d'eux, les économistes écrivent des articles péremptoires, devenant même des vedettes, comme le si célèbre Paul Krugman.

 

Pourtant, le discours des économistes est tellement en contradiction avec la réalité, qu'il apparaît plus comme celui d'une croyance, d'une secte, qui veut à tout prix imposer son idéologie.

 

Ainsi, le discours dominant est que nous sommes passés, depuis les années 1980, à une politique économique dominée par ce qui est appelé le néo-libéralisme, sinon l'ultra-libéralisme. En particulier, le keynésianisme, et son concept de relance par la dépense publique a été abandonné. Les politiques actuelles sont des politiques d'austérité, et, la crise montre qu'il faudrait revenir à une politique keynésienne, pour relancer la croissance.

 

Sporadiquement est même dénoncé une loi de 1973, dite loi Rothschild, qui interdirait à la banque centrale de financer les dépenses de l'Etat. Comme est dénoncée l'austérité de l'Europe, et plus particulièrement de l'Allemagne.

 

Ces critiques sont paradoxales. En effet, jamais, en temps de paix, les dépenses publiques et les déficits n'ont été si élevés, jamais la politique monétaire n'a été aussi accommodante, et, surtout, jamais les règles qui régissent l'économie mondiale n'ont été aussi keynésiennes. Jamais les Etats n'ont eu autant de latitude pour dépenser, jamais la dépense n'a été à ce point érigée comme moteur de l'économie. Et, finalement, jamais la politique économique n'a été aussi dirigiste, à part dans les Républiques Socialistes.

 

C'est à travers la politique monétaire que s'impose ce keynésianisme. Celle-ci a profondément évolué depuis l'après deuxième guerre mondiale, pour devenir un instrument de politique keynésienne.

 

Après la seconde guerre mondiale, ce sont les accords de Bretton Woods qui régissaient les monnaies. Le principe était celui des parités fixes par rapport au dollar. La valeur de chaque monnaie était déterminée par rapport au dollar. La valeur du dollar étant également fixe, déterminée par une certaine quantité d'or. C'était une sorte d'étalon or inversé.

 

Concrètement, ce système limitait la création monétaire. Les USA devaient avoir de l'or pour créer de la monnaie. Les autres pays devaient avoir des dollars pour créer de la monnaie. Bien sûr, la relation n'était pas stricte. Il pouvait y avoir création monétaire dans un pays, mesurée, même si les réserves en dollars n'augmentaient pas. Mais le système imposaient des limites, qui empêchaiet de trop grands déficits publics.

 

Imaginons qu'un pays comme la France se lance dans une politique de dépenses publiques. Ce qui entraîne des achats à l'étranger, ne serait-ce que pour les matières premières. Ces achats sont réglés en dollars. Les réserves de changes deviennent insuffisantes, et c'est la crise monétaire.

 

Cet exemple n'est pas un cas d'école. La France a ainsi connu plusieurs dévaluation dans les années 1950-1960. Aujourd'hui, ces dévaluations sont considérées comme une politique de relance. Or, cela n'a jamais été le cas. Les dévaluations étaient un symptôme : le pays vivait au dessus de ses moyens. Il fallait donc opérer ce qu'on appellerait aujourd'hui un plan d'austérité. Sans compter que les prix augmentaient du fait de l'augmentation des prix des matières premières. Cela se voyait moins qu'aujourd'hui, car la France était en pleine période de rattrapage économique, et que les prélèvements étant inférieurs aux niveaux actuels, il y avait plus de marges pour les augmenter.

 

Les accords de Bretton Woods tiraient les conséquences de la crise de 1929. Le protectionnisme et les dévaluations compétitives avaient aggravé cette crise. Le monde ne s'était d'ailleurs pas remis de la Première Guerre Mondiale, qui avait été financée par la création monétaire, et avait détruit la stabilité monétaire qui l'avait précédée. Bretton Woods était une tentative de retrouver cette stabilité.

 

Mais les accords de Bretton Woods ont été rendus caducs par les USA, qui ne les ont pas respectés. Aujourd'hui, nous sommes dans un système de changes mobiles. Ce qui signifie que la création monétaire n'est plus contrainte par la quantité d'or détenue par la banque centrale américaine, ou la quantité de dollars détenue par les banques centrales des autres pays.

 

Par conséquent, les banques centrales peuvent manipuler les taux d'intérêt comme elles le veulent. Ce qui permet à la banque centrale des USA, la Fed, de baisser les taux d'intérêet pour soutenir la croissance. Ce que fait également la banque centrale européenne, au mépris de son mandat. Cela n'était pas possible avec les accords de Bretton Woods, sauf pour la Fed. C'est parce que la Fed a laissé la création monétaire s'emballer que ces accords sont devenus caducs.

 

D'autre part, l'activité des banques est contrainte par les critères de Bâle. Ces critères décident de ce qui est risqué et de ce qui ne l'est pas. Ainsi, les crédits aux Etats, ou les placements dans des obligations d'Etat, sont considérés comme sans risque. En deuxième position vient l'immobilier, comme par hasard à l'origine d'une bulle aux USA, et de la crise actuelle. L'investissement dans les entreprises, ou le crédit aux entreprises, est au contraire considéré comme risqué. Si une banque accorde un crédit à un secteur considéré comme étant risqué, ou achète des titres financiers d'une entreprise classée à risque, elle doit disposer de plus de fonds propre que si elle investissait dans des secteurs considérés comme moins risqués par la réglementation. Ce qui diminue sa rentabilité. Les banques sont donc fortement incitées à mettre de l'argent dans les obligations d'Etat. Ajoutons que les agences de notations sont également obligées de tenir compte des critères de Bâle, puisque ceux-ci leur donnent leur rôle actuel.

 

Nous avons donc une réglementation qui favorise la dépense. D'un côté une banque centrale libre de manipuler les taux d'intérêt à sa guise, et donc de les baisser pour relancer l'économie. De l'autre une réglementation qui favorise l'endettement des Etats. Jamais, en période de paix, les Etats n'ont pu s'endetter autant sur une longue période.

 

Notons aussi cet autre paradoxe, à savoir que nous avons connu après la deuxième guerre mondiale une période de croissance alors que la création monétaire était contrainte. Pourtant, on nous serine aujourd'hui que la création monétaire est la clef de la croissance. Encore un exemple de la déconnexion des économistes vis-à-vis de la réalité.

 

Toutes les règles qui régissent la monnaie sont orientées vers la dépense publique. Tout est fait pour favoriser la dépense publique. Et la politique monétaire est devenue l'alpha et l'oméga de la politique économique. Les banques centrales pensent contrôler l'économie, en accélérant la croissance ou en la ralentissant, via les taux d'intérêt (voir l'article Le keynéso-monétarisme).

 

Existe-t-il encore une science économique ? Le débat est trop politisé. Et les politiciens aiment les solutions faciles. Ceux qui proposent ces solutions faciles, et des boucs émissaires ont ainsi de beaux jours devant eux.

Par Vladimir Vodarevski - Publié dans : Humeur
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Mardi 10 juin 2014 2 10 /06 /Juin /2014 22:57

 

Dans l'actualité ces dernières semaines, il a été question, entre autre, de la limitation des bonus dans les banques, des critiques de la présidente du FMI contre les banques, et de la politique monétaire agressive de la BCE. Toutes ces mesures ou réflexions se veulent en lien avec la crise. Il s'agit d'empêcher une nouvelle crise, et de sortir de celle dans laquelle nous sommes empêtrés.

 

Seulement, en écoutant nos régulateurs,on peut se demander sur quelle planète ils vivent. En effet, quand on connaît les mécanismes qui ont mené à la crise, on constate qu'ils font tout pour provoquer de nouvelles crises, plutôt que pour les prévenir. Enfermés dans une idéologie, ils ne tirent aucunement les conséquences de la crise actuelle. Il faut dire, c'est vrai, qu'en tirer les conséquences signifierait reconnaître leurs erreur.

 

Quelles sont les leçons à tirer de la crise ? Pour ce faire, il faut d'abord rappeler l'enchaînement qui a mené à cette situation. Puis, d'isoler ce qui a mené à cet enchaînement. Enfin, de souligner ce qu'il ne faut pas faire pour éviter de reproduire la même situation.

 

L'enchaînement qui a mené à la crise.

La crise provient de l'utilisation du crédit immobilier pour soutenir la croissance aux USA. Les taux d'intérêt ont été maintenus bas longtemps, à partir de 2002. Parallèlement, les conditions d'obtention d'un crédit immobilier sont devenues moins contraignantes. Ce qui a provoqué un boom immobilier, avec deux conséquences.

 

D'abord, le secteur de l'immobilier a vu ses effectifs augmenter. Les mises en chantier se multipliaient, il fallait de la main d’œuvre. Ce qui était favorable à la croissance de l'économie.

 

Ensuite, l'augmentation des prix de l'immobilier permettait aux propriétaire de contracter un crédit hypothécaire supplémentaire, même s'ils devaient déjà en rembourser un, basé sur l'augmentation de la valeur de leur maison. L'argent ainsi obtenu servait aux dépenses de consommation.

 

Ainsi, le crédit soutenait la croissance américaine, en soutenant le secteur de l'immobilier et la consommation. Les économistes s'accordaient majoritairement pour dire qu'il s'agissait d'un cercle vertueux : le crédit alimente la consommation, ce qui alimente l'emploi, ce qui alimente la consommation et permet de rembourser les crédits, et ainsi de suite. Un cercle vertueux keynésien.

 

Puis, les prix de l'immobilier sont montés tellement haut, que le marché s'est stabilisé. Dans le même temps, les emprunteurs ont commencé à avoir des difficultés à rembourser leurs crédits. Ils ne pouvaient plus contracter de nouveaux crédit hypothécaires, car la valeur de leur maison ne montait plus. Un cycle inverse s'est donc enclenché : la croissance n'était plus tirée par le crédit, mais au contraire la baisse de la valeur de l'immobilier entraînait une baisse des dépenses de consommation, et une récession.

 

Les difficultés des emprunteurs à rembourser ont également entraîné une crise financière. Les banques devaient classer en crédit douteux des crédits qui auparavant étaient considérés comme sûr. D'autre part, certains crédits avaient été titrisés, c'est-à-dire transformés en titres financiers, et vendus à d'autres banques ou d'autres établissements financiers comme des titres sans risques. Ils sont devenus des titres à risques, puisque les emprunteurs ne remboursaient pas forcément.

 

Les causes de la crise

Le crédit s'est développé car les taux d'intérêt étaient bas. Ces taux sont contrôlés par la banque centrale US, la Réserve Fédérale. Celle-ci avait décidé de les maintenir bas pour relancer l'économie US. Les économistes étaient favorable à une bulle immobilière. Pour s'en convaincre, voici un articlequi rappelle que le célèbre économiste keynésien, et prix Nobel, Paul Krugman, appelait en 2002 à la création d'une bulle immobilière. J'aime bien mettre des liens vers cet article, et j'encourage tout le monde à le faire aussi. Il montre que la bulle immobilière était volontaire, et que les économistes keynésiens sont favorables à ce genre de bulle, même s'ils les dénoncent quand elles éclatent.

 

Le crédit immobilier s'est aussi développé en raison de la réglementation bancaire. Le secteur bancaire est en effet hyper régulé. C'est le régulateur qui décide de ce qui est risqué ou non, en l'occurrence le Comité de Bâle. Plus un crédit, ou un titre financier, est considéré comme risqué, plus la banque doit détenir de fonds propre, ce qui, en clair, détériore sa rentabilité. Le Comité de Bâle a décrété que les crédits aux Etats, ou les titres émis par les Etats, étaient sans risque. Le crédit immobilier arrive en deuxième position des activités les moins risquées. Ce qui explique pourquoi les banques ont prêté largement aux USA pour les prêts immobiliers. La réglementation les y encourageait. Guillaume Nicoulaud propose d'ailleurs sur Contrepoints un graphiquetrès intéressant qui montre les conséquences des critères de Bâles sur le crédit aux entreprises.

 

Ajoutons que le Comité de Bâle a donné aux agences de notation leur rôle actuel. Auparavant, ces agences conseillaient les investisseurs. Le Comité de Bâle les a intronisées comme référence des emprunteurs. Ceux-ci sont obligés d'être notés s'ils veulent bénéficier de conditions d'emprunt favorables sur les marchés financiers. Ces agences ne sont pas des boîtes noires ainsi qu'elles ont été dénoncées. Elles respectent les règles du comité de Bâle. C'est logiquement qu'elles ont bien noté des titres dit subprime, car ils étaient adossés à de l'immobilier.

 

Dans cette course à la croissance à crédit, le gouvernement des USA a joué l'escalade. Dans ce pays, les crédits hypothécaires sont rachetés ou garantis par deux agences contrôlées par le gouvernement, Fannie Mae et Freddy Mac. Pour développer le crédit, les gouvernements successifs ont permis à ces agences de racheter des crédits plus risqués.

 

De plus, le gouvernement US a agi pour l'accès au crédit des plus défavorisés, avec le Community Reinvestment Act.

 

Ajoutons que les pays les plus touchés par la crise ont aussi eu des autorités qui ont encouragé la croissance à crédit. Comme l'Espagne, dont les caisses régionales, contrôlées par des potentats locaux, finançaient l'immobilier. Ne parlons pas de la Grèce, dont les comptes publiques n'étaient pas sincères.

 

Les leçons de la crise.

La crise provient donc de l'encouragement du crédit par les autorités monétaires, Réserve Fédérale et gouvernement, et de la régulation bancaire en matière de risque.

 

La régulation bancaire décrète ce qui est risqué et ce qui ne l'est pas. Or, dans la vraie vie, l'évaluation du risque n'est pas figée, et elle est aléatoire. Ce qui est sans risque aujourd'hui peut le devenir demain. Il peut y avoir une incertitude, des activités étant considérées comme risquées par certains, sans risque par d'autres, sans qu'on puisse avoir de certitudes.

 

La régulation est donc complètement inadaptée. Il n'est pas possible de décider a priori, par décret, par règlement, de ce qui est risqué ou non en économie. Par son inadaptation, la régulation en vient à favoriser les crises, en empêchant une véritable régulation du risque.

 

Mais comment éviter que les banques, aguichées par l'appât du gain, ne prennent trop de risque et ne créent de risques systémiques ? Et mettent en danger les dépôts des épargnants ? Assurément, la réglementation actuelle n'est pas la solution, car même les dépôts ne sont plus protégés, comme on l'a vu à Chypre.

 

Un autre moyen reposerait sur la responsabilité et la transparence. La responsabilité suppose que la baque soit libre de décider de ce qui est risqué ou non. Mais qu'elle assume les risques, sans être protégée de la faillite par une banque centrale ou une autre autorité monétaire.

 

Quid de l'épargne des déposants ? D'abord, soulignons que les dépôts ne sont d'ores et déjà plus en sécurité, pouvant être ponctionnés en cas de coup dur. La solution existe pour mieux les protéger. L'économiste Jesus Huerta de Soto rappelle, dans Monnaie, crédit bancaire, et cycles économiques, que le dépôt auprès d'une banque est aussi un contrat juridique. Le déposant peut donc décider de ce qui sera fait de son argent. Plutôt que d'être mis dans un vaste pot commun dans lequel la banque se servirait à loisir, les dépôts pourraient être logés dans des fonds de placement, aux objectifs bien définis. Les comptes de dépôt auraient la garantie de n'être placés qu'à très court terme, pour garantir la sécurité et la liquidité. L'épargne plus longue serait placée en fonction des desiderata des déposants. Les risques pris par les déposants et ceux pris par la banque, pour compte propre, serait bien isolés.

 

La deuxième leçon de la crise, c'est que l'idée que le crédit peut être utilisé pour relancer la croissance a montré sa nocivité. En fait, le crédit, par essence, n'est pas contra-cyclique : il ne peut pas être utilisé pour inverser un cycle économique. L'expérience montre qu'il est pro-cyclique, c'est-à-dire qu'il favorise les excès. Par exemple, aujourd'hui, dans un environnement incertain, les taux d'intérêt bas en Europe, et la politique ultra-accommodante de la BCE, ne provoquent pas une forte augmentation du crédit aux entreprises. Parce qu'il y a un risque, qui est globalement reconnu par la communauté financière. Par contre, si aucun risque n'est perçu, on assiste à un emballement du crédit, comme dans le secteur immobilier avant la crise aux USA.

 

Conclusion : l'aveuglement idéologique.

Aucune leçon n'a été tirée de la crise. La régulation bancaire suit touours la même logique de définir les risques a priori, et encourage à l'irresponsabilité des banques avec l'aléa moral, c'est-à-dire en garantissant qu'une banque trop grosse ne pourrait pas faire faillite. Parallèlement, les banques centrales comptent toujours sur le crédit, sur la création monétaire, pour soutenir l'économie, encourageant ainsi les bulles et préparant les crises. Les faits montrent l'ineptie d'une telle politique, et pourtant elle est menée avec obstination. Ce qui laisse à penser que la régulation est devenue folle.

 

 

Par Vladimir Vodarevski - Publié dans : Crise et Relance
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Jeudi 8 mai 2014 4 08 /05 /Mai /2014 16:35

 

Le libéralisme est généralement dénoncé pour son individualisme. Il privilégierait l'égoïsme au détriment du collectif. Pourtant, le libéralisme a pour objet la vie en société. Plus précisément, la vie dans une grande société, dans laquelle la plupart des gens ne se connaissent pas, mais doivent vivre ensemble, par opposition à la tribu, qui vit en autarcie (cf par exemple Hayek, Droit, Législation et Liberté). L'idée du libéralisme est de vivre ensemble dans le respect d'autrui. Et c'est aussi l'idée que chacun est un être pensant et autonome, libre de ses choix.

 

La critique du libéralisme se base d'abord sur une opposition entre individualisme et collectivisme sans aucun fondement. D'autre part, elle confond collectivisme et dirigisme.

 

Les libéraux sont accusés de privilégier une approche égoïste de la société pour des raisons méthodologiques. En effet, ils privilégient l'individualisme méthodologique. Cette méthode consiste à commencer l'étude de la société par son élément de base, l'individu, comme on décortique les éléments en physique, chimie, ou biologie. Ce n'est pas une apologie de l'égoïsme. Cette méthode s'oppose au holisme, qui privilégie une approche globale. Par classes sociales par exemple. Notons que l'individualisme méthodologique permet de prendre en compte les influences de groupes sur chacun, tandis que le holisme réduit l'être humain à un stéréotype de groupe. Et qu'il est absurde de crier à l'égoïsme pour une question de méthodologie.

 

Le principe de liberté individuelle, défendu par les libéraux, est également critiqué comme favorisant l'égoïsme par rapport au collectif. C'est négliger le fait que le principe de liberté individuelle suppose de respecter la liberté... des autres. La première règle découlant du principe de liberté est celle de non agression : personne n'a le droit de contraindre quiconque par la force. Le libéralisme, c'est le respect des libertés, ce qui est la même chose que le respect de la liberté. En conséquence, une société libérale est une société de compromis permanent, chacun devant tenir compte d'autrui. Ce qui construit une société au plus proche de l'intérêt de tous. Mais chacun doit faire des efforts pour tenir compte des autres.

 

Ainsi, le libéralisme respecte l'intérêt collectif, en tant que compromis entre les intérêts de chacun. Dans ce cas, pourquoi le critiquer au nom de l'intérêt collectif ? La question est en fait celle de l'intérêt collectif en lui même. Qui doit en décider ? Les libéraux considèrent que chacun est libre de suivre ses intérêts, en tenant compte de ceux d'autrui. Ce qui aboutit à des compromis. Les anti-libéraux décrètent UN intérêt collectif, qui doit s'imposer à tous. Ce n'est plus de l'intérêt collectif, mais du dirigisme. Frédéric Bastiat écrivait que «L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde.» Aujourd'hui, l'Etat n'est-il pas devenu un lieu de rapport de force, où chaque lobby, association, et autres ONG essaie d'imposer sa volonté ? Et donc de diriger les gens ? Qu'est-ce que l'intérêt collectif pour les anti-libéraux, sinon l'intérêt décrété par une faction, un groupe, des dirigeants politiques, qui, au final souhaitent diriger les gens ? Pour les libéraux, c'est l'ensemble des compromis entre chacun.

 

Le libéralisme se caractérise par une haute idée de l'être humain. C'est pourquoi il rejette le dirigisme. Chacun doit disposer de son libre arbitre, de son pouvoir de décision, de sa responsabilité. Ce qui est un idéal difficile à qui n'y est pas préparé. Alexis de Tocqueville souligne la difficulté à assumer sa liberté. Et comme on peut préférer l'asservissement, mais qui nous promet le bien être (voir à ce sujet ce superbe texte sur le site de l'Institut Coppet). Paradoxalement, cette tendance à demander une protection est considérée comme de l'individualisme par Alexis de Tocqueville. Ce que les anti-libéraux vénèrent comme l'opposé de l'individualisme , à savoir qu'un Etat dirige la société sous tous ses aspects, est considéré comme un encouragement à l'individualisme par Alexis de Tocqueville, pour qui ce système signifie que chacun peut chercher à protéger son propre avantage.

 

Ainsi, le libéralisme n'oppose pas l'individualisme au collectif. Il réfléchit à la vie en collectivité. Mais dans le respect de l'être humain, et non dans le dirigisme. Il n'y a pas de débat entre libéralisme et collectivisme, mais entre libéralisme et dirigisme. Entre l'idée que l'être humain doit être formaté et dirigé, et celle selon laquelle l'être humain est un être pensant, autonome, libre et responsable de ses actes.

 

 

Par Vladimir Vodarevski
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Mercredi 7 mai 2014 3 07 /05 /Mai /2014 21:35

 

Le libéralisme est rejeté en tant que doctrine économique, au motif qu'il favoriserait les riches et l'oppression des faibles. Sauf que le libéralisme n'est pas une doctrine économique. Les sources de réflexions des libéraux n'ont pas forcément écrit sur l'économie, que ce soit, par exemple, Etienne de la Boétie, Alexis de Tocqueville, ou Benjamin Constant. Et l'une des figures les plus connues du libéralisme, de par son prix Nobel, Friedrich August Hayek, est plus connue pour ses livres La route de la servitude et Droit, législation et liberté, dont le sujet principal n'est pas l'économie, que pour Prix et production, un de ses principaux ouvrages en économie.

 

L'objet du libéralisme, ce sont les principes d'une société libre. Comment organiser la société pour que chacun soit libre et autonome. L'économie, c'est de la technique. Les libéraux approuvent l'économie de marché, parce que ça marche. Mais ils ne condamnent rien en la matière. Les gens peuvent très bien choisir le collectivisme. Cela ne pose aucun problème aux libéraux.

 

Par contre, n'importe qui est libre de critiquer et de sortir du collectivisme. Le collectivisme ne doit pas être imposé. Il doit être choisi par chacun qui y est impliqué. Chacun doit rester libre et bénéficier de son libre arbitre.

 

C'est le socialisme qui focalise le débat sur l'économie. Le socialisme repose sur trois piliers. C'est une promesse économique d'avoir plus. Cette promesse est totalement absente du libéralisme. Cette promesse passe par une transformation sociale de la société. Que ce soit le fouriérisme ou le marxisme, le socialisme tend vers l'homme nouveau. Dans la société socialiste, tout le monde vivra en harmonie, car tout le monde pensera de la même manière. Pour le marxisme, c'est la société sans classe. C'est par le dirigisme que la société aboutit à ce monde idéal.

 

Notons que cette marche vers la société idéale peut se faire par la force. C'est le concept de révolution. Le socialisme justifie la force car il considère qu'il y a une vérité, un monde idéal.

 

La différence entre le socialisme et le libéralisme n'est donc pas économique, c'est le dirigisme. Le socialisme considère que l'être humain doit être dirigé. Le libéralisme considère qu'il faut développer le libre arbitre de chacun. Que chacun doit pouvoir vivre comme il l'entend, en respectant autrui, et que c'est ainsi que se construit la société.

 

Le libéralisme s'interroge donc sur les règles qui doivent réguler la société, sur leur source. Il considère par exemple qu'une minorité, même si elle est la plus importante, ne doit pas imposer sa volonté à quiconque. Que même une majorité doit respecter les autres. Le libéralisme est basé sur la protection de chacun. Tandis que le socialisme cherche à imposer un comportement, un mode de vie.

 

Ce sont deux conceptions de l'être humain. D'un côté, une sorte d'enfant, à qui on doit dire ce qu'il doit faire. De l'autre, l'idée que chacun est un être qui a le droit de décider de sa vie. Et qui est responsable.

 

La conséquence première du libéralisme étant le principe de non agression : chacun doit respecter la liberté d'autrui. De cette règle découle les autres, et la société est régulée. Par exemple, le respect de la liberté d'autrui implique l'interdiction de chercher à obtenir quelque chose par la force. Cela implique la liberté d'expression.

 

On remarquera que le monde idéal du socialisme n'est pas précisé. Par conséquent, tous le monde peut chercher à imposer SA vérité, par l'intermédiaire de la puissance publique. Celle-ci, quelle que soit sa forme, Etat, collectivité locale, banque centrale, agit en fonction des intérêts de la faction qui a réussi à s'imposer, et qui use de cette même puissance publique pour perdurer. Ces factions peuvent être des intérêts économiques, des associations, des ONG, etc.

 

C'est contre cela que se bat le libéralisme. Personne n'a le droit d'imposer sa volonté à autrui. Chacun doit poursuivre ses buts en respectant ceux d'autrui, et en respectant autrui.

 

Nous sommes bien loin d'un tel monde. Au nom de la démocratie, il est admis que la puissance publique contrôle tout. Comme le montre bien l'inflation législative et réglementaire. Il y a juste quelques interrogations parfois. Est-ce que les partis sont représentatifs ne sont-ils pas trop éloignés des gens. Ou quand des gens se demandent si l'Etat ne veut pas imposer la doctrine sociale du genre.

 

Il est ainsi absurde de condamner le libéralisme comme une doctrine économique d'exploitation. Car le sujet n'est pas l'économie. Le sujet est l'idée que l'on se fait de l'être humain. Est-ce que c'est quelque chose qui doit être dirigé, formaté, pour son propre bien, par une élite supérieur, dictatoriale ou élue ? Ou est-ce un être pensant, autonome, capable de faire des choix, de prendre des décisions, et dont la société doit respecter la nature, et, même favoriser son développement et son épanouissement ? Le sujet, finalement, c'est la nature de l'être humain.

Par Vladimir Vodarevski - Publié dans : Théorie et explications de texte
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Vendredi 2 mai 2014 5 02 /05 /Mai /2014 14:15

 

Les inégalités sont à nouveau le sujet de l'actualité. La thèse développée est l'éternelle antienne marxiste selon laquelle le capitalisme est l'exploitation de l'homme par l'homme. Bien sûr, les économistes défendant cette thèse vous diront que non, ils ne sont pas marxistes. Pourtant, le postulat est toujours le même : l'économie de marché favorise les riches. Tout irait mieux dans le monde si on prenait l'argent des riches.

 

Une telle thèse ne relève pas de la science mais de la croyance. Il faut abandonner tout esprit critique et tout bon sens pour la défendre. D'abord, parce que le développement du capitalisme a permis le développement de cette fameuse classe moyenne. On le voit encore aujourd'hui dans les pays qui s'ouvrent au capitalisme, dont notamment la Chine. Ensuite, les pays les plus inégalitaires sont les pays socialistes. Dans l'ex-bloc de l'Est, il y avait officiellement l'égalité des conditions de vie pour tous. Sauf que ceux qui avaient une parcelle de pouvoir profitaient de conditions de vie incomparablement meilleures, et pouvaient, par exemple, s'enrichir grâce au marché noir. Les Castro à Cuba ne sont ainsi pas à plaindre, au contraire du peuple cubain. Ceux qui dénoncent le plus les inégalités veulent les remplacer, pas les supprimer.

 

Mais la plus grande absurdité d'attribuer les inégalités à l'économie de marché est de considérer que nous sommes en économie de marché, que nous vivons une époque de libéralisme débridé. Si nous comparons notre époque à celle de l'après guerre, le recul de l'économie de marché est ainsi patent.

 

En France, la dépense publique est passée d'un peu plus d'un tiers du PIB à plus de la moitié. Ce qui signifie que l'Etat contrôle plus de la moitié des revenus. Le mouvement d'augmentation de la dépense publique est commun dans tout l'occident, à des degrés divers, même aux USA. Le code du travail est devenu de plus en plus compliqué, et, surtout, la création monétaire est totalement administrée de nos jours, alors qu'elle était rationnée après guerre.

 

Voyons d'où viennent les inégalités aujourd'hui. Il y a d'abord l'éducation, en France, totalement étatisée. Aujourd'hui, le niveau en la matière dépend du milieu social. Malgré les milliards dépensés, malgré la baisse des effectifs d'élèves, rien n'y fait. Ajoutons une insertion professionnelle problématique car, par idéologie, les formations ne sont pas forcément adaptées au monde du travail. Ainsi, alors que des pays comme l'Allemagne, ou la Suisse, mettent en avant la formation professionnelle, avec succès, la France a réduit le budget de l'alternance. L'échec de l'éducation étatisée a été admis aux USA, en Grande-Bretagne et en Suède, qui développent des Charter Schools, ou le système de voucher. C'est-à-dire que les écoles sont privées, financées par l'Etat, mais pouvant aussi avoir d'autres subsides.

 

Les inégalités proviennent également de la politique monétaire. Les banques centrales contrôlent totalement les taux d'intérêt. L'activité des banques est elle très encadrée par les critères de Bâle. Les banques centrales maintiennent les taux d'intérêt bas pour soutenir les marchés financiers et immobiliers.La politique de la bulle est recommandée par les économistes "mainstream". Ce qui a pour effet de favoriser ceux qui ont un patrimoine financier ou immobilier. Il est totalement logique que ces dernières années ceux-ci voient leurs revenus augmenter. Mais le libre marché n'a rien à voir dans cette augmentation.

 

Ajoutons que les pourfendeurs de l'économie de marché ne proposent aucun autre système de création de richesse. Le marxisme promet le paradis quand tout le monde pensera de la même manière, à tel point que les Etats n'existeront plus. Le keynésianisme mené dans les années 1970 a sans contestation échoué à relancer l'économie.

 

Curieusement, les pourfendeurs des inégalités n'en étudient pas les causes, et ne font pas la promotion des remèdes qui font leurs preuves, comme l'économie de marché en Chine. Ils "oublient" les profondes inégalités qui existaient dans les pays socialistes, et qui existent toujours quand le politique est trop envahissant. La Chine est justement engagée dans un processus anti-corruption, tant le problème est patent.

 

Pour réduire les inégalités, attaquons nous aux vrais causes : donner sa chance à chacun, sans entraves et sans dérégler l'économie.

 

NB: à propos de l'égalité, un lien vers une citation toujours d'actualité.

 

Par Vladimir Vodarevski - Publié dans : Humeur
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Vendredi 2 mai 2014 5 02 /05 /Mai /2014 00:00

 

Le terme néolibéralisme est né en août 1938, quand Walter Lippman a rassemblé à Paris 26 intellectuels européens pour une refondation du libéralisme. Depuis, le néolibéralisme est agité comme un chiffon rouge par tous les dirigistes qui stigmatisent ainsi ce qui n'est pas dirigiste. Le colloque de Lippman est parfois décrit comme un complot visant à appliquer un "ultra-libéralisme débridé" à travers le monde.

 

L'idée de complot est très marxiste. Cette idéologie n'hésitant pas à prôner la force, la "révolution", pour s'imposer. Ce que montre le colloque de Lippman c'est d'abord que le libéralisme était déjà faible en 1938. Ensuite, il n'y a pas vraiment eu d'application. Les échecs des politiques keynésiennes, dans les années 1970, et l'effondrement des économies socialistes de l'Est, ont fait que certains gouvernements se sont inspirés des thèses d'économistes libéraux. Ainsi en est-il de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan. Mais le dirigisme n'a pas reculé, du moins en occident. Au contraire, les banques centrales détiennent aujourd'hui le pouvoir absolu sur les monnaies, et s'en servent pour mener des politiques économiques, qui ont conduit à la crise actuelle.

 

Mais, surtout, le colloque de Lippman enferme le libéralisme dans l'économie. Ce qui n'est pas son essence, son origine première. Par exemple, l'une des figures les plus connues de ce colloque, Friedrich August Hayek, est plus connu pour ses ouvrages La route de la servitude et son magnus opus Droit, législation et liberté que pour ses ouvrages d'économie, tels que Prix et production. Dans Droit, législation et liberté, Hayek tente de définir les principes d'une constitution qui garantirait la liberté à chacun. Il s'inscrit ainsi dans la lignée d'Alexis de Tocqueville, qui avec son ouvrage De la démocratie en Amérique s'interrogeait aussi sur la liberté, ou encore Benjamin Constant.

 

Les libéraux s'intéressent d'abord à la place de l'être humain dans la société, et à la promotion de son épanouissement. Comment organiser une société de façon telle que chacun soit libre, mène sa vie, et ait la possibilité de s'épanouir, qu'il utilise ou non cette possibilité.

 

Une telle réflexion est aujourd'hui absente. Elle serait pourtant utile. Aujourd'hui, l'Etat est devenu un état policier, au nom de la sûreté, ainsi que le terrain de jeu des lobbys, des associations et autres ONG qui veulent imposer leurs opinions. Une année on considère qu'un troisième opérateur mobile est nécessaire pour les utilisateurs, une autre on condamne un quatrième opérateur malgré les bénéfices pour les usagers. Et comment faire cohabiter les adeptes de la doctrine sociale du genre avec ceux qui s'y opposent ? Faut-il imposer une doctrine sociale ? C'est là le domaine de réflexion du libéralisme.

 

Le libéralisme a aussi le mérite de remettre l'être humain au centre de la réflexion. Quels sont ses droits, et le rejet de l'oppression, sous toutes ses formes.

 

Un nouveau colloque de Lippman serait donc souhaitable. Un véritable colloque libéral, qui s'empare de tous les sujets de sociétés. C'est ce que devraient faire les libéraux aujourd'hui, à travers internet. Le monde a besoin du libéralisme, il a besoin de retrouver l'esprit des Lumières.

Par Vladimir Vodarevski - Publié dans : Théorie et explications de texte
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Dimanche 27 avril 2014 7 27 /04 /Avr /2014 12:55

 

Les médias économiques font leurs titres avec la déflation. Ce qui est une nouvelle illustration de l'importance prise par la politique monétaire de nos jours. La monnaie est utilisée pour piloter l'économie. Les taux d'intérêt sont diminués pour relancer l'économie, ralentis pour éviter une surchauffe. La création monétaire est considérée comme le remède aux crises, tandis que la déflation est vue comme une abomination. Il est étonnant de constater que les bases sur lesquelles reposent ces politiques monétaires sont pour le moins indigentes.

 

La justification de l'utilisation de la monnaie pour piloter l'économie part du livre Une Histoire Monétaire des USA d'Anna Schwartz et Milton Friedman. Ceux-ci ont considéré que la gravité de la crise de 1929 provenait du fait que la Réserve Fédérale, la banque centrale US, avait réduit l'offre de monnaie, entraînant une déflation. Sur cette base, Alan Greenspan est devenu une sorte de grand manitou dans les années 1990 et 2000, sur qui on comptait pour piloter l'économie US, depuis son poste de président de la Fed. Bernanke a suivi cette voie, et Yellen la poursuit aujourd'hui.

 

Pourtant, Milton Friedman ne soutenait pas la politique de Greenspan. En effet, ses conclusions n'ont jamais été d'utiliser la politique monétaire pour piloter l'économie. Il préconisait une création monétaire modérée. A la fin de sa vie, il aurait dit une fois que finalement Greenspan était dans le vrai, mais n'a cependant pas remis en cause ses théories monétaristes. Il est difficile de dire s'il s'agissait là d'un compliment fait par gentillesse par un homme âgé, ou une véritable conviction. Toujours est-il qu'il est impossible de s'appuyer sur les travaux statistiques et de recherche de Milton Friedman pour piloter l'économie à travers la monnaie.

 

D'autre part, la corrélation entre déflation et crise n'est pas démontrée empiriquement, contrairement à l'interprétation qui est faite des travaux de Schwartz et Friedman. Ainsi, Chris Casey souligne que les USA ont connu des périodes de forte croissance alors que la déflation pouvait atteindre 50%. Il cite une étude de la Réserve Fédérale, indiquant que :

 

"… le seul épisode pour lequel nous trouvons des preuves d'un lien entre déflation et dépression est la Grande Dépression (1929-34). Nous ne trouvons en fait aucun lien durant aucune autre période. … Ce qui est frappant c'est que presque 90% des épisodes de déflation n'ont pas connu de dépression. Dans un large contexte historique, au delà de la Grande Dépression, la notion que déflation et dépression sont liées disparaît en fait."

Atkeson, Andrew and Kehoe, Patrick. Federal Reserve Bank of Minneapolis. Deflation and Depression: Is There an Empirical Link?January 2004.

 

Citant la même étude d'Atkeson et Kehoe, d'où est tirée la citation ci-dessus, qui porte sur une période de 180 ans et 17 pays, Frank Hollenbeck indique qu'aucune corrélation n'a été trouvée entre déflation et crise. Par ailleurs, Murray Rothbard souligne que ce qui est considéré comme la Longue Dépression de 1873, en raison de la déflation, était en fait une période de croissance assez enviable. Enfin, la période de croissance dite des trente glorieuses s'est produite alors que la création monétaire était contrainte, pour les USA par le lien entre l'or et le dollar, et pour les autres pays par le lien entre le dollar et leur devise. Le dollar représentait une certaine quantité d'or, ce qui de facto limitait la création monétaire au niveau des réserves en or. La parité entre les autres devises et le dollar était fixe, il fallait donc avoir des dollars avant de créer de la monnaie. Comme par hasard, la crise est arrivée quand ce système n'a plus été respecté.

 

Bien sûr, cette idée de relance par le crédit peut être rattachée au keynésianisme au sens large. Keynes ayant déclaré qu'un peu d'inflation n'était pas mauvais par exemple, et considérant qu'il faut soutenir la demande. Le très keynésien Paul Krugman avait d'ailleurs en 2002 encouragé la Réserve Fédérale à créer une bulle immobilière pour développer la demande. Cependant, nul ne sait ce que Keynes aurait pu penser d'une telle pratique, soutenir une bulle pour développer l'économie.

 

En fait, ceux qui dirigent les économies semblent en être restés à la vieille idée que, si les affaires vont mal, c'est qu'il y a un manque de monnaie. Ludwig von Mises souligne dans L'Action Humaine que les gouvernements cherchaient déjà à soutenir la demande avant même les théories keynésiennes. De même qu'il souligne que ce qui est appelée la loi de Say est juste une réfutation de cette vieille croyance. Or, aujourd'hui, nos dirigeants ont un jouet qu'ils ne possédaient pas autrefois : une monnaie totalement fiat. C'est une monnaie qui n'est plus reliée à l'or, ni à aucun autre bien, et qu'ils peuvent manipuler à loisir. Ils peuvent se livrer à loisir à des manipulations monétaires, laissant croire que cela suffit pour piloter l'économie, sans demander aucun effort aux peuples. Et même si c'est de cette manière qu'ils ont provoqué la crise actuelle, en soutenant le crédit immobilier et le crédit à la consommation, jusqu'à ce que tout s'écroule, ils persistent dans cette voie.

 

L'idée que la politique monétaire peut permettre de piloter l'économie ne repose en fait sur aucune base, ni théorique, ni empirique. Elle perpétue la volonté de nos dirigeants de faire croire qu'ils disposent des boutons magiques pour contrôler la croissance sans efforts ni conséquences pour les peuples. Au final, cela ressemble fort à une politique d'apprentis sorciers.

 

(NB : pour ceux qui penseraient qu'il est exagéré de dire que la Fed a volontairement créé une bulle immobilière, je recommande cet article dans lequel Daniel J. Sanchez rappelle l'appel de Krugman, en 2002, à la Fed en faveur d'une bulle immobilière. Il est une bonne illustration de l'état d'esprit des économistes qui nous dirigent, et dont Krugman est un parangon.)

 

Par Vladimir Vodarevski - Publié dans : Monnaie
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Vendredi 4 avril 2014 5 04 /04 /Avr /2014 15:41

L'Institut Coppet organise le 28 mai un séminaire intitulé:

La renaissance du libéralisme classique au XXème siècle. Une histoire controversée.

 

L'Institut Coppet a pour but la diffusion de la philosophie libérale française, et contribue à la culture libérale contemporaine, et à la culture générale. Le libéralisme, ce n'est pas de l'économie. L'Institut Coppet permet de découvrir les sources françaises du libéralisme, ainsi que les débats contemporains. Il traite de philosophie, d'économie, de droits, et de tout ce qui touche au libéralisme. La particularité de l'Institut Coppet est son approche culturelle, en mattant en valeur les auteurs français, ainsi que des articles d'universitaires français et étarangers contemporains.

 

L'Institut Coppet est un site à visiter pour tous ceux qui souhaitent se cultiver. Et les séminaires qu'il organise sont des occasions d'apprendre, et aussi de rencontres et de discussions.

 

Par conséquent, vous comprendrez que je recommande vivement à ceux qui en ont la possibilité de participer à ces séminaires.

 

Le  prochain traite de l'histoire controversée de la renaissance du libéralisme. Le fameux colloque Lippmann est parfois représenté par les anti-libéraux comme un complot, de même que la société du Mont Pélerin. Ce séminaire racontera la véritable histoire du libéralisme au XXème siècle.

 

En voici la présentation par l'Institut Coppet.

 

100 places inscrivez-vous vite !


 Isep, 28 Rue Notre-Dame des Champs, 75006 Paris. De 19h à 22h, ouverture à 18h30.

Entrée 15 euros, buffet compris. Tarif étudiant 10 euros.


Achetez votre billet dès maintenant sur eventbrite.com (paypal ou chèque)


Vous pouvez aussi faire un don pour nous aider à organiser l’événement. Merci de votre générosité !


 

christian-michel 

1° De l’aventure du Colloque Lippmann au « néo-libéralisme » selon Michel Foucault.
Par Christian Michel*


En août 1938 un riche et talentueux journaliste américain réunit 26 intellectuels européens à Paris pour une rencontre qui devait porter son nom : le Colloque Walter Lippmann. Le but n’était rien moins qu’une refondation du libéralisme. Le terme « néolibéralisme » a été formé au cours de ce colloque pour désigner une troisième voie entre le capitalisme « débridé » et les socialismes de l’époque. Certains s’y opposèrent d’emblée (Ludwig von Mises, Friedrich Hayek), d’autres firent évoluer le concept vers l’ordolibéralisme en Allemagne (Wilhelm Röpke, Alexandre Rustow), vers la démocratie chrétienne en Italie (Luigi Einaudi) et le néoconservatisme aux États Unis. Le paradoxe est que le terme néolibéralisme, sert maintenant à désigner « tout ce qui est mal », au point de devenir péjoratif – sauf pour un formidable représentant de la pensée postmarxiste, Michel Foucault. Celui-ci verra dans le néolibéralisme un mécanisme de défense contre l’oppression.
C’est sur cette histoire, qui est celle du libéralisme moderne, et sur ces paradoxes que portera l’intervention de Christian Michel.


Michael Otis 2 

2° La révolution de la liberté aux USA. De Ludwig von Mises à Ron Paul.
Par Michael Otis*


L’exil de Ludwig von Mises en 1943 aux USA, fut le point de départ d’un formidable renouveau de la pensée libérale classique qui prit bientôt le nom de libertarianisme pour se démarquer du « liberalism » de la gauche progressiste. Sous la houlette de Murray Rothbard dans les années 70-80, le mouvement libertarien renforce son message de « Laissez faire » et de réduction de la taille du gouvernement, prenant également ses distances à l’égard des conservateurs étatistes. Aujourd’hui, Ron Paul incarne cet héritage avec un succès grandissant au sein du parti républicain. Contre toute attente, son fils Rand Paul est même en passe de jouer un rôle majeur dans la prochaine campagne présidentielle. Comment les idées libertariennes ont-elles conquis l’Amérique ?
Michael Otis est « paulien » depuis son adolescence et a dirigé une antenne locale de Students for Liberty dans le Kentucky. Au cours de son intervention (en français) il nous fera revivre cette révolution de la liberté Outre-Atlantique.


Biographies

*Christian Michel est entrepreneur, essayiste, président de Libertarian International et directeur de l’International Society for Individual Liberty (ISIL). Après une carrière à Genève, il vit aujourd’hui à Londres ou il enseigne la philosophie et l’économie. Christian Michel est également membre du comité d’honneur de la revue Laissons Faire.
*Michael Otis, est né aux États-Unis et a obtenu un diplôme en comptabilité et commerce international. Désirant renforcer son expérience professionnelle à l’international, il est arrivé en France il y a trois ans. Les deux premières années, il a appris le français à la Sorbonne avant d’obtenir son Master 2 à l’ISCG Paris en 2013.

Par Vladimir Vodarevski
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Comprendre la crise.

La crise avec des mots simples.

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Pour tout comprendre de la crise financière, et des concepts, des théories qui ont été évoqués à son sujet. Comprendre la crise du subprime, comprendre le fonctionnement des banques, ce qu'est le crédit bancaire. Et aussi comprendre les notions d'inflation, et de déflation. Et, enfin, avoir un petit historique des évolution financières qui sont à l'origine de la crise, aux USA.  Découvrez le livre: La crise avec des mots simples

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Quand une mystérieuse légende réapparait. Qu'est-ce que le Cercle? Quels sont ses buts? La seule chose que l'on sache avec certitude, c'est que le Cercle a existé, qu'il est toujours réapparu au cours des siècles. Et, aujourd'hui, le signe du Cercle revient.

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